Ce dernier fit des études mathématiques jusqu'en 1955 et travailla ensuite dans l'aéronavale où il se familiarisa avec le maniement des matières plastiques. Cependant, ce travail ne le satisfaisait pas complètement : il décida donc de se changer d'horizon et se lança dans le business du surf, alors en plein essor. En 1971, il quitta sa Californie natale pour s'installer à Hawaï.
* la première
planche
Installé dans un climat particulièrement propice au surf et au développement de cette industrie, Morey élabora une planche de 6 pieds de long. Cependant, elle était trop fragile et lors de son premier essai, la planche se brisa. Morey ne se découragea pas, convaincu qu'il réussirait à élaborer une planche plus performante. Il déménagea une nouvelle fois pour l'île de Kailua où il emménagea près du spot de Honols. Il décida alors de confectionner une planche de mousse, plus petite, ayant globalement la forme d'une pierre tombale. Le premier test fut extrêmement satisfaisant : la planche s'avéra être très maniable et plus légère qu'une planche traditionnelle de surf.
* L'essor du bodyboard et premières avancées techniques
Morey est alors convaincu qu'il tient une trouvaille exceptionnelle. Après avoir réuni de l'argent, il repart pour la Californie où il passe un accord avec une petite entreprise de surf. Il obtient un salaire grâce auquel il s'achète une petite camionnette et se met à vendre des planches. Cependant, l'aspect brut de ses planches lui empêche d'obtenir du succès. Il a alors l'idée de recouvrir ses planches d'un film plastique, doux au toucher. Cette trouvaille eut un effet immédiat : les ventes de planches de bodyboard augmentèrent sensiblement.
* Pratique
planche est le plus souvent utilisée en position allongée (position appelée prone), le bodyboardeur doit obligatoirement avoir une paire de palmes courtes pour faciliter le départ sur la vague. La figure emblématique du bodyboard est l'hawaïen Mike Stewart, multiple champion du monde dans les années 1990 et encore aujourd'hui parmi les meilleurs, on peut citer ensuite le brésilien Guilherme Tamega, Pat Caldwell, Ben Severson, Spencer Skipper. L'Australie est aujourd'hui la nation moteur du sport, avec des riders comme Ryan Hardy, Damian King ou Ben Player. La France a connu ses premières heures de gloire grâce à Nicolas Capdeville et au défunt Matthieu Walbrou. La jeune génération est représentée par Cédric Dufaure, Pierre-Louis Costes et Amaury Laverhne. D'autres préfèrent une autre position, le drop knee ou plus souvent appelé le drop, comme Paul Roach, Aka Lyman ou Matt Lackey pour ne citer qu'eux, qui consiste à se relever et à poser un genou sur la planche et l'autre pied à plat. Cette position est plus difficile que la précédente en raison de la présence des palmes. Enfin, la dernière pratique est le Stand Up qui lui se pratique debout. Il y a néanmoins quelques grands bodyboardeurs, qui ont surfé des vagues de taille considérable dans cette position. On peut citer notamment Danny Kim ou encore Chris Won. Accessible à tous, quelques jours suffisent pour commencer à maîtriser sa planche et découvrir les premières sensations de glisse. La maîtrise complète de ce sport demande cependant beaucoup d'investissement et les professionnels de la discipline en font de plus en plus un sport extrême, aérien et exigeant sur le plan physique. Ils s'attaquent ainsi aux vagues les plus extrêmes du monde, parfois même inaccessibles aux meilleurs surfeurs mondiaux et réalisent des figures aériennes spectaculaires. Il existe un championnat professionnel, le World Tour, le dernier champion en date étant l'Hawaiien Jeff hubbard. Le sport est aujourd'hui encore resté très en retrait médiatiquement comparé au surf malgré un nombre de pratiquants comparables à ce dernier dans des pays comme le Portugal ou l'Australie et le Maroc.
