27/04/2026
Quand on commence à enseigner, on fait souvent la même erreur :
on croit qu’il faut prouver qu’on sait.
Alors on veut montrer beaucoup.
Trop de techniques.
Trop d’exercices.
Trop d’informations.
Et au final, les élèves repartent avec une impression… mais sans vraie progression.
En réalité, enseigner ne consiste pas à étaler ce qu’on maîtrise.
Enseigner, c’est rendre une idée claire, vivante et assimilable.
C’est là que beaucoup se trompent au début.
La première erreur, c’est de vouloir remplir un cours au lieu de le construire.
Un bon cours n’a pas besoin d’être chargé.
Il a besoin d’avoir un fil conducteur.
La deuxième, c’est de croire qu’être bon techniquement suffit.
Mais savoir faire un mouvement et savoir le transmettre, ce sont deux compétences différentes.
Montrer n’est pas encore enseigner.
Enseigner, c’est adapter, simplifier, guider, corriger sans décourager.
Et la troisième erreur, plus discrète, c’est de ne pas prendre de recul sur sa manière d’enseigner.
Ne pas tester.
Ne pas s’observer.
Ne pas analyser ce qui a réellement aidé les élèves à comprendre.
Au fond, un enseignant débutant progresse vraiment le jour où il comprend ceci :
le cours n’est pas là pour mettre l’enseignant en valeur,
il est là pour faire grandir l’élève.
C’est un basculement important.
À partir de là, on cherche moins à impressionner…
et davantage à transmettre.
On prépare mieux.
On parle plus juste.
On observe plus finement.
Et on commence à enseigner avec plus de sincérité.
Parce qu’au fond, enseigner sur le tatami, c’est aussi une pratique en soi.
Une pratique d’écoute, de clarté, d’humilité et de progression. 🥋
Quand tu as commencé à transmettre, quelle a été pour toi l’erreur la plus difficile à dépasser ?
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