30/03/2026
🔵⚪️ELITE 1 (FINALE) : FONTAINE 25 – SAINT-VULBAS 11⚪️🔵
Les rois sont fontainois !
De mémoire de suiveur des clubs sportifs, jamais on n’avait vu une telle domination. Une victoire avant le dernier tour face au quadruple tenant du titre, même dans les rêves les plus fous, aucun Isérois n’avait échafaudé un tel scénario. Maintenant, cap sur la Coupe d’Europe… en juin.
La finale : un scénario inimaginable et si logique.
« Bizarrement, cette troisième victoire de la saison sur Saint-Vulbas aura été la plus simple, parce qu’on se l’est rendue facile », analysait Sylvain Marcone. « Avant d’attaquer, j’avais dit aux gars dans le vestiaire « on a fait une saison magnifique, on peut se la rendre extraordinaire et pour cela il faut attaquer cette finale par le bon bout », nous confiait le capitaine Damien Didier. C’est ce qu’on a fait », à l’image du combiné de Jérôme Benoit. « On le sait, c’est l’épreuve qui se termine en premier, et quand ça se joue à la bagarre et que ça bascule soi, ça donne le tempo pour la suite. » Illustration faite avec le gros gros jeu en trad développé par les “traditionnalistes”, de Levieux à Micoud en passant par Didier, Marsens et Roffino, pour prendre l’avantage (10-5). » Dès lors, avec leur force de frappe dans les courses, Fontaine était lancé. Car « en sortant avec cinq points d’avance de ce premier tour, on savait qu’on était capable de creuser l’écart après, poursuivait Damien. Reste qu’on avait une petite crainte parce que Fred (Marsens) avait perdu la dernière fois contre Alexandre (Chirat) à la maison, et que Nicolas (Charpin), qui disputait sa première finale, souffrait d’une petite angine, mais à la sortie, ils nous sortent des perfs extraordinaires (48 et 47). » Restait les tirs de précision, épreuve dans laquelle jamais rien n’est acquis. Et là encore les Isérois ont répondu présent avec un Cédric Roche qui a « fait un tapis magnifique et qui, à quelques millimètres, peut signer un score 34 (sur 37 possibles, ce aurait constitué le record de la saison), commentait Damien. A l’image de toute l’équipe, il l’a fait le jour J. Bravo. » Il ne restait plus qu’à conclure avec l’armada des coureurs. « A +9 avant le 4e tour, ça pouvait se conclure là si on évoluait à notre niveau, ce qui a été le cas », ajoutait Mathéo Roffino auteur d’un 58/59 avec Nico pour sceller le sort du match.
25-11, fin de l’histoire. « Personne ne pouvait imaginer un tel scénario, se pinçait Jérôme Levieux. Dans toute l’histoire des clubs sportifs, ce n’est jamais arrivé qu’on ne dispute pas le dernier tour. C’était serré dans chaque rencontre et la pièce a tourné à chaque fois de notre côté, tant mieux pour nous. » Mais au vu du niveau de jeu de chacun des Fontainois « sur ce match-là , c’est logique, qu’on l’emporte », concluait le coach.
Le bilan : une saison quasi parfaite
« On a fait une super saison avec un seul petit accroc à la CRO sur un match qui a été difficile à négocier. Alors gagner cette finale, contre une équipe qui a plus l’habitude que nous, ça fait forcément plaisir », abondait Mathéo. « Ce titre met un point final à une saison f***e, avec une seule défaite depuis le mois d’octobre pour 14 succès et on gagne la finale avant le dernier tour c’est juste fantastique et ça vient récompenser tout le travail qu’on a fourni », se réjouissait Sylvain. « On s’est tous bien préparés (pour être performant à Saint-Chamond), ça tenait à cœur tout le monde, on était tous à notre niveau, on était bien tout simplement. Mais ce n’est pas si étonnant, le groupe vit super bien depuis le début, la mayonnaise a pris tout de suite et c’est bien qu’on finisse en étant champion de France. Car au vu de notre saison, même si c’était notre première finale, il y aurait eu des regrets. » rebondissait Cédric Roche. C’est aussi la récompense d’efforts colossaux consentis par chacun, à commencer par les coureurs. « Fred, Nico et Mathéo (Roffino) ont dominé les courses toute l’année, je suis hyper content pour eux », savourait le capitaine comme les supporters venus jusqu’à Saint-Chamond, Irène et Dédé Grando et le président Marcel Cotton en tête.
La Coupe d’Europe : pas le temps de vraiment souffler
« Après une fête bien méritée, on va relâcher un peu la pression, annonçait Sylvain à ses joueurs dans la Loire. Mais on devra vite se remettre au boulot pour préparer la Coupe d’Europe qui va arriver très vite »… Sans oublier que, « auparavant, il y aura les France Tirs les 11 et 12 avril à Nyons », rajoutait Mathéo. « Être prévenu seulement trois mois à l’avance qu’on va avoir quatre jours de compétition supplémentaires sur un mois et demi (quart de finale aller et retour les 6 et 20 juin plus, on l’espère, le final four mi-juillet), ça bouleverse tous les plans, déplorait l’artilleur fontainois. On a tous des calendriers surchargés, il est donc grand temps, que les Fédérations internationale, européenne et nationales se penchent sur l’harmonisation des calendriers, et notamment faire démarrer la Coupe d’Europe toujours à la même date, et non pas un coup en septembre, un coup en juin… Cela pour le bien-être et le respect des athlètes et la crédibilité de notre sport. En attendant, on va s’adapter. Cinq ans après une première apparition, c’est en tout cas une nouvelle aventure européenne qui démarre. On va tranquillement attendre le tirage au sort des quarts (aux alentours du 20 mai) - tirage au sort qui sera intégral -, et se mettre dans les meilleures dispositions pour gagner deux fois afin de voir plus loin… »