Cam & Ju on their Pacific Crest Trail adventure

Cam & Ju on their Pacific Crest Trail adventure Une page pour suivre notre aventure le long du Pacific Crest Trail en récits, photos et vidéos Let the adventure begin!

Notre projet de grande randonnée sur le Pacific Crest Trail a vu le jour il y a 3 ans : marcher 4240km dans l'Ouest des Etats-Unis, de la frontière du Mexique à la frontière du Canada pendant 6 mois. Nous traverserons les Etats de Californie, d'Oregon et du Washington, soit 7 Parcs Nationaux, 24 Forêts Nationales, 33 "Régions Sauvages", 19 canyons, 60 cols, et 1000 lacs ! Après une préparation de

longue haleine, les études terminées, la liberté retrouvée, nous y voilà enfin, pour un grand départ de France mardi 18 avril et un premier pas sur le trail samedi 22 avril. Cette saison de 2017 s'annonce plutôt difficile, avec des quantités-record de neige dans les hauteurs, des rivières en crue et du matériel en conséquence à transporter en plus... Faire le sentier de bout en bout reste notre ambition, mais nous saurons si besoin prendre la décision d'adapter notre itinéraire en fonction des conditions sur le terrain. Nous partons avant tout pour nous faire plaisir et vivre ensemble cette aventure que l'on rendra nôtre à notre manière :-)

Nous posterons ici photos, vidéos et anecdotes du quotidien pour partager avec vous nos ressentis au jour le jour, avant la création d'un blog plus complet à notre retour. Que l'aventure commence !


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Our project to hike the Pacific Crest Trail took shape three years ago: walk 2650 miles in the West of the United Stated, from the border of Mexico to the border of Canada for 6 months. We'll be passing through the states of California, Oregon and Washington, 7 National Parks, 24 National Forests, 33 Wilderness Areas, 19 Canyons, 60 Passes and 1000 Lakes! After a long-term planning, the completion of our studies and freedom within our reach, here we are at long last, ready to leave France on April 18th and to set foot on the trail on April 22nd. This 2017 season promises to be challenging, with snow records, flooding rivers and extra gear to carry as a result... Thru-hiking the trail remains our ambition, but we will know how to take the decision to adapt our itinerary if need be, depending on the conditions in the field. Above all we are hiking the PCT for our own pleasure, to live this adventure together that we will make our own, one way or another :)

We'll post on this page photos, videos and daily anecdotes to share with you our day-to-day feelings, before creating a more complete blog when we come back.

Jour 72 (2 juillet) | Km 1 500 / Mile 935 | Nous avons enfin atteint le monument de fin de la CJT, CamJu Trail, que nous...
07/09/2017

Jour 72 (2 juillet) | Km 1 500 / Mile 935 | Nous avons enfin atteint le monument de fin de la CJT, CamJu Trail, que nous avons brillamment thru-hiké de Campo à Mammoth Lakes ! 🙌

Day 72 (July 2nd) | Km 1 500 / Mile 935 | We finally reached the ending monument of the CJT, the CamJu Trail, that we brilliantly hiked from Campo to Mammoth Lakes! 🙌

(Ce message sera monstrueusement long, mais ce sera aussi le dernier, alors accrochez-vous encore un peu... / This post ...
07/09/2017

(Ce message sera monstrueusement long, mais ce sera aussi le dernier, alors accrochez-vous encore un peu... / This post will be way too long, but it will also be the last, so bear with us just a little longer...!)

Après deux mois et demi et 1500km sur le Pacific Crest Trail, nous avons pris la décision d'arrêter notre aventure ici. C'est après plusieurs jours de réflexion et de discussions que nous avons pris ensemble cette décision, pour plusieurs raisons que nous partageons mais que nous tenions à expliquer chacune à notre manière :)
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After two and a half months and close to 1000 miles on the Pacific Crest Trail, we decided to stop our adventure right here. It is after many days of pondering it and discussing it that we made this decision together, for several reasons that we share but that we wanted to explain each in our own way :)

