10/15/2022
Nuno Oliveira né à Lisbonne le 23 juin 1925 et décédé le 2 février 1989.
Il travailla jusqu'à l'âge de 18 ans chez le marquis de Marialva, dernier écuyer de la maison royale portugaise avec monsieur de Miranda, son oncle
Considéré comme le plus grand maître de l'art équestre au XXe siècle. Formé à partir de onze ans à l'équitation, il est reconnu comme un maître écuyer dès l'âge de vingt-trois ans. Deux décennies plus t**d, son influence dépasse largement les frontières de son Portugal natal.
Il a peu côtoyé le monde de la compétition, qui ne lui permet pas de s'exprimer. Nuno Oliveira aborde l'équitation comme un art véritable, auquel il accorde une dimension spirituelle. Il décrit lui-même son équitation comme « la sublimation de sa technique par l'amour ». Nourri d'une immense culture équestre et de la musique des opéras, en particulier de Verdi, Nuno Oliveira donne des stages partout dans le monde. Réputé pour son côté excessif, il possède aussi de grands talents de pédagogue qu'il met à profit pour former des centaines de cavaliers. Le courant qu'il a initié se nomme l'« oliveirisme ».
Nuno Oliveira n'a jamais rédigé de méthode de dressage, considérant que chaque cheval est unique et demande un dressage unique. Il approche l'équitation comme un art, et non comme un sport. D'après tous les témoignages, chaque cheval qu'il monte est sublimé et change d'attitude lorsqu'il se met en selle : Oliveira tire le meilleur du cheval, et assure que le cœur peut surpasser la technique. Il possède un don rare pour exprimer verbalement ce qui est de l'ordre de la sensation.
Son équitation a été catégorisée de différentes façons : lui-même la qualifie de « latine ». Certains observateurs l'ont rapprochée de l'équitation de tradition française telle qu'elle se pratiquait au XVIIIe siècle, d'un bauchérisme modéré, voire d'une synthèse de différents courants équestres provenant de différents pays. Son école et ses principes sont l'expression directe des socles de l'art équestre : la légèreté et l'amour du cheval. Grand lecteur des maîtres d'équitation classiques, il possède une culture équestre encyclopédique qui dépasse toute frontière, tout nationalisme. Ses principaux inspirateurs sont La Guérinière, Steinbrecht et Baucher. Il perçoit dans ses lectures une unité fondamentale entre ces différents maîtres. Il développe la légèreté en limitant les interventions du cavalier le plus possible.
Ouvrages:
Haute école
1965 : Réflexions sur l'art équestre
Souvenir d’un écuyer portugais
1983 : Principes classiques de l'art de dresser les chevaux
Amalgame
Élucubrations
Souhaits et souvenirs
1983 : Propos d'un vieil écuyer aux jeunes écuyers
1986 : Les chevaux et leurs cavaliers
Propos sur des croquis équestres
1991 : L'Art équestre