29/08/2026
🇮🇹E sono 4.
Un’altra alba sull’Etna è andata.
Quest'anno ad agosto ho fatto una scelta diversa.
Fino a quest’anno avevo sempre preferito rimanere "a casa", sui miei Nebrodi. Anche perché così era un po’ come se fossi in “ferie” anche io, abituata a stare in giro tutto l’anno. 😂
Quest’anno invece ho sentito che era il momento di cambiare e ho voluto inserire anche l'Etna tra gli eventi di questo mese.
E posso dire che è stata una delle scelte più belle che potessi fare.
Sono state quattro albe, tutte diverse l'una dall'altra. Ognuna mi ha regalato qualcosa di diverso. Ognuna con la sua luce, la sua gente, la sua emozione.
E alla fine di ogni alba, lì in cima, mi sono fatta sempre la stessa domanda:
cosa spinge la gente a perdere ore di sonno, a camminare col buio, a prendere freddo (quest’anno in realtà poco e niente), a faticare per salire a vedere un'alba sul vulcano attivo più alto d'Europa mentre tutto il resto del mondo dorme?
A me sicuramente la povertà! 🤣🤣
Scherzi (insomma!😂) a parte!
Chi mi conosce sa quanto amo dormire. Eppure, se proponi un'alba in montagna, io sono la prima a dire di SÌ, senza un attimo di esitazione. Piuttosto non dormo affatto. Parto anche da sola quindi figuriamoci!
Ma al di là di tutto, credo che lassù non si salga solo per una foto, non solo per dire "io c'ero".
Forse si sale perché in quell'attimo preciso in cui il buio diventa luce, capisci che la bellezza non ti è dovuta: hai dovuto spogliarti del sonno, del comfort e delle certezze per poter essere abbastanza vuoto da accogliere questa immensità. L’hai guadagnata un passo alla volta, pagando il prezzo in anticipo con il sudore e i brividi e ti rendi conto di quanto sei piccolo e di quanto sei fortunato ad essere lì. Mentre tutto dorme, tu ci sei. E ti senti vivo, davvero vivo.
E poi l'alba, anche se dura solo un attimo, ti ricorda una cosa fondamentale: che tutto, anche il giorno più buio, prima o poi finisce. E ricomincia.
Forse è anche per questo che saliamo lassù. Per ricordarci che ricominciare è sempre possibile.
Infinitamente grata alla “Muntagna” per avermi accolta e dato l’emozione di scoprire tutto questo da sola la prima volta e infinitamente grata a voi per aver condiviso queste ultime tre albe insieme a me.
Alla prossima!
P.S. Chloè felice di averti rivisto dopo due anni e che abbiate scelto di fare questa esperienza proprio insieme a me!
🇫🇷Et voilà, quatre !
Un autre lever de soleil sur l'Etna s'achève.
Cette année, en août, j'ai fait un choix différent.
Jusqu'à présent, j'avais toujours préféré rester « chez moi », sur mon Nebrodi. C'était un peu comme être en « vacances », habituée à être sur la route toute l'année. 😂
Cette année, cependant, j'ai senti qu'il était temps de changer et j'ai voulu inclure l'Etna parmi les événements du mois.
Et je peux dire que c'était l'un des meilleurs choix que j'aie faits.
Il y a eu quatre levers de soleil, tous différents. Chacun m'a apporté quelque chose de différent. Chacun avec sa propre lumière, ses propres gens, sa propre émotion.
Et à la fin de chaque aube, là-haut, je me posais toujours la même question :
Qu'est-ce qui pousse les gens à sacrifier des heures de sommeil, à marcher dans le noir, à avoir froid (cette année, en fait, très peu), à lutter pour gravir le plus haut volcan actif d'Europe et admirer le lever du soleil alors que le reste du monde dort ?
Pour moi, c'est clairement la pauvreté ! 🤣🤣
Blague à part (enfin ! 😂) !
Ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime dormir. Pourtant, si vous me proposez un lever de soleil en montagne, je suis la première à dire OUI, sans hésiter une seconde. Je préférerais ne pas dormir du tout. Et en plus, j'y vais seule, alors imaginez !
Mais par-dessus tout, je crois qu'on ne monte pas là-haut juste pour une photo, pas juste pour dire « J'y étais ».
Peut-être qu'on grimpe parce qu'à cet instant précis où l'obscurité cède la place à la lumière, on comprend que la beauté ne nous est pas due : il a fallu se dépouiller de sommeil, de confort et de certitudes pour se vider suffisamment et accueillir cette immensité. On l'a méritée pas à pas, en payant le prix fort d'emblée avec la sueur et les frissons, et on réalise à quel point on est petit et à quel point on a de la chance d'être là. Pendant que tout dort, on est là. Et on se sent vivant, vraiment vivant.
Et puis l'aube, même si elle ne dure qu'un instant, nous rappelle une vérité fondamentale : tout, même les jours les plus sombres, finit par s'achever. Et recommencer.
C'est peut-être aussi pour cela que nous grimpons là-haut. Pour nous rappeler qu'un nouveau départ est toujours possible.
Infiniment reconnaissant au « Muntagna » de m'avoir accueilli et de m'avoir offert l'émotion de découvrir tout cela seul pour la première fois, et infiniment reconnaissant à vous d'avoir partagé ces trois dernières aubes avec moi.
À la prochaine !
P.S. Chloé, heureuse de te revoir après deux ans et que vous ayez choisi de partager cette expérience avec moi!