Camille : Ces deux derniers mois et demi ont été un vrai concentré d'apprentissage et de réalisations personnelles. En l'espace de 10 semaines, j'ai pu à la fois concrétiser mon rêve d'aventure sur le PCT vieux de 3 ans, l'adapter et finalement le remodeler pour lui donner un autre sens quand j'ai réalisé que l'idée d'origine n'était pas celle qui me comblait en pratique. Je pensais qu'en aimant randonner, il serait naturel d'aimer randonner durant 6 mois d'une seule traite...Les deux premiers mois de l'experience ont été vraiment riches et plaisants, du fait de la découverte quotidienne de ce monde de la très-longue-randonnée. Mais comme pour toute activité occasionnelle que l'on transforme en habitude quotidienne à temps plein, un côté très répétitif s'installe, que j'ai pour ma part vécu comme une trop grande monotonie qui commençait à faire trop d'ombre à mon enthousiasme. Il faut ajouter à cela le fait que bien que nous soyons passées par de beaux endroits, les distances sont si longues que la plupart du temps, les paysages se suivent et se ressemblent... C'est pourquoi, après un tiers du trajet, je me suis demandée si cela avait réellement du sens pour moi de terminer cette randonnée qui ne m'apportait plus d'accomplissement personnel au fil des jours. J'ai donc préféré arrêter, pour garder la fantastique experience-découverte de ces deux mois intacte, plutôt que de continuer par fierté quelque chose qui ne me ressemblait plus. Cette fierté à été dure à mettre de côté dans les premiers temps de nos discussions, mais au fond, elle n'a pas lieu d'être vexée : nous savons que notre décision n'a à voir ni avec une question de capacités physiques, ni de force mentale -- simplement de plaisir et de sens/de but. C'est donc le coeur léger que je peux quitter la trail, en ayant le sentiment d'avoir rendu justice à mon rêve en le concrétisant et en l'adaptant au fil du sens qu'il prenait pour moi jour après jour. Je n'ai aucun regret : j'ai appris en deux mois autant qu'en un an, sur le milieu de la montagne et de la rando très-longue-durée comme sur moi-même ; j'ai pu me faire ma propre opinion sur les États-Unis en côtoyant les meilleurs et les pires aspects du pays ; j'ai appris qu'il est possible de vivre jour et nuit avec Juliette tout en ne l'aimant que davantage ; et j'ai désormais la panoplie complète de matériel pour repartir sur de nouvelles randos à l'avenir -- si en effet j'ai compris que la rando très-longue-durée n'était pas pour moi, j'ai à l'inverse réalisé plus que jamais combien j'aimais marcher sur de plus courtes distances, et cette passion-là ne ressort que plus forte de cette aventure :) !
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Camille: These last two and a half months have been a concentrate of so much learning and personal realisations. Within 10 weeks, I made my 3-year-old dream come true and adapted it to give it another meaning when I understood that the original idea was actually not fulfilling for me in practice. I originally thought that because I liked hiking, I would like hiking for 6 months in a row... But these are two very different things. The first 2 months of the experience were really rich and pleasant, notably from discovering this new world of the very long distance hiking. But just like any occasional activity that is turned into a full-time and daily habit, it became very repetitive, and this monotony was getting the best of my enthusiasm. Besides, I must say that even if we passed through beautiful areas, the distances are so long that most of the time, onelandscape looks like the next... That is why, after one-third of the trip, I wondered if it really made sense to me to keep pushing forward this hike that was no longer bringing me personal accomplishment. I chose to stop, to keep the fantastic discovery-experience intact and alive, rather than keeping on walking "on the wrong path" to the end, just out of pride. This pride was hard to put aside when we first discussed it, but we know deep down that it has no reason to feel hurt: we know our decision has nothing to do with our physical abilities nor mental strength -- simply with pleasure and meaning. Therefore, it is light-heartedly that I step off the trail, with the feeling that I did honour my dream by making it come true and adapting it to the evolving meaning that I attached to it as days went by. I have absolutely no regret: I learnt in 2 months as much as in one year, about long-distance hiking, the mountain environment and myself; I could make my own opinion about the US by living alongside with the best and worst aspects of it; I learnt that I can live day and night with Juliette and only love her more for that; and I now have the full gear to go hike again in the future -- because if I realised that long-distance hiking was not my favorite thing, I also realised more than ever how much I love hiking shorter distances, and this passion only comes out stronger from this whole adventure :) !

