13/12/2025
Récit de course de Julien Minier sur ses 6h samedi dernier et aperçu de son calendrier 2026 😃
INTRODUCTION :
Quand je construis mon calendrier pour l’année suivante, le dernier trimestre est toujours un casse-tête.
Impossible de savoir dans quel état de forme je serai, ni comment enchaîner les courses sans hypothéquer les objectifs du début d’année suivante 🥸
Après mon abandon sur les 12h de Nantes, j’ai vite retrouvé un bol d’air en accompagnant Miinier Tugdual sur les 100 km de Millau : probablement mon plus beau moment de 2025 🤩
Je pense notamment à notre rencontre avec Vincent Toumazou et sa compagne, avec qui nous avons partagé des moments intense, qui resteront gravés 🥹
Très vite, j’ai décidé de conclure cette année avec les 6h de Ploeren.
(Oui, j’avais dit que je n’y retournerais pas, mais quand on a ça dans le sang…🙃
LA PREPARATION : 3 mots : répétition, patience, discipline
Pendant 8 semaines, le plan était simple, et à la fois millimétré :
Lundi, mercredi, vendredi : footing ✅
Mardi : VMA ✅
Jeudi : seuil long ✅
Samedi : sortie vallonnée à allure libre ✅
Dimanche : un marathon, chaque semaine, sur la boucle de 1170m de Marpiré ✅
🧙♀️La règle sur les marathons : ne pas dépasser 135–138 bpm.
Des marathons entre 2h58 et 3h08, sans jamais regarder le chrono : juste les sensations
Et chaque dimanche, ce rituel :
tourner, encore et encore, 1007 pas par boucle 🦿
Les habitants de Marpiré voyaient passer le “fou du village” mais c’était juste du travail... beaucoup de travail… 🤓
COURSE : 6 octobre – Jour J
10h
Obtention du dossard… une vraie épreuve en soi, je vous passe les détails...
12h
Départ pour les 6H de Ploeren Endurance
Musique dans les oreilles dès le premier kilomètre.
Le premier part fort ; le 2ème aussi ; le 3ème appuie aussi... je suis quatrième, parfaitement à mon rythme 🥷
On ne gagne rien en se précipitant sur une course de 6h.
13h
Une heure de course
Je dois être 2e ou 3e selon les passages.
Le premier creuse un peu, mais rien d’inquiétant.
Je reste concentré et serein.
Je cours dans ma bulle, en contrôle, sans regarder l’allure puisque la montre décroche régulièrement sur ce parcours rempli de virages, slaloms, traversées de gymnase…
Je ne regarde que mes laps pour contrôler l’allure.
13h31
Le premier me prend un tour, soit 1000m pile poil 🕵️♀️
Je suis pourtant autour de 4’20/km — lui doit être autour de 4’10–4’15.
Je reste sur ma stratégie et décide de faire un premier vrai point à 16h.
Pas de panique : j’ai choisi d’attendre le bon moment…
15h00
Le vent tourne ⛵️
Je suis solidement installé en deuxième position.
Le premier n’augmente plus son avance.
Je ne la réduis pas encore, mais quelque chose a changé :
nous sommes à la même allure.
C’est à ce moment que le chasseur sent que la proie commence à fatiguer 🦖
Je m’accroche à un relayeur qui court à 4’10/km.
Je prends quelques minutes pour “voir” comment mon corps réagit à cette allure.
Je ne force pas.
Je teste.
Je sens.
16h47
Le début du retour 🦸♂️
Très vite, je rattrape 500 m.
Et nous revenons à la même distance qu’à 13h31 :
1000 mètres d’écart.
Cette fois, il reste 1h13
pour effacer ce kilomètre.
C’est là que les rôles s’inversent.
Le prédateur n’est plus celui que l’on croit.
Mon frère et Steeve Gault chronomètrent chaque tour :
je le rattrape de 10/20 secondes à chaque tour.
Ses foulées deviennent lourdes 👨🦽➡️
Les miennes restent propres 🕺
Je le vois s’effriter.
Je sens la peur, la panique
Son avance, construite en 4h, fond comme neige au soleil ☃️
17h11
L’impact
Je reviens.
Je le dépasse avec une tape dans le dos — respect, mais pas de discussion 🐯
Puis j’accélère franchement.
Trois tours rapides derrière, autour de 4’10/km, pour asseoir l’écart.
Trois attaques successives.
Trois blessures précises 🧌🧌🧌
Il ne reviendra plus 🛌
17h45
Je lui ai pris un tour.
Je ne sais pas où j’en suis kilométriquement.
Je suis juste… bien.
Apaisé.
Dans la maîtrise 💆♂️
Dans l’instinct 🧘♂️
Et je me pose cette question :
👉 Est-ce que, finalement, la meilleure façon de battre des records, ce n’est pas d’être exactement dans cet état-là ?
La fin de course
Mon frère et Steeve m’annoncent que je peux faire d’une pierre deux coups :
1- Meilleure performance française de l’année
2- Entrer dans le Top 10 français de l’histoire sur la discipline
Ça va être chaud, mais… sur un malentendu…
Je mets tout 🚨🚀
Je finis le dernier quart d’heure à 15 km/h, je pose mon galet.
Résultat
83,640 km, soit 4’18/km de moyenne.
J’entre officiellement dans le Top 10 Français.
Sur ce parcours…
Dégueulasse.
Saturé de monde.
Avec des bouchons et des gens qui ne se poussent pas…
Forcément, ça laisse penser qu’il y a encore mieux à faire.
Objectif rempli : plaisir, lucidité, gestion parfaite 😁😍
Une base solide pour construire 2026 👨🏫
OBJECTIFS 2026 :
Limiter les dossards : trois rendez-vous majeurs, chacun avec une préparation soignée.
Battre mon RP sur 100 km (7h28).
2025 m’a appris la patience et l’endurance de fond : deux éléments essentiels pour performer sur 100 km.
Avril : 100 km de Crevin
Parcours peu favorable au chrono, mais parfait pour une course intelligente et pour défendre les couleurs de Team Breiz'line.
Juin : Ultra Marin / Grand Raid en relais
Avec Tuc, Nicolas Boulier et Thomas Blr.
Objectif simple : prendre du plaisir et lancer la grosse préparation pour Amiens 🥳🥳
Septembre : 100 km de Millau
Je n’y courrai pas : j’accompagne mon frère.
Mais cette course compte quand même, tant elle est exigeante et unique… même à vélo 🥵🥵🥵
Octobre – 100 kms d'Amiens : ‼️‼️LE GRAND RDV‼️‼️
Objectif : passer sous les 7h.
Concrétiser trois ans de progression sur ce format.
J’ai hâte d’y être.
Décembre ⁉️⁉️
Peut-être les 12H de Ploeren, mais l’automne décidera.
Je vous avais bien dit que la fin d’année était toujours difficile à structurer 😉
Les Jumeaux MInier
Team Celtic Garden Running
Paysage Celtic Garden
Team Breiz'line