11/08/2024
Je m'attendais à une course très très difficile.... mais quand même pas à ce point 🥺.
Dès le début la chaleur telle une fournaise 🥵, mais après tout, nous étions tous logés à la même enseigne, alors je suis parti très prudemment en m'hydratant abondamment aux ravitaillements 🚿🚰, prendre le temps de faire des photos de cette fête qui a vraiment vraiment été une réussite 🎉👏 ! et avec notre prénom sur le dossard ça reflétait bien l'esprit du marathon où le public nous encourageait comme s’il faisait partie de la famille 👏.
Km 14, j'me suis arrêté quelques instants vers mon fiston de Galinou ❤️.
Je voyais les kilomètres défiler sans souffrances particulières d'avoir trouvé la bonne foulée et le bon équilibre cardio-pulmonaire qui me convenaient à merveille 😋 (j'étais à ce moment là sur des bases de 3h15' - 3h20') et mon plan de marche était de garder cette fréquence, d'être patient jusqu'au passage de la dernière difficulté (la Côte du Pavé des Gardes à Meudon) et à partir du 30ème km me libérer totalement jusqu'à l'arrivée vu que le profil du parcours allait s'y prêter aussi.
Hélas, cette sensation de bien être a été réduite à néant lorsqu'au 26ème km et sans aucun signe avant-coureur j'ai ressenti une élongation dans le genou droit (syndrome de l'essuie-glace qui est une douleur de la face externe du genou).
J'ai été stoppé net avec une impossibilité de poser le pied, j'ai compris que rallier l'arrivée allait être un bon supplice 😞 mais le mental et la volonté étant là, il était hors de question de rendre les armes.
Les 16 km restants se sont résumés à marcher et marcher encore, faire de nombreux étirements, me masser les jambes aux ravitaillements avec mes serre-poignets en éponge imbibés d'eau et regarder passer impuissant 'la tête complètement dans le gaz' les meneurs d'allure (3h30, 3h45, 4h00, 4h15, etc etc 😕).
Parfois j'essayais de courir quelques centaines de mètres, même à très très faible allure, mais rien n'y faisait 😔, mon corps ne répondait plus 🥺. Pfff....
Je cherchais sur le parcours des Postes de Secours et à 2 reprises j'me suis arrêté... Attendre mon tour car je n'étais pas le seul à être bancal 🤕, 15 minutes de repos avec de la glace 🧊, et de toute façon me battre pour regagner 5 minutes n'avait plus aucun sens, et ma priorité était de ne pas aggraver physiquement la situation.
Malgré la souffrance corporelle le paradoxe de cette course aura été de ressentir jusqu'à la fin une plénitude émotionnelle d’une intensité rare, en savourant chaque instant, chaque mètre parcouru, avec le désir profond que cette course ne s’arrête jamais ❤️.
Bref, courir un marathon restera toujours une 'pochette surprise' car on ne sait jamais ce que l'on va y trouver à l'intérieur, où rien n'est jamais acquis et c'est aussi et surtout pour ça que cette distance est mythique ❤️ où même les plus Grands s'y sont parfois cassés les dents 😕.
Je passe la ligne d'arrivée à 3h du matin avec un temps sans appel de 6h02' que même ma fille à l'arrivée au téléphone était persuadée que je blaguais 😂😁.
J'aurais préféré d'autres sensations pour mon dernier marathon mais c'est la vie !, ça ne reste que du sport, et à mon âge j'ai appris à relativiser et à toujours y trouver quelque chose de positif 🤗 et cela n'entachera en rien la Chance d'avoir vécu ça 🍀❤️.
Avoir été 'acteur et spectacteur' d'une épreuve en marge des J.O., qui + est dans un cadre aussi majestueux, restera une expérience de vie INCROYABLE ❤️ !!!!
Merciiiii Paris 2024, Merciiiii Tony Estanguet 🥰.