Juliette : Notre aventure sur la PCT a été riche par tant d'aspects et c'est sans regret ni amertume que nous avons décidé d'arrêter. Cette décision est venue naturellement, comme la conséquence de sentir que notre aventure ne nous apportait plus ce que nous attendions d'elle. Bien que nous ayons vu de très beaux paysages au cours de nos pérégrinations, pendant les deux mois et demi au cours desquels nous avons marché sur la PCT and parmi tous les paysages que nous avons traversés, je ne me suis jamais sentie époustouflée par la nature que nous avons vue. Et quand de beaux paysages pouvaient être autour de nous, la fatigue de la journée ou la nécessité de faire nos kilomètres quotidiens signifiait que nous n'avions pas l'énergie ou le temps de s'arrêter pour admirer ce qui était face à nous. Sans récompense ou émerveillement en perspective, le seul but chaque jour était de marcher jusqu'à notre lieu de campement. J'ai senti que je ne trouvais plus d'accomplissement personnel à faire cela. J'ai atteint l'accomplissement physique que j'espérais atteindre avant de partir parce que je sais, nous savons, maintenant, que nous pouvons physiquement le faire et que nous pourrions continuer si nous le souhaitions. Cependant, au delà de cet aspect, les journées sur la trail paraissaient très monotones et répétitives. Randonnée sur de la longue durée veut dire que nous avions beaucoup de temps, et surtout beaucoup de temps pour penser. Techniquement, nous avions tellement de temps pendant la journée, n'ayant rien d'autre à faire que marcher, mais paradoxalement avions si peu de temps à la fin de la journée. Et chaque jour je me retrouvais à penser à tous ces projets, toutes ces aventures, ces passes-temps, ces activités culturelles ou sportives que j'aurais tant le temps de faire et de développer, mais que je ne pouvais cependant pas faire. Enfin surtout, de façon assez ironique et comme incidence de ce qui précède, j'avais la sensation de ne plus explorer. Après peu de temps, j'ai tout de suite su exactement ce que je ferais chaque jour, les journées étaient toutes paramétrées selon la même routine, et pour la personne curieuse et toujours en quête de nouveauté que je suis, cet aspect m'a vite semblé très restrictif. De façon assez ironique, cette aventure est devenue l'une des expériences les moins inattendues que j'ai faites, je n'avais plus le sentiment de sauter dans l'inconnu. Maintenant semble donc le bon moment pour un changement. Nous n'abandonnons pas, nous faisons simplement la transition vers quelque chose d'autre. Cela n'enlève en rien le caractère incroyable de cette expérience et toutes les leçons apprises au cours de ces deux mois et demi. Ce périple a été si riche, pour l'aventure qui a été vécue, pour l'opportunité rêvée de marcher tous les jours avec ma meilleure amie--l'autre moitié des Mermaids ⚓, et pour la chance de rencontrer et passer du temps avec des personnes incroyables, qui sont maintenant des amis.
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Juliette: This PCT experience has been rich in so many aspects and it's without any regret nor bitterness that we took the decision to stop. It came naturally, as a result of feeling that this adventure was not bringing us anymore what we expected of it. Although we've seen some very beautiful sceneries on our journey, over the two months and a half we've been hiking the PCT and the different landscapes we've walked through, I've never found myself to be blown away by the landscapes we've seen. And when there was the possibility of beautiful scenery, the tiredness of the day or the need to do our daily miles meant we didn't have the time or the energy to stop and take in what was in front of us. Without some reward or amazement to be looking forward to, the only aim every day was to keep walking until our basecamp. I felt I didn't find any personal accomplishment in keeping on doing that. I have fulfilled the physical accomplishment I was looking forward to before leaving, because now I know, we know, we can physically do it and we could keep on going if we wanted to. However, beyond that aspect, the days on the trail felt quite monotonous and repetitive. Walking long-distance means having a lot of time, and especially a lot of time to think. We had technically so much time during the day, having only just to walk, yet paradoxically had so little time at the end of the day. And everyday, I found myself thinking of all these projects, adventures, hobbies, cultural and sports activities I would have so much time to do and develop, but actually couldn't. Finally, most of all, quite ironically and as a repercussion of all that, I felt I was not exploring anymore. After a little while, I knew exactly what I would be doing every day, the day was set to the same routine, and for the curious and always-seeking person that I am, it felt very restrictive. Ironically enough, this adventure became one of the least unexpected or "jump in the unknown" experiences I have ever done. So it feels like it's now the right time for a change. We're not giving up, we're only transitioning to something else. It doesn't take away from the amazing experience it's been and from all the lessons learned. In these two months and a half, this journey has been so enriching, for the adventure lived, for the dream-opportunity of hiking everyday with my best friend--the other-half of the Mermaids ⚓, and for the chance of meeting and spending time with some of the most amazing people, who are now friends.

