Aikido Millennials

Aikido Millennials La pratique de l'aikido au 21ème siècle vue par une Millennial

Depuis plusieurs mois, ma pratique de l’aïkido a beaucoup changé.J’ai changé de club, perdu certains créneaux auxquels j...
08/09/2026

Depuis plusieurs mois, ma pratique de l’aïkido a beaucoup changé.
J’ai changé de club, perdu certains créneaux auxquels je tenais et dû reconstruire ma manière de pratiquer.

Cette période m’a surtout amenée à me poser une question : qu’est-ce qui transforme réellement un groupe de pratiquants en communauté ?

Pendant longtemps, j’ai pensé que pratiquer régulièrement avec les mêmes personnes créait naturellement des liens solides.

On se retrouve plusieurs fois par semaine, on progresse ensemble et on partage :


👉des entraînements,
👉des stages,
👉des déplacements,
👉et parfois plusieurs années de sa vie.

Peu à peu, on finit par croire que les liens construits dépasseront forcément le cadre de la pratique.


Pourtant, avec le recul, je crois que la régularité crée surtout de la familiarité. La communauté, elle, demande quelque chose de plus.


Elle ne repose pas uniquement sur les bons moments, l’ambiance pendant les cours ou le plaisir de se retrouver autour d’une passion commune.


Elle se construit aussi dans la capacité d’un groupe à :

• permettre le dialogue lorsque les avis divergent ;
• écouter des expériences différentes ;
• continuer à respecter chacun lorsque la situation se complique.


Cela ne signifie pas être toujours d’accord, prendre systématiquement parti ou savoir parfaitement comment réagir.


Nous avons tous notre perception des événements, nos limites et nos propres loyautés. 
Mais lorsqu’un collectif n’est capable d’exister que tant que tout va bien, peut-on réellement parler de communauté ?


Cette expérience m’a appris à distinguer trois choses que j’avais tendance à confondre :


🥋 partager une passion ;
🥋 appartenir à un groupe ;
🥋 faire réellement communauté.


Les trois peuvent aller ensemble, mais ce n’est jamais automatique.


Aujourd’hui, je ne mesure plus la force d’un collectif uniquement à la qualité des moments partagés.
Je regarde aussi sa capacité à accepter les désaccords, à reconnaître que plusieurs réalités peuvent coexister et à ne pas réduire une personne à une seule situation.

Je continue d’aimer et de pratiquer l’aïkido. Mais j’ai appris à distinguer la discipline, le club dans lequel on la pratique et les liens que l’on construit avec les personnes.


Parce qu’une communauté n’est pas un groupe dans lequel il n’existe aucun conflit.
C’est un groupe dans lequel le conflit n’efface pas immédiatement tout ce qui existait avant.


A méditer,


Yéza

Quelques photos du cours de ce soir ! Du beau monde et une belle ambiance ! 🥋 🙏
03/09/2026

Quelques photos du cours de ce soir ! Du beau monde et une belle ambiance ! 🥋 🙏

On ne vient plus seulement suivre un cours : on se motive, on échange et l’on avance ensemble.Ce qui me manque peut-être...
01/09/2026

On ne vient plus seulement suivre un cours : on se motive, on échange et l’on avance ensemble.
Ce qui me manque peut-être encore aujourd’hui, c’est un collectif plus présent dans la durée.
J’ai parfois l’impression que chacun poursuit son parcours dans son club et que nous nous retrouvons principalement pendant les stages.
C’est évidemment une perception personnelle, liée à mon expérience récente sur l’île, et non un constat sur tout ce qui existe déjà.
Certaines initiatives pourraient néanmoins prolonger cette émulation :

👉organiser, au sein des clubs, des temps de travail autour des objectifs communs de plusieurs pratiquants ;
👉imaginer ponctuellement des rencontres entre clubs, en complément des stages déjà proposés ;
👉créer des rencontres entre pratiquantes afin que les femmes parfois isolées dans leur dojo puissent se connaître et pratiquer ensemble ;
👉faire naître des projets suivis sur plusieurs mois, autour d’une préparation de grade, d’un thème de recherche ou d’un objectif partagé.

L’enseignant joue un rôle central dans la transmission, mais la progression dépend aussi des partenaires que nous retrouvons chaque semaine et de l’énergie que nous créons ensemble.
Quelques personnes animées par les mêmes objectifs peuvent parfois transformer toute la dynamique d’une pratique.
👉Selon vous, qu’est-ce qui permet de créer cette émulation et de la faire durer au sein d’un club ?