* Matériel
Le bodyboard :est une planche courte d'environ un mètre de long et 60 centimètres de large, dont une partie du revêtement extérieur est souple (mousse polyéthylène) et la partie inférieure de la planche en contact avec l'eau est en plastique pour pouvoir réduire au maximum les frottements. Le choix de son bodyboard se fait en fonction de sa taille et de son poids (le poids adapté est indiqué par le fabricant, pour la taille, le bodyboard doit arriver au niveau du nombril du bodyboardeur), ainsi que de l'usage de la planche. Pour un adepte du drop knee, la planche sera plus fine et plus longue. De plus, la géométrie des rails (bords) précise s'il s'agit d'une planche plus facile, souple d'utilisation ou plus réactive. Les palmes:
Histoire : crée en 1936, par le champion de natation Owen Churchill, les palmes modernes sont inspirées de la queue du dauphin. Depuis le milieu des années 60, elles se sont déclinées dans toutes les formes, toutes les couleurs et ont fait l'objet de nombreuses études. Les palmes sont généralement fabriquées en caoutchouc naturel provenant de la forêt indonésienne. Les palmes ont connu une flambée des prix depuis ces 10 dernières années. Confort : il est indispensable de choisir une paire de palmes dans laquelle vous vous sentez bien. Une palme ne se porte pas comme une chaussure : vos doigts de pied ne doivent pas nécessairement toucher le fond. Il faut que le chausson colle à la cheville et que la sangle soit tendue : il faut que le pied soit solidaire de la palme. Dans le cas contraire, vous risqueriez de perdre une palme par forte houle. Forme : il existe de très nombreuses formes de palme, toutes inspirées par la queue du dauphin, mais la forme n'a pas une importance flagrante sur la propulsion. Le choix de la forme doit être guidé par votre style : pour un prone rider, préférez une palme un peu plus rigide ; par contre, pour le drop knee, il faudra opter pour une palme ni trop longue, ni trop large, ni trop courte. Pour le reste, c'est une affaire de goût. La combinaison:
Les premières combinaisons sont apparues à la fin des années 60. En effet, des besoins en combinaison se font sentir dans différents domaines tels que le surf ou la plongée et des études poussées furent lancées. Une bonne combinaison est en fait un compromis entre conservation de la chaleur et liberté de mouvement. On peut distinguer deux axes primordiaux dans la réalisation d'une combinaison :
1- Le néoprène : le néoprène n'est rien d'autre que du caoutchouc plus ou moins traité suivant les marques. Le caoutchouc naturel est récolté à l'état liquide puis transformé en rouleau. A partir de ce rouleau, on fabrique des plaques dont l'épaisseur peut varier de 1mm à 15mm. Pour certaines combinaisons on utilise un renfort en titanium qui permet un gain de chaleur de 25% : il s'agit d'un film métallique qui permet de garder la chaleur.
2- La découpe : cette phase est essentielle car elle va déterminer l'élasticité finale de la combinaison et donc la facilité de mouvement. Cependant, il ne faut pas multiplier les découpes car la combinaison va perdre en étanchéité et donc garder moins bien la chaleur. D'un autre côté, une combinaison sans découpe rendra tout mouvement difficile et n'apportera que des crampes à son utilisateur. Ces dernières années, de nouveaux progrès ont été réalisés dans l'élaboration des néoprènes et des combinaisons. Ainsi, certains fabricants ont mis au point des néoprènes très élastiques permettant de limiter voire de supprimer les fermetures éclairs, d'où une limitation des déperditions thermiques, meilleur confort et une plus grande liberté de mouvement. On a également vu apparaître fin 2008 la première combinaison chauffante : un système de fil de cuivre positionné dans le dos est relié à un petit accumulateur et permet de réchauffer l'eau contenu entre la combinaison et le corps. Un autre détail important auquel il faut prêter attention lors de l'achat d'une combinaison est le type de couture. A l'heure actuelle, on utilise deux grands procédés pour assembler les différentes parties d'une combinaison : la couture proprement dite et le “collé-cousu”, plus étanche. Cependant, dans tous les cas, une combinaison n'est jamais totalement étanche. Enfin, une combiaison doit être adapté à la température de l'eau dans laquelle on va l'utiliser. Plus elle est épaisse, plus on a chaud mais moins il est facile de se mouvoir. Ainsi, même qi le confort thermique dépend de chaque individu, on peut retenir la tendance suivante :
- Dans une eau à une température supérieure à 24°C : pas besoin de combinaison.
- Dans une eau à une température comprise entre 18°C et 24°C : utilisez un shorty (combinaison d'épaisseur 2 mm, à manches courtes et jambes courtes).
- Dans une eau à une température comprise entre 16°C et 20°C : utilisez une combaison dite “demi-saison” : il s'agit d'une combinaison intégrale d'épaisseur 3 mm sur tout le corps et 2 mm au niveau des jambes et des bras.
- Dans une eau à une température comprise entre 12°C et 16°C : utilisez une intégrale 4/3 : 4mm sur le corps et 3 mm au niveau des jambes et des bras.
- Dans une eau à une température inférieure à 12°C : on peut trouver des combinaisons 5/3 (5mm sur le corps et 3 mm au niveau des jambes et des bras) voire 5/4/3 (5mm sur le torse et le dos, 4 mm au niveau des épaules et des fesses et 3 mm au niveau des jambes et des bras).
* Le lycra
Le lycra est un genre de tee-shirt se portant sous une combinaison. Généralement à manche courte, on peut également en trouver à manches longues avec ou sans doublure. Il ne faut pas confondre le lycra qui n'a aucune propriété thermique avec un top en néoprène dont le but est d'apporté un peu de chaleur dans une eau à 22-24°C. A propos du Lycra, voici quelques évidences qu'il est bon de garder à l'esprit :
- Le Lycra ne tient pas chaud sauf s'il est doublé : rien ne sert donc de le porter sans combinaison (il peut même donner froid!!!).
- Son but est de vous protéger contre les irritations et les coupures provoquées par les coutures de la combinaison. - Ce n'est pas un T-shirt, il doit impérativement coller à la peau sous peine de provoquer lui-même des irritations : il faut donc le porter avec les coutures vers l'extérieur.