Jours 72 à 75 (du 2 au 5 juillet) : South Lake Tahoe.Après un voyage en stop mouvementé avec un papy fou au volant, nous...
07/09/2017

Jours 72 à 75 (du 2 au 5 juillet) : South Lake Tahoe.
Après un voyage en stop mouvementé avec un papy fou au volant, nous atteignons South Lake Tahoe où nous logeons dans le jardin d'une couch-surfeuse avec le reste de la bande. Nous profitons de ce retour à la civilisation en allant nous baigner dans le lac, en allant au cinéma et en tentant notre chance au Casino. Pour le 4 juillet, la fête nationale américaine, nous faisons un barbecue toute la journée avant d'aller voir le feu d'artifice sur le lac le soir. Nous repartons le lendemain en stop avec Galy et Andy pour une partie de notre chemin, puis suite à notre réflexion de ces derniers jours, nous continuons notre stop jusqu'à Los Angeles (cf. article ci-dessus pour connatre ke fin mot de l'histoire...). 700 km ! On en est presque aussi fières que nos 1500km à pied sur la trail...

Days 72 to 75 (from July 2nd to 5th): South Lake Tahoe.
After an eventful ride with a mad grandpa-driver, we reach South Lake Tahoe where we pitch our tent in the garden of a couchsurfer with the rest of the crew. We make the best if being back to civilisation by swimming in the lake, going to the cinema, and trying our luck in the Casino... for July 4th, the National Day of the US, we make a big all-day BBQ before watching the fireworks over the lake. The next day, we hitch with Galy and Andy for a bit of our journey and, as a consequence of our recent thinking these last few days, we continue our hitch all the way to Los Angeles (cf. article above to find out what all this is about). 435 miles! We are almost as proud of this as our 930 miles walking on the trail...

Jours 66 à 71 (26 juin au 1er juillet) : De Bishop aux Minarets --Après deux jours de repos à Bishop, suite à notre déci...
07/09/2017

Jours 66 à 71 (26 juin au 1er juillet) : De Bishop aux Minarets --

Après deux jours de repos à Bishop, suite à notre décision d'adapter notre itinéraire, nous choisissons de sauter la section suivante et nous prenons la route pour Mammoth Lakes. Nous entamons la section en direction de Tuolomne Meadows, dans l'un des coins les plus beaux de la trail que l'on ait vus, longeant la chaîne des Minarets. Nous campons dans un coin idyllique, après une courte journée. Certains amis nous font part des dangers de la section à venir : le parc du Yosemite est inondé à 168% de la normale et par conséquent les rivières débordent et sont déchaînés. On choisit d'appeler les rangers du parc le lendemain pour leur demander leur avis. Ils nous déconseillent de nous y aventurer nous disant qu'eux mêmes n'ont pas le droit d'aller sur les lieux. Plutôt que de faire directement demi-tour nous choisissons de profiter des paysages de notre campement et passons la journée face aux montagnes, à manger, chanter ou se couper les cheveux, mais aussi à se poser les bonnes questions par rapport à la PCT, questions latentes depuis les quelques derniers jours. Après une nuit à la belle étoile, nous retournons à Mammoth Lakes, d'où nous rejoindrons South Lake Tahoe pour passer le 4 juillet, fête de l'Indépendance Américaine, avec nos copains.

