Sous la mêlée

Sous la mêlée La parole donnée engage, sinon il faut partir
Christian ARNAUD

Proche soutien de Florian Grill depuis 2018 et acteur de son élection, je ne peux accepter ni les promesses non tenues depuis 2023, ni le comportement envers la famille Narjissi.

LE RUGBY FRANÇAIS CHERCHE LES TALENTS DU PACIFIQUE. À DUMBÉA, L’URCD ATTEND TOUJOURS SES NOUVELLES INSTALLATIONSPOM, APE...
13/09/2026

LE RUGBY FRANÇAIS CHERCHE LES TALENTS DU PACIFIQUE. À DUMBÉA, L’URCD ATTEND TOUJOURS SES NOUVELLES INSTALLATIONS

POM, APER, clubs formateurs : derrière la nouvelle filière d’excellence, quelle place pour ceux qui ont fait émerger les talents ?

Dans mon précédent article consacré au Pôle Outre-Mer (POM) de Wallis-et-Futuna et à l’APER de Nouvelle-Calédonie, je posais une question :

Avant de détecter un talent, ne faut-il pas d’abord demander au jeune ce qu’il souhaite réellement ?

Derrière chaque potentiel sportif, il y a d’abord un enfant, ses rêves et ses propres projets.

AVANT LE PÔLE, IL Y A LE CLUB.

En Nouvelle-Calédonie, l’Union Rugby Club de Dumbéa (URCD) est depuis des années l’un de ces clubs formateurs.

UN CLUB FORMATEUR DUREMENT FRAPPÉ

Les installations de l’URCD ont été incendiées à plusieurs reprises en 2024, lors des émeutes qui ont frappé la Nouvelle-Calédonie.

En septembre, Les Nouvelles Calédoniennes rapportaient un deuxième incendie et publiaient une photographie des locaux détruits, issue de la page Facebook du club.

La Ville de Dumbéa a depuis engagé un projet de reconstruction des installations du parc des sports Gérald-Dalmas, évalué à 180 millions de francs CFP, soit environ 1,51 million d’euros.

L’État a accordé 28,8 millions de francs CFP, soit environ 241 000 €, tandis que 59,2 millions de francs CFP, soit environ 496 000 €, ont été sollicités auprès de la Nouvelle-Calédonie.

Mais le club attend toujours son nouvel outil de travail.

LE PACIFIQUE, NOUVEAU « VIVIER » DU RUGBY FRANÇAIS

Lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie en juillet 2025, Florian Grill, accompagné d’Abdelatif Benazzi, était venu parler du développement du rugby et du potentiel du territoire.

La FFR estime que la Nouvelle-Calédonie représente environ 0,25 % de ses licenciés, mais peut fournir jusqu’à 15 % des joueurs des équipes de France.

Le mot est révélateur : « VIVIER ».

Mais un vivier ne se crée pas tout seul. Il faut des éducateurs, des bénévoles, des terrains, du matériel et des clubs capables d’accompagner les jeunes avant leur arrivée dans les structures fédérales.

L’URCD fait partie de ces clubs.

Son travail a notamment contribué à faire émerger Peato Mauvaka, Rodrigue Neti ou Yoram Moefana, parmi d’autres talents.

ET L’AIDE ANNONCÉE PAR FLORIAN GRILL ?

Lors de sa venue en Nouvelle-Calédonie, Florian Grill avait annoncé vouloir aider le club et se rapprocher de la mairie de Dumbéa afin d’étudier les possibilités d’accompagnement.

ALORS OÙ EN EST CETTE AIDE SPÉCIFIQUE ANNONCÉE POUR L’URCD ?

Il ne s’agit évidemment pas de demander à la FFR de financer seule un projet de 1,51 million d’euros.

Mais peut-elle apporter un soutien particulier à un club qui a déjà largement contribué à la formation des talents du rugby français ?