A méditer,
Yéza

À la veille de la rentrée, beaucoup de clubs communiquent pour attirer de nouveaux pratiquant à l’Aikido.C’est une bonne...
25/08/2026

À la veille de la rentrée, beaucoup de clubs communiquent pour attirer de nouveaux pratiquant à l’Aikido.
C’est une bonne pratique qui a du sens.
Néanmoins, il sera intéressant de se demander quel type de pratiquants on veut attirer pour son club.
Car l’objectif d’un club n’est pas seulement de remplir les caisses de l’association.
Un club, c’est une ambiance et une dynamique.
Et pour ça, il est important de porter son attention sur le type de pratiquants que l’on souhaite attirer.
👉Des jeunes ? Et quels jeunes ? Car la fourchette est large !

👉Des femmes ?

👉Des gradés ?

👉Des seniors ?
Bien sûr, il s’agit pas de faire une communication ultra spécifique à chaque poste ou encore de refuser ceux qui ne cocheraient pas les cases du pratiquant idéal.
Mais choisir son public, c’est pouvoir plus facilement donner une direction au type de cours que l’on veut faire et le type de communication que l’on peut déployer.
C’est d’ailleurs ce que la publicité Facebook permet de faire en orientant un budget vers des personnes d’une certaine catégorie d’âge ou manifestant tel centre d’intérêt.
➡️Lorsqu’on communique principalement sur des vidéos dynamiques, on sait que l’on vise principalement un public de jeunes.
➡️Lorsque l’on met des femmes sur des affiches, on sait que l’on parlera plus facilement à un public féminin.
Bref, ces précisions peuvent paraître évidentes, mais lorsque l’on décide de communiquer, il est important de les garder en tête.
👉Et vous, quel public visez vous en priorité ? Et que mettez-vous en place pour l’attirer ?

Yéza

Cela fait plusieurs années que je n’ai plus vraiment de professeur de référence.Bien sûr, je continue à pratiquer et à m...
22/08/2026

Cela fait plusieurs années que je n’ai plus vraiment de professeur de référence.


Bien sûr, je continue à pratiquer et à m’ouvrir aux regards extérieurs. Mais il me manque cette personne qui connaît ma pratique, sait d’où je pars et peut mesurer mon évolution dans le temps.


Car lorsque l’on pratique avec un objectif de grade, sans enseignant de référence, il faut être doublement vigilant pour identifier ce que l’on doit corriger, comprendre pourquoi un mouvement ne fonctionne pas et ne pas renforcer ses mauvaises habitudes sans s’en rendre compte.


En somme, c’est un véritable challenge d’aller chercher auprès de plusieurs personnes ce que l’on ne trouve plus auprès d’une seule :


👉 des compétences auprès de différents enseignants ;

👉 un regard critique sur sa pratique ;

👉 des repères pour structurer sa préparation.

Vient ensuite un travail de synthèse pour préserver une préparation cohérente malgré la diversité des regards.


Pour moi, c’est une véritable leçon d’humilité : il faut oser demander de l’aide, exposer ses difficultés et rester à l’écoute, même lorsque l’on n’est pas certaine de la pertinence de ce qui nous est proposé.

Cette ouverture ne signifie pas pour autant tout appliquer aveuglément.


Chaque conseil doit être analysé avant de décider s’il peut réellement s’intégrer à sa propre pratique.


Dans ce contexte particulier, j'ai néanmoins la chance d’être bien entourée, avec des partenaires d’entraînement bienveillants et la possibilité de pratiquer régulièrement, plusieurs fois par semaine.


Le plus difficile reste alors de conserver la motivation et la confiance nécessaires pour tendre vers son objectif, sans douter de sa trajectoire ni se perdre en chemin.


Car si le budō consiste à suivre une voie, il faut parfois avancer avec confiance sur celle que l’on trace pour soi.

A méditer

Yéza

21/08/2026

Bon week-end ! 🥋

Toutes mes félicitations à Nili pour sa médaille d’or aux Championnats du monde de la WSAF en Pologne ! 🥇👏 Les 25, 26 et...
06/08/2026

Toutes mes félicitations à Nili pour sa médaille d’or aux Championnats du monde de la WSAF en Pologne ! 🥇👏
Les 25, 26 et 27 juillet, à Jarosław (Pologne), Nili a remporté la médaille d’or en Koryu Goshin no Kata lors des Championnats du monde de la Worldwide Sport Aikido Federation (WSAF).
J’ai eu la chance de rencontrer Nili l’an dernier au Shodokan Honbu, le dojo central du Shodokan Aikido, à Osaka, lors de mon voyage au Japon 🇯🇵 .
Au-delà de cette magnifique performance, il y a un point que je trouve particulièrement intéressant : les compétitions organisées par la WSAF sont ouvertes aux pratiquants de toutes les écoles, associations et fédérations d’aïkido, quel que soit leur courant de pratique.
Libre à chacun d’y participer… ou non.
Je trouve que c’est une belle initiative : permettre à des pratiquants de différentes écoles de se retrouver autour d’un même événement, tout en respectant les choix et la philosophie de chacun.
Encore bravo Nili pour cette superbe médaille et pour avoir réalisé un rêve qu’elle poursuivait depuis plus de vingt ans. 🥋✨

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