- Si vous surfer l'hiver, il est conseillé de choisir un Lycra à col haut, mieux adapté aux combinaisons d'hiver.
- Un Lycra s'entretient comme une combinaison : il faut le laver après chaque session sinon il risque de puer le poisson. ;)
* Leash
Le leash est un accessoire utilisé pour relier le bodyboardeur à sa planche afin qu'il récupère cette dernière plus facilement après une chute. Les leashs modernes sont composés d'une corde en uréthane. À la première extrémité est reliée une bande de velcro qui s'attache au au poignet du bodyboardeur. De l'autre côté, une autre bande velcro est reliée à la planche.
* CHAUSSONS / GANTS / CAGOULES.
* L'entretien du matériel
La durée de vie d'un bodyboard ou d'une combinaison dépend d'une part de l'intensité de leur utilisation mais aussi de la manière dont ils sont entretenus. Et c'est ce point qui va être développé ici. Concernant le bodyboard lui-même, il faut savoir que la mousse qui sert à le fabriquer réagit fortement à la chaleur. Il ne faut donc pas exposer sa planche trop longtemps au soleil si vous ne voulez pas qu'elle devienne bananée ou pleine de cloques. Évitez donc de la laisser en pleine chaleur sur la plage arrière de votre véhicule ou sur la plage (optez pour une housse de planche isotherme). De plus, il faut laver votre planche après chaque session. Pendant les longues périodes sans surf, entreposez votre planche bien à plat et, dans la mesure du possible, enlevez le plug de la planche pour retirer le sable et l'eau. Enfin, il est conseillé d'enlever une fois par an la wax accumulée (et pleine de sable). Pour cela vous pouvez utilisez un sèche-cheveux afin de faire fondre la wax et de la ramasser plus facilement (attention à ne pas trop chauffer la planche). L'entretien d'une combinaison et d'un lycra est très similaire à l'entretien d'un bodyboard. Il est impératif de rincer à l'eau claire la combinaison et/ou le lycra après chaque journée d'utilisation et de ne pas les exposer à de fortes chaleurs. En particulier, on veillera à ne pas faire sécher au soleil une combinaion car même si cela réduit le temps nécessaire à son séchage, cela à tendance à “cuire” le néoprène et donc à le faire vieillir prématurément. Pendant les longues periodes sans surf, surtout si vous possédez plusieurs combinaisons, il est conseiller de les conserver pliées (plutôt que sur un cintre qui aura tendance à la déformer). Vous pouvez également frotter l'intérieur de la combiaison avec du talc afin d'absorber l'humidité et de mieux la conserver. Figures
* Two knee : position à deux genoux.
* Prone : position allongée sur la planche.
* Drop Knee : style différent consistant à placer un pied à plat à l'avant de la planche et un genou à l'arrière, la palme faisant office de gouvernail.
* Stand Up : style différent consistant à placer les deux pieds à plat sur la planche, de manière à glisser comme sur un surf.
* Canard ou duck dive : ce n'est pas une figure à proprement parler mais une manœuvre réalisée en remontant au line-up. Consiste à passer sous la vague lorsque le pratiquant remonte à la zone d'impact des vagues.
* Take off : action de partir sur la vague.
* Bottom turn : virage en bas de vague.
* Belly ou 360 ou Spin : exécution d'une rotation complète de la planche et du bodyboarder vers l'intérieur de la vague. Variante aérienne, le belly air ou le spin air.
* Reverse spin : idem que le belly mais s'amorce vers la plage. Variante aérienne, le reverse air ainsi que le reverse re-entry, où la manœuvre est exécutée sur la lèvre ou sur la mousse de la vague.
* El rollo : tonneau exécuté en se servant de la lèvre de la vague comme tremplin.
* Aerial ou Projected aerial : consiste à se projeter dans les airs en se servant de la lèvre de la vague comme tremplin.
* Invert air : idem que l'aerial en mettant la planche (et accessoirement le corps) à l'envers par rapport à la vague.
* Air Roll Spin ou ARS : combinaison d'un « el rollo » et d'un « belly » (le tout dans les airs) ; figure inventée par Mickael « Eppo » Eppelstun, bodyboardeur australien, champion du monde en 1996.
* Back flip : rotation aérienne sous forme de saut périlleux arrière, avec une rotation de 180 degrés, pour repartir dans la vague. Également inventée par Eppo.
* Cut-back : virage serré ou le bodyboardeur revient vers l'intérieur de la vague, puis se remet normalement dans le sens du déferlement.
* Tube ou barrel : comme en surf, consiste à s'introduire et à ressortir du tube créé lorsque la vague déferle.
* Le bodyboard se pratique aussi à genoux pour de bonnes sensations de glisse. On peut faire des rotations ainsi que quelques figures de surf rapides comme le roller le snap le floater qui consiste à surfer sur la parie supérieure de la lèvre.