DES DISPOSITIFS FÉDÉRAUX QUI NE SE VOIENT PAS À DUMBÉA

Ni le dispositif 5+5=20, aujourd’hui terminé, ni le 2,5+2,5=5 ne se traduisent, à ma connaissance, par une aide identifiée pour les installations de l’URCD.

Les aides de l’ANS que j’ai pu répertorier concernent d’autres actions, et non la reconstruction des équipements sportifs.

Pourtant, Florian Grill reconnaît lui-même que les infrastructures du rugby en Nouvelle-Calédonie sont largement désuètes et à Dumbéa détruites.

Alors une fois le président de la FFR reparti, qu’est-ce qui change réellement sur le terrain ?

À Dumbéa, pour l’instant, les installations attendent toujours.

UNE AIDE SYMBOLIQUE SERAIT DÉJÀ UN SIGNAL

J’avais déjà évoqué dans un précédent article les moyens dont dispose la FFR pour accompagner les clubs victimes de sinistres : gratuité des licences, soutien via Rugby au Cœur et dispositifs de solidarité.

Avec environ 200 licenciés, une prise en charge des licences sur une base moyenne de 60 € représenterait environ 12 000 €.

Une aide exceptionnelle de 20 000 € via Rugby au Cœur serait également envisageable.

Bien sûr, ces sommes restent dérisoires face aux 1,51 million d’euros du projet de reconstruction.
Mais ce serait un geste de solidarité envers un club formateur durement touché.

D’autant que la FFR a annoncé en 2026 4 millions d’euros supplémentaires via Rugby au Cœur pour accompagner les clubs amateurs.

AVANT LE PÔLE, IL Y A LE CLUB
C’est finalement là que mes deux articles se rejoignent.

À Wallis-et-Futuna, le POM doit permettre de détecter et d’accompagner les futurs talents.

En Nouvelle-Calédonie, l’APER et le pôle espoirs structurent la filière vers le haut niveau.

Mais avant les pôles, il y avait les clubs.

PEUT-ON CONSTRUIRE UNE FILIÈRE D’EXCELLENCE DANS LE PACIFIQUE SANS RENFORCER CEUX QUI, SUR LE TERRAIN, ONT ÉTÉ LES PREMIERS À FAIRE ÉMERGER SES TALENTS ?

La question n’est pas de savoir si la FFR doit reconstruire les installations de Dumbéa.

Elle ne le peut pas seule.

La question est de savoir si l’aide annoncée au club peut désormais devenir concrète.

Car avant le joueur détecté, il y a celui qui lui a tendu son premier ballon.

Et avant le pôle, il y a le club.


12/09/2026

Wallis : derrière le POM, la question du déracinement des jeunes talents

Du 9 au 12 avril 2026, seize jeunes du pôle espoirs de Nouvelle-Calédonie étaient accueillis à Wallis. Le 12 avril, à Mata-Utu, le nouveau Pôle Outre-Mer (POM) de rugby lançait sa première journée de détection.

Une initiative destinée à structurer la filière locale, et dont l'intention peut évidemment sembler positive. Mais une séquence de la vidéo consacrée à cette journée pose une question beaucoup plus fondamentale.

On y voit une jeune fille participer à cette détection. Lorsqu'elle évoque son avenir, elle explique pourtant qu'elle ne veut pas intégrer le POM, qu'elle a d'autres projets et ne semble pas se projeter dans le parcours que l'on cherche à lui proposer.

Cette image résume peut-être à elle seule le véritable sujet : avant de détecter un talent, ne faudrait-il pas commencer par demander à l'enfant ce qu'il veut devenir ?

Wallis-et-Futuna est depuis longtemps considéré comme un formidable vivier pour le rugby français.

Les exemples sont nombreux pour une si petite ile :

les sœurs Manae et Teani Feleu, toutes deux internationales françaises, sont originaires de Futuna.

Yoram Moefana, international français de l'Union Bordeaux-Bègles, est lui aussi né à Futuna et y a découvert le rugby.

Ces réussites peuvent naturellement donner envie aux institutions de mieux détecter et accompagner les jeunes talents du territoire.