Days 66 to 71 (June 26th to July 1st) : From Bishop to the Minarets --

After two days of rest in Bishop, following our decision to adapt our itinerary, we choose to skip the next section and we take the road to Mammoth Lakes. We start the section to Tuolomne Meadows, in one of the most beautiful spots of the trail that we've seen so far, as we walk along the range of the Minarets. We camp in an idyllic spot, after a short day. Some of our friends tell us about the dangers of this upcoming section: the Yosemite National Park is flooded up to 168% its average amount in water, and, as a consequence, the rivers are really high and raging. We choose to call the park rangers the next day to ask for their advice. They recommend not to go there, adding that they, themselves, are not even allowed to go and see the conditions for themselves. Rather than turning back directly, we choose to make the most of the landscapes surrounding our campsite and we spend the day facing the mountains, eating, singing and getting a haircut, but also asking ourselves the good questions about the PCT, underlying questions since the last few days. After a night under the stars, we go back to Mammoth Lakes, from where we'll go to Tahoe to celebrate July 4th, Day of the American Independence, with our friends (mostly guys).

Jours 59 à 65 (19 juin au 25 juin) : De Lone Pine à Independence/Bishop.Jours 59 et 60 - On reprend les chemins de notre...
06/29/2017

Jours 59 à 65 (19 juin au 25 juin) : De Lone Pine à Independence/Bishop.

Jours 59 et 60 - On reprend les chemins de notre trail en milieu d'après-midi. Cette section s'annonce intense : on a plusieurs grosses rivières à traverser, un col à passer et on prévoit de faire une journée extra pour monter Mt Whitney, la plus haute montagne des États-Unis (hormis Alaska), dont la trail passe juste à côté de la PCT. Sans compter aussi qu'il y a encore beaucoup de neige sur le sentier qui risque de ralentir notre rythme. On transporte donc 6 jours de nourriture avec nous et nos sacs semblent peser un âne mort. On se rend rapidement compte de la teneur de cette "année à neige" : on doit régulièrement monter des gros amas de neige, le terrain est souvent détrempé, les rivières peuvent être très hautes et la trail est régulièrement difficile à trouver, ce qui nous ralentit. Mais les paysages sont magnifiques et les couleurs du soir aussi.

Jour 61- Lever à 3h30 pour notre ascension du Mont Whitney. Le chemin jusqu'au sommet semble incroyablement long, et surtout extrêmement éprouvant. Entre la longue section sur la neige, les passages où le sentier est coupé et il faut donc grimper à travers les cailloux et le dénivelé important, on a l'impression que plus on avance et plus le sommet s'éloigne de nous. Après 8 heures de marche et 10 heures depuis notre dernier repas, épuisées, nous arrivons enfin en haut du plus haut sommet des États-Unis, à 4 421 mètres, d'où nous attend une vue à 360° sur la chaîne de la Haute Sierra -- et d'où aussi on célèbre, entre autres, le Hikers' Naked Day / la Journées des Randonneurs Nus !

Jours 62 et 63 - Un autre type de challenge nous attend aujourd'hui. Nous avons trois rivières à fort courant à passer. Si la première se passe bien, en arrivant à la deuxième, on a beau monter et descendre le long de la rivière, le courant est extrêmement fort. La rivière est impassable à cause de la fonte de neige de l'après-midi. On décide d'attendre le lendemain matin, quand le niveau de l'eau aura baissé. Si on sent toujours qu'on ne peut pas traverser, on fera demi-tour. Le lendemain matin, terriblement anxieuses à l'idée de traverser, on passe deux heures dans la tente à se demander si ça vaut le coup de prendre tant de risques et d'avoir la boule au ventre juste pour faire chaque km de la trail. On décide malgré tout de compter l'une sur l'autre et de finir notre section, sans revenir en arrière.

