22/01/2026
La méditation, à l'instar du yoga, est envisagé régulièrement comme une pratique. Et dans cette pratique, on préconise souvent d’apaiser le mental ou de l’arrêter. On suppose faire un acte pour obtenir quelque chose.
On s’assied pour aller mieux, trouver un bien-être, pour atteindre un état.
Mais la méditation traditionnelle c’est simplement l’assise. Pour rien. Sans but.
Même si vous méditez et que votre mental est très agité, cela ne change absolument rien.
On ne peut pas arrêter le flux de la pensée.
Le mental fait partie de la même énergie que tout le reste de la manifestation. Il va, il vient.
Personne ne connaît la prochaine pensée qui surgira.
La souffrance du méditant vient souvent de cette croyance qu'il va contrôler quelque chose. Il y aura un mieux, un apaisement durable.
Il reste alors un agissant, un « moi » qui veut maîtriser, retenir, obtenir.
D'ailleurs au fil des ans j’ai remarqué que dans un état de présence-émerveillement, de pure grâce, de profond bien-être, la première pensée qui apparaît en évidence c'est :
" Je veux y rester. Pourquoi en sortir ? Comment demeurer tout le temps dans cet état ?"
Vouloir.!... eh bien non ce n’est pas possible, cela vient cela repart.
C’est la nature des choses : l’impermanence.
On peut toujours se dire : "Ça y est, j’ai réussi, l’éveil est là." Mais c’est encore quelqu’un qui se dit cela.
En tant que Jeff il m’est arrivé récemment, au cœur d’une grave maladie, ce moment où l’on croit que l’éveil a disparu, que la grâce s’est envolée, que la souffrance a repris sa place.
Mais c'est précisément cette croyance — ce leurre subtil — qui est la véritable souffrance.
Car dans cette manifestation vivante, rien n’est non-duel de manière stable.
Dès qu’on veut en faire quelque chose d’immuable, on en fait un objet.
Ce que nous sommes véritablement est en amont de tout cela.
C’est de là que naissent toutes les manifestations.
C’est de là qu’émergent tous les mouvements de la vie.
Le jeu divin.
La non-dualité ne se trouve pas dans un état.
Nous sommes, en essence, non-duels.
Ce que nous sommes est immuable.
Pure présence, pure conscience.
Et la méditation est le souvenir de ce que nous sommes véritablement.
JEFF FOSTER
(via Christine Bauer)
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