21/12/2025
🦁 CAN 2025 : Le Maroc à domicile
Entre enthousiasme stratosphérique et pression absolue
Ce n’est pas qu’un tournoi.
C’est une onde de choc stratégique, émotionnelle et collective.
Le Maroc va accueillir la CAN 2025.
Et je ressens, comme beaucoup, cette montée d’adrénaline pure – cette spirale positive inédite depuis le triomphe de Tariq Skettaoui à la Coupe arabe, la révélation mondiale en Coupe du Monde U20, et l’ascension silencieuse mais implacable des Lions de l’Atlas.
Nous avons tout.
Le talent. L’infrastructure. Le public. Le momentum.
Mais en tant que coach exécutif, je lève aussi un drapeau orange :
Attention à la pression.
Car les matchs se gagnent sur la pelouse.
Mais ils se préparent dans la tête.
Dans le mindset.
Dans la capacité à transformer l’attente en énergie, et non en anxiété.
Walid Regragui n’est plus seulement un tacticien.
Il est devenu, du jour au lendemain, un coach mental en chef.
Sa mission ?
Faire passer cette équipe – et tout un pays – de l’état de stress paralysant à l’état de Flow.
Le Flow, cet état où la pression devient du eustress – un stress positif, qui élève, qui fluidifie, qui donne des ailes.
Regragui doit incarner le calme dans la tempête.
Il doit être le stabilisateur émotionnel de 40 millions d’attentes.
Car nous avons les joueurs.
Nous avons le jeu.
Nous avons même l’avantage du terrain.
Mais avons-nous la maturité collective pour porter le poids du favori absolu ?
Pour vivre chaque match comme une opportunité, et non comme une obligation ?
La clé n’est pas dans les jambes.
Elle est dans les têtes et dans les cœurs.
Croire, c’est bien.
Passer à l’action, c’est mieux.
Mais rester dans le Flow,cet espace mental où la confiance rencontre la lucidité, c’est la condition sine qua non.
Je suis enthousiaste.
Je suis ému.
Mais je reste vigilant.
Parce que les plus belles machines gagnantes ne se brisent jamais sur un manque de talent.
Elles se brisent sur un excès de pression mal canalisée.
Alors oui, allons-y.
Mais allons-y conscients.
Avec humilité, avec ambition, et avec cette intelligence émotionnelle qui fait les grands champions.
Le Maroc peut gagner cette CAN.
À condition de gagner d’abord la bataille in