On entame la traversée de la rivière mais dans un endroit plus profond qu'anticipé. Ju passe la première et commence à être emportée par le courant, rattrapée heureusement ensuite par Cam. On descend un peu plus loin et on traverse chacune notre tour, Ju en premier, prête à rattraper Cam de l'autre côté. Peu de temps après, on aperçoit un couple dont la femme est en très grande difficulté pour traverser. Son mari est de notre côté, mais elle est tombée et a été emportée par le courant et maintenant est trop effrayée pour retenter. Nous nous mettons à trois, nous deux et son mari, pour l'aider à traverser et la rattrapons in extremis. Pour la troisième rivière, on décide de traverser en même temps, Ju en amont pour casser le courant, Cam en aval pour aider à avancer. On sent nos jambes qui tremblent d'angoisse, tout peut si vite basculer, Ju en perd une chaussure face à la force du courant, mais la technique est efficace et on passe de l'autre côté. On continue notre route en direction du col de Forester (que nous passerons le lendemain) sur une neige toute molle et donc sur laquelle il est plus fatigant de marcher.

Jour 64 - On part un peu avant 7h pour profiter d'une neige encore dure sur la pente du col de Forester, point le plus haut de la PCT à 4 008m. On est entourées d'autres hikers et on s'encourage les uns les autres. Armées de nos crampons et notre piolet, la pente est raide mais l'épreuve n'est pas si effrayante que cela. En étant prudentes, elle est même plus facile que celles des jours précédents et le passage du col de Forester est l'un de nos meilleurs moments sur la trail. La route de la descente est longue et fatigante sur la neige molle. Notre dernier passage de rivière se fait sur un rondin tombé au dessus du courant déchaîné, en faisant bien attention de ne pas pas glisser.

Jour 65 - Pour rejoindre la ville, on doit prendre un trail adjacent à la PCT et passer un autre col. On en est à notre septième jour et on n'a plus assez de nourriture. On se rationne depuis les deux derniers jours qui ont été si intenses physiquement que, ce dernier jour, sans assez de nourriture dans le ventre, on sent qu'on n'a plus d'énergie pour continuer. La trail difficile à trouver nous oblige encore à faire des détours et à grimper parmi les roches. Finalement on parvient en haut du col de Keasarge, et même si le chemin est encore long jusqu'au parking, on a plus que de la descente. Un jeune homme nous propose gentiment de nous conduire ensuite à Independence, d'où nous sommes ensuite conduites à Bishop, notre ville étape. Cette dernière section a été très intense et éprouvante, avec beaucoup d'événements et chaque jour un nouveau challenge à passer. Elle a été physiquement très intense, mais aussi moralement. Même si on a toujours été prudentes, on n'a pas toujours eu la sensation de se sentir en sécurité quand on traversait les rivières. On savait qu'il suffisait d'une chose pour que tout bascule. En arrivant à Bishop, les corps et les esprits sont épuisés, et on se dit que c'est probablement le moment d'envisager de revoir notre itinéraire, car on sait qu'il y a une limite à ce qu'on peut physiquement porter niveau nourriture, et aussi car on sait qu'on n'est pas venues faire la PCT pour avoir la boule au ventre en partant le matin à l'idée de passer des rivières pour lesquelles on ne sent pas qu'on a les armes (et surtout le poids) pour les passer.

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Days 59 to 65 (June 19th to June 25th): From Lone Pine to Independence/Bishop.

Days 59 & 60 - We go back to the trail in the afternoon. We expect this section to be challenging: a few big and raging rivers to cross, a pass to cross, and we're planning on taking the side trail up to Mt Whitney, the highest peak in the United States (exc. for Alaska), which will take us an extra day. Without counting that there's still a lot of snow on the ground which will slow down our pace. We're carrying 6 days of food with us and our backpacks feel so heavy. We rapidly take all the measure of this "big snow year": we often have to climb up big piles of snow, the terrain is so wet, the rivers can be so high and the trail is often hard to find, which slows us down. But the landscapes and the evening light are beautiful.

Day 61- We woke up at 3.30am to go up Mount Whitney. The way to the summit is incredibly long, and most of all extremely challenging. Between the long first sections on the snow, the parts where the trail is cut and we have to climb through loose rocks, and the important ascent, we feel that the more we go up, the more the summit seems to be moving away from us. Aft e 8hrs of walking and 10hrs since our last meal, exhausted, we finally arrive at the top of the highest summit in the United States, at 14,505ft, where we can enjoy a 360°-view over the High Sierra range -- and where we celebrate, among other things, the Hikers' Naked Day!

