29/10/2026
𝐋𝐞 𝐭𝐚𝐧𝐠𝐨 𝐚𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭𝐢𝐧 : 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐬'𝐲 𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫
Dans son ouvrage Interprétation du tango, l'écrivain espagnol Ramón Gómez de la Serna (1888-1963) explore le tango comme une expression de la nostalgie, de la mémoire et des blessures humaines.
Mais le tango peut aussi nous inviter à aller plus loin.
𝐍𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬'𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐬 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐫. 𝐂𝐞𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐝'𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐞𝐫.
Dans une approche échosomatique, cette intégration ne passe pas uniquement par les mots ou la compréhension intellectuelle. Elle peut aussi se vivre dans le corps, dans le mouvement, dans la rencontre avec l'autre.
L'abrazo ne vient pas réparer nos blessures. Il peut simplement offrir un espace où elles cessent, un instant, de nous définir.
Ce qui était retenu retrouve parfois du mouvement. Ce qui était vécu comme une fragilité peut devenir une sensibilité.
𝐈𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐞𝐫 𝐬𝐚 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞, 𝐜𝐞 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐞𝐥𝐥𝐞.
Et peut-être est-ce aussi cela, la liberté intérieure : accueillir ce que nous avons été, sans nous figer dans ce que nous sommes.
Réflexion inspirée de Ramón Gómez de la Serna, prolongée par une lecture échosomatique du tango argentin.
Nabil Fchouch
Éditions Échosomatiques®