28/10/2025
đž MĂ©nopause : faut-il un traitement hormonal « Ă la française » ?
On entend de plus en plus de mĂ©decins affirmer que toutes les femmes devraient ĂȘtre traitĂ©es aprĂšs 50 ans, mĂȘme sans symptĂŽmes marquĂ©s, pour âprĂ©server leur santĂ©â.
Ils défendent un traitement hormonal substitutif (THS) prolongé, voire à vie.
Cette vision repose sur un fait rĂ©el : la chute des hormones fĂ©minines influence le cĆur, le cerveau, la peau, les os, la masse musculaire.
Mais cela ne signifie pas pour autant que toutes les femmes doivent ĂȘtre sous hormones.
đŹ Mon point de vue
Je ne suis pas opposĂ©e au THS â il peut rĂ©ellement amĂ©liorer la qualitĂ© de vie et prĂ©venir certaines complications.
Mais je crois aussi quâil ne devrait jamais ĂȘtre systĂ©matique, ni considĂ©rĂ© comme une âcarence Ă corriger Ă vieâ.
Comme je lâai souvent constatĂ©, c femme est diffĂ©rente, avec son histoire, son terrain, son mode de vie et sa capacitĂ© dâadaptation.
đ§ Ce que la science montre
đ Dans plusieurs cultures (notamment en Asie), les femmes traversent la mĂ©nopause avec beaucoup moins de symptĂŽmes.
Les Ă©tudes lâexpliquent par :
⹠une alimentation traditionnelle riche en végétaux, poissons, et phytoestrogÚnes naturels (soja fermenté, légumineuses) ;
âą une meilleure sensibilitĂ© Ă lâinsuline grĂące Ă peu de sucres raffinĂ©s ;
⹠un stress moindre, une activité physique quotidienne ;
⹠et une perception plus positive du vieillissement féminin.
RĂ©sultat : leur corps sâadapte mieux Ă la baisse hormonale, sans traitement mĂ©dical.
đż Ce que jâen retiens
Avant de penser substitution hormonale, il est essentiel dâagir sur les fondations :
⹠alimentation réelle, riche en fibres, protéines et bons gras ;
⹠mouvement quotidien (renforcement, mobilité, respiration) ;
âą sommeil et gestion du stress (le systĂšme nerveux joue un rĂŽle majeur dans lâĂ©quilibre hormonal) ;
âą lien social, plaisir et estime de soi.
Ces leviers ont besoin de temps pour agir : il ne sâagit pas âdâessayer juste un moisâ, mais dâun rĂ©ajustement global du mode de vie.
âïž Et si malgrĂ© toutâŠ
âŠles symptĂŽmes restent invalidants (bouffĂ©es intenses, insomnie, douleurs, sĂ©cheresse, dĂ©prime),
le THS peut ĂȘtre une aide prĂ©cieuse, adaptĂ©e, dosĂ©e finement, avec des hormones bio-identiques et une surveillance rĂ©guliĂšre.
Mais il vient alors en deuxiĂšme intention, sur un terrain dĂ©jĂ soutenu par lâhygiĂšne de vie.
âž»
đș En rĂ©sumĂ©
Le THS nâest ni un mal ni une obligation.
Câest un outil parmi dâautres â utile pour certaines, inutile pour dâautres.
Le vrai terrain hormonal, câest notre mode de vie : ce que nous mangeons, ressentons, respirons et croyons Ă propos de notre corps.
Quâen penses-tu ?