Days 62 & 63 - Another kind of challenge awaits us today. We have three rivers with very strong current to cross. If the first one goes well, when we arrive at the second, we try going up- and down-stream but the current is very strong on every part. The river is impassable because of the snow-melt from the afternoon. We decide to wait until the next morning, when the water level will be lower. If we feel we can't still cross in the morning, we will turn back. The next morning, terribly nervous at the idea of crossing, we spend two hours in the tent wondering if it's worth that many risks and being that stressed just to do every mile of the PCT. We decide however to count on one another and to finish our section, without turning back.

We start crossing the river but in a deeper spot than anticipated. Ju crosses first and starts being swept away by the current, then thankfully caught by Cam. We go a bit further down and we cross one after the other, Ju first, ready to catch Cam on the other side. Just a few moments later, we see a couple trying to cross and the woman is having a lot of troubles to get on the other side. Her husband managed to cross but she fell in the water and was swept away by the current, and now she's too afraid to try again. The both of us join forces with her husband to Leo her cross and we catch her last second. For the third river, we decide to go together, Ju upstream to break the current, Cam downstream to help move forward. We feel our legs shaking with nervousness and anticipation, everything can go wrong so quickly, Ju even loses a shoe to the river, but the teamwork pays off and we manage to make it to the other side. We continue our route to Forester Pass (that we'll cross the next day) on a very slushy snow, tiring to walk on.

Day 64 - We leave a bit before 7am to make sure the snow is still hard on the slope leading to Forester Pass, the highest point on the PCT, at 13,153ft. We are surrounded by other hikers and we cheer on each other. Helped by our crampons and ice axes, the slope is steep but the whole think is not as scary as anticipated. Being careful, it's even easier than the challenges of the last days, and crossing Forester Pass is one of our favourite moments on the trail. The way back down is long and tiring on the slushy snow. We cross our last river over a log, fallen over the raging river, being careful not to slip.

Day 65 - To go to town, we need to take a side trail to the PCT and cross another pass. We're up to our seventh day on this section and we're running short on food. We've been rationing our food for the last two days that have been so intense physically, now on this last day, with not enough food in our stomach, we have no energy to go on. The trail, hard to find, makes us take detours and climb through loose rocks again. Eventually, we make it at the top of Keasarge Pass, and even if the way is still long to the car park, we're only going downhill. A guy kindly offers to drive us to Independence, from where we find a ride to Bishop, our "Zero"-town. This last section has been very intense and challenging, with heaps of things going on and every day a new challenge to go through. It's been very intense physically, and morally. Even if we were always careful, we haven't always felt really safe when we crossed rivers. We knew it all only needed one thing for it all to go wrong. When we made it to Bishop, our bodies and minds were exhausted, and we thought it was probably time to re-think our itinerary, because we know there's a limit to what we can physically carry food-wise, but also because we know we didn't come to do the PCT to feel scared and nervous in the morning at the idea of crossing rivers which we don't feel we have the means (and most of all the weight) to successfully cross every time.

Jours 53 à 59 (du 13 au 19 juin) : De Kennedy Meadows à Lone Pine.Nous passons 3 jours à Kennedy Meadows où nous récupér...
06/28/2017

Jours 53 à 59 (du 13 au 19 juin) : De Kennedy Meadows à Lone Pine.
Nous passons 3 jours à Kennedy Meadows où nous récupérons le matériel special-Sierra que nous avions envoyé à l'avance (piolet, crampons, gants, bonnet, guetres, boîte pour protéger la nourriture des ours), où nous célébrons l'anniversaire de Ju et où nous faisons de nouvelles rencontres tout en retrouvant nos amis qui étaient jusqu'alors éparpillés de part et d'autres sur le chemin. Le 16, nous nous mettons en route avec plusieurs kgs supplémentaires dans le sac (notamment la boîte à ours qui a elle seule pèse 1.2kg). Les jours qui suivent nous mettent très doucement dans l'ambiance Sierra avec de petits patchs de neige par-ci par-là dans la forêt, mais rien de très gros pour le moment. Les petites rivières sont de plus en plus nombreuses et s'elargissent au fur et a mesure que l'on avance. Nous luttons jour et nuit contre les moustiques qui sont infatigables, omniprésents et qui rendent toute pause bien compliquée ! Nous sommes à l'affût de chaque bruit dès que la nuit tombe, restant sur nos gardes au cas où un ours viendrait roder près de notre tente... Nous arrivons le 19 à la ville de Lone Pine où nous restons juste quelques heures le temps de nous ravitailler en nourriture avant de repartir directement et d'entrer enfin dans la "Haute Sierra".

