09/04/2026
🔥 Il faut vraiment laisser Samuel Eto’o tranquille avec Gianni Infantino.
Par Isaac Junior Nwatsock Oke
Parce que quand Eto’o décide de défendre quelqu’un, même les problèmes de la personne commencent à regarder derrière eux pour vérifier s’ils sont bien concernés.
Infantino est dans la sauce.
UEFA fâchée.
Projet de commercialisation de la Coupe du monde contesté.
Des gens veulent déjà lui préparer un dossier pour 2027.
Et au milieu de tout ça, Samuel Eto'o arrive avec son casque, ses crampons et probablement cette pensée : vous voulez toucher à mon président ? Attendez d’abord que je pose mon sac.
Moi, c’est Isaac Junior. Et ici, la vérité s’habille d’ironie.
Eto’o explique à la chaine L’ÉQUIPE que le football est déjà vendu.
Les entreprises achètent des espaces publicitaires.
Les chaînes achètent les droits.
Les sponsors mettent leurs logos partout.
Les plateformes veulent leur audience.
Mais quand Infantino veut réfléchir à une nouvelle manière de commercialiser les droits de la Coupe du monde, soudain :
Ouh là ! Attention ! Le football est sacré !
Sacré comment ?
Avec facture ?
Parce que même le maillot de ton équipe préférée a maintenant tellement de sponsors dessus qu’on dirait la page d’accueil d’un opérateur téléphonique.
Tu regardes un joueur courir et tu ne sais plus s’il représente son pays ou s’il fait une tournée commerciale.
Et Eto’o pose alors LA question :
Qui finance le football ?
Ah !
Voilà la question qui fait tomber les cravates.
Parce que nous avons une étrange habitude mondiale :
Quand l’argent vient d’Europe, c’est le marché.
Quand l’argent vient des entreprises, c’est le partenariat.
Quand l’argent vient des sponsors, c’est le développement.
Mais si l’Africain dit :
Et moi aussi je veux développer mon football avec cet argent-là,
on convoque immédiatement trois professeurs de morale, deux experts en gouvernance et un monsieur qui n’a jamais mis les pieds dans un stade mais qui explique à la télévision comment gérer la FIFA.
Eto’o, lui, regarde simplement le tableau et dit :
Donc vous pouvez regarder vos intérêts, mais nous devons regarder les vôtres ?
Voilà.
Le monsieur a remis le ballon au milieu du terrain.
Et il ajoute qu’Infantino permet aux Africains de rêver.
Là encore, certains vont tousser.
Parce que l’Africain peut rêver de Coupe du monde.
Il peut rêver de Ballon d’Or.
Il peut rêver de Mbappé.
Il peut même rêver que son club local paie ses joueurs à temps.
Mais rêver de peser dans l’économie du football mondial ?
Doucement.
On dirait que quelqu’un a demandé les clés du coffre.
Et c’est précisément là que le soutien d’Eto’o devient intéressant.
L’homme ne dit pas seulement :
J’aime Infantino.
Il semble surtout dire :
Si le football est devenu une immense entreprise, pourquoi l’Afrique devrait-elle éternellement être la vendeuse de talents et la cliente du spectacle ?
Parce qu’il faut être honnête :
Nous avons exporté des joueurs comme on exporte le cacao.
Sauf qu’au lieu de dire :
Cameroun, 200 tonnes de cacao,
on dit :
Cameroun, un nouveau prodige de 17 ans. Direction l’Europe.
Le talent part.
L’argent circule.
Les clubs grandissent.
Les infrastructures européennes brillent.
Et chez nous, parfois, on continue à chercher où mettre les poteaux.
Alors quand Eto’o dit que l’Afrique doit pouvoir regarder ses intérêts, il ne fait pas seulement du Eto’o.
Il fait du Camerounais qui a enfin découvert que la facture pouvait aussi être envoyée dans l’autre sens.
Et franchement, j’adore cette scène.
Infantino est attaqué.
Eto’o arrive.
Tout le monde sort les dossiers.
Lui sort une phrase :
Mais vous vendez déjà le football !
Silence dans la salle.
Même le ballon doit avoir demandé : on joue ou on fait les comptes ?
Et c’est peut-être cela qui dérange le plus.
Eto’o n’est plus seulement l’ancien attaquant qui demandait le ballon dans la profondeur.
Il est maintenant président de Fédération.
Il regarde le football autrement.
Avant, il cherchait les espaces derrière les défenseurs.
Aujourd’hui, il cherche peut-être les espaces derrière les contrats.
Et ça, mes amis…
C’est un autre championnat.
Si le football mondial est vraiment une famille, qu’on nous montre alors le livret de famille, le compte bancaire et surtout celui qui garde les clés du frigo. Parce que chez nous, dès qu’on entend qu'on partage des revenus, même les chaises commencent à se rapprocher de la table.
Ici, je ne commente pas. Je déshabille le théâtre politique.