15/06/2026
La mauvaise période arrive pour mon activité d'apnée sur la côte Sud de Tahiti. Et les annulations commencent avec l'hiver austral qui s'installe.
Entre deux trains de forte houle du sud qui ont fait le bonheur des surfeurs (le weekend du 31 mai et le weekend dernier, 14 juin), le week-end du 6/7 juin était parfait, pas de vent et ni de courant à Maraa.
Nous n'avons pas manqué le coche et pu retrouver la joie du silence et la douceur de l'apnée sur la ligne (le mot câble est souvent utilisé dans le jargon de l'apnée, mais perso je n'aime pas. Un câble dans mon ressenti c'est rigide..trop dur.... j'ai le mot "acier" associé dans mon esprit. Donc voilà, je préfère "ligne" c'est plus doux). C'est dit. Ça fait seulement 16 ans que je voulais préciser même si on s'en fout. ^^
Bref, ces deux jours c'était un honneur aux femmes.
À celles qui plongent. À celles qui kiffent tellement qu'elles veulent devenir professeur d'apnée à leur tour. À celles qui doutent et qui avancent quand même. À celles qui apprennent à faire confiance à leur souffle, à leur corps et à leurs ressentis.
Ce qui me touche toujours autant, ce n'est pas seulement leur progression dans l'eau. Dans un monde qui pousse souvent à faire plus, aller plus vite, contrôler davantage, elles choisissent un autre chemin : ralentir, ressentir, écouter.
Alors aujourd'hui, big honneur aux femmes.
À leur résilience.
À leur capacité à traverser l'inconfort sans se perdre.
À cette puissance profonde qui ne fait pas de bruit, mais qui transforme tout.
L'eau ne révèle pas seulement nos limites. Elle révèle aussi notre véritable nature. Notre capacité à être présentes. À accueillir l'inconfort. À révéler notre force sans jamais forcer.
Une belle leçon de puissance douce.
💙 Merci à vous toutes 💙