18/02/2022
COMMENT CHOISIR vos chaussures de marche nordique ?
Un visuel vaut mieux qu’un long discours. Mais des précisions s’imposent tout de même pour comprendre pourquoi le choix d’une chaussure plutôt qu’une autre.
La chaussure de marche nordique ressemble en de nombreux points à la chaussure de trail, utilisée par les coureurs en montagne : une basket à tige basse, en tissu mesh, avec plus ou moins d’amorti, avec renforts extérieurs pour protéger le pied et avec semelle crantée de préférence.
Remarque : Si le modèle conseillé à la vente n’est finalement pas le bon, n’hésitez pas à le rapporter. Certaines enseignes reprennent les articles sans problème. Attention aux sites internet qui distillent de mauvais conseils. La marche nordique ayant le vent en poupe, tout le monde essaie d’en tirer parti. Je viens encore de tomber sur un très mauvais site, rédigé par on se demande qui... ou quoi. Faites-vous conseiller par un encadrant en marche nordique ou des pratiquants expérimentés avant d’acheter.
1. Pourquoi basse ? parce que la technique en marche nordique exige deux choses : un déroulé complet du pied, du talon à la pointe des orteils ; une allure relativement vive qui demande une bonne mobilité du pied. Vous viendrait-il à l’esprit de courir sur route avec des baskets ? En marche nordique, c’est pareil. L’articulation de la cheville doit rester libre pour pratiquer avec aisance.
2. Qu’est-ce que le tissu mesh ? Le tissu mesh est un « tissu filet » plus ou moins ajouré et respirant. Il est très souvent utilisé dans les articles de sport. Un mesh aéré : très respirant, donc plus confortable l’été. Un mesh plus serré : un peu moins de respirabilité mais davantage de maintien et de protection contre l’humidité. Vous pouvez aller jusqu’à choisir un modèle en Gore-tex ou équivalent, l’hiver. Voire, si vous cheminez sur neige ou zones boueuses, n’hésitez pas à ajouter des guêtres courts en tissu, qui s’accrochent sous la chaussure, également utilisés par les traileurs (voir article sur la page du 3 décembre).
3. Quel amorti ? La marche nordique aborde le sol par une attaque talon prononcée. Il vaut donc mieux choisir une chaussure avec un bon amorti, surtout si :
• elle est pratiquée en majeure partie à plat et sur sols durs
• vous avez des problèmes articulaires
• vous êtes en surpoids
• votre pratique est régulière, intense et fréquente (plus de deux fois par semaine).
Hoka est souvent citée comme la marque référente pour les gros amortis. Mais la plupart des marques spécialistes du trail proposent des modèles avec de très bons amortis (souvent dans les chaussures dédiées à l’ultra trail).
4. Pourquoi des renforts extérieurs ? Vous déambulez dans un espace naturel qui comporte de nombreux obstacles (cailloux, sable, pierres, branches, racines, ronces, etc.) qui peuvent abîmer la chaussure et blesser votre pied. Pour vous protéger, il est préférable que la chaussure comporte un minimum de renforts : au moins sur les côtés (bande épaisse ou lanières de renfort) et à l’avant (« pare-pierres »).
5. Pourquoi crantée ? En réalité, ce n’est pas une obligation si vous ne pratiquez la marche nordique que sur route ou chemin plat, avec revêtements de type falun ou terre sèche compacte, bref des voies qui ne présentent pas vraiment de besoin d’accroche. Dans ce cas, une basket basse, de type course à pied sur route, fera l’affaire.
En revanche, si vous êtes, comme nous, dans une région de collines et de montagne, où la pratique se réalise principalement sur chemins caillouteux et chaotiques, mieux vaut opter pour une chaussure accrocheuse, avec petits ou gros crampons selon les chemins empruntés. Conseil : les crampons ne doivent pas être trop durs, sinon il n’y aura pas d’adhérence. C’est le cas avec certaines chaussures basses de randonnée ou de mauvaise qualité.