Days 53 to 59 (from June 13th to 19th): From Kennedy Meadows to Lone Pine.
We spend 3 days in Kennedy Meadows where we pick up the gear special-Sierra that we had sent there in advance (ice axe, crampons, gloves, hat, gaiters, bear canister), where we also celebrate Ju's birthday and when we meet lots of new hikers while catching up with other friends that had been either ahead/behind us for a while. On the 16th, we head back to the trail with a bag heavier with a couple of kgs (the bear canister itself weighs more than 1kg). The following days introduce us very slowly to the Sierras with small patches of snow here and there in the woods, but nothing too big for the moment. Small streams are more numerous and are getting bigger and bigger as we go along. We fight day and night agajnst the ever-present mosquitoes which make every break quite complicated! We are constantly on the watch as soon as night falls and expect to see a bear every time we hear a strange noise... We get to the town of Lone Pine on the 19th and stay just a few hours to resupply before heading back to tackle the High Sierras at last.

Jours 48 à 52 (8 au 12 juin) : De Lake Isabella à Kennedy Meadows.De retour de San Francisco, on va à Lake Isabella où o...
06/28/2017

Jours 48 à 52 (8 au 12 juin) : De Lake Isabella à Kennedy Meadows.
De retour de San Francisco, on va à Lake Isabella où on reste 2 jours en attendant que nos différentes douleurs qui s'étaient déclarées se calment. Puis on repart pour la dernière petite étape de transition entre désert et haute montagne ! Repartir après une semaine n'est vraiment pas évident, et le premier jour est difficile à vivre. On arrive au camp à plus de 20h30, épuisées... Notre but est d'arriver à Kennedy Meadows le 12 pour avoir une vraie journée off le 13 pour l'anniversaire de Ju. On pousse donc un peu le bouchon sur les kilomètres. Bien qu'il fasse toujours aussi chaud, le paysage devient de plus en plus boisé et de moins en moins désertique, et le 3eme jour, on aperçoit enfin la chaîne de la Sierra Nevada enneigée au loin : quel bonheur ! On arrive le 12 au soir à Kennedy Meadows, lieu emblématique tant attendu, symbole de la fin officielle du désert et du début de la Sierra. Kennedy Meadows consiste en deux-trois pompes à essence et un bar-resto-petit magasin qui offre un terrain pour planter nos tentes et des douches extérieures. On se couche avec la hâte de découvrir la nouvelle aventure qui nous attend !

Days 48 to 52 (June 8th to 12th): From Lake Isabella to Kennedy Meadows.
Back from San Francisco, we go to Lake Isabella where we stay 2 days to give time to our ever-sore bodies to recover from their different pains. And on the 10th we go back for the last small transition section between desert and high mountains! Going back after one week off is really not easy, and the first day is pretty harsh. We arrive at camp a little later than 8.30pm, exhausted... Our goal is to get to Kennedy Meadows on the 12th to have a real day off on the 13th for Ju's birthday, so we walk pretty long days. Although the weather is still as hot as before, the landscape becomes more and more wooded and less arid, and on the third day, we finally get a view of the Sierras and their snowy peaks in the distance: what a reward! We arrive at Kennedy Meadows in the evening of the 12th, this emblematic place for which we waited for so long, the symbol of the official ending point of the desert and starting point of the Sierras. Kennedy Meadows consists of two-three gas pumps, a bar-restaurant-small store that offers large grounds to pitch our tents and outdoor showers. We go to sleep with the excitement of the new adventure that awaits us!

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Mammoth Lakes, CA
93546

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