Mais elles peuvent aussi conduire à considérer Wallis-et-Futuna avant tout comme un réservoir de joueurs et de joueuses à fort potentiel, qu'il faudrait identifier le plus tôt possible et orienter vers une filière.

Et c'est là que se pose la question du déracinement.

Pour un jeune de Wallis ou de Futuna, intégrer une filière de haut niveau peut signifier quitter son île, sa famille, son environnement culturel et parfois son projet personnel pour partir en Nouvelle-Calédonie ou en métropole.

Ce n'est pas simplement changer de club. C'est changer de vie.

Alors, avant de parler de potentiel, de détection ou de futurs champions, une question devrait être posée en premier :

« Est-ce que c'est vraiment ce que tu veux ? »

Or, dans le cas de cette jeune fille, tout laisse penser que cette étape essentielle a été sautée.

Le POM peut être une formidable opportunité pour les jeunes de Wallis-et-Futuna qui souhaitent réellement s'engager dans le rugby.

Mais une politique de détection ne devrait jamais partir de ce que le rugby veut faire d'un enfant. Elle devrait partir de ce que l'enfant veut faire de sa vie.

Car un territoire ne doit pas être seulement considéré comme un vivier de talents.

Derrière chaque potentiel, il y a d'abord un enfant, avec ses propres rêves.



12/09/2026
MAAGI JESSOP : À VOUS DE JUGERMaagi Jessop, 13 ans, est décédé par noyade à Futuna le 22 mai 2024, lors d’une activité r...
11/09/2026

MAAGI JESSOP :
À VOUS DE JUGER

Maagi Jessop, 13 ans, est décédé par noyade à Futuna le 22 mai 2024, lors d’une activité rugby réunissant des jeunes de plusieurs clubs, encadrée notamment par un conseiller technique de club (CTC), salarié du comité de Wallis-et-Futuna.

Le document ci-dessous est le procès-verbal du Bureau fédéral de la FFR des 22 et 23 mai 2024.

Florian Grill y indique vouloir rendre hommage au « jeune joueur de Futuna récemment décédé » et apporter son soutien à sa famille, à ses proches et à son club.

Il est donc faux de dire qu’il n’a pas informé le Bureau fédéral.

MAIS LA FFR, CE N’EST PAS SEULEMENT LE BUREAU FÉDÉRAL

Vous avez ici la liste des membres présents.

Le PV indique ensuite :

« Florian GRILL rappelle la situation en Nouvelle-Calédonie et maintient son soutien. »

Une phrase sur le décès de Maagi. Puis immédiatement les évenements de la Nouvelle-Calédonie.

Cela ne prête t il pas à confusion ? A Laisser penser qu’il y a un lien ?

Le PV a ensuite été soumis au Comité directeur le 14 juin et approuvé par 19 voix contre 8.

Parmi les seize membres qui démissionneront quelques mois plus t**d, plusieurs étaient absents ce jour-là.

Voilà les faits.
Le document est là.
À vous de le lire et de vous faire une opinion.


Nous allons maintenant entrer dans le détail de cette affaire, documents à l’appui.

MAAGI JESSOP : « RÉCUPÉRATION POLITIQUE »… VRAIMENT ?Les réactions de Françoise Grill et Béatrice Eon confrontées aux fa...
10/09/2026

MAAGI JESSOP :
« RÉCUPÉRATION POLITIQUE »… VRAIMENT ?

Les réactions de Françoise Grill et Béatrice Eon confrontées aux faits

Le 1er octobre 2024, seize membres du comité directeur de la FFR démissionnent.

Parmi leurs griefs : la manière dont la Fédération aurait traité le décès de Maagi Jessop, jeune rugbyman de Futuna, mort noyé à 13 ans le 22 mai 2024.

La réaction de Françoise Grill, épouse du Président Florian Grill, est immédiate. Elle dénonce une opposition qui « crie au loup » alors qu’elle aurait été informée depuis des mois et écrit :

« S’en servir comme argument de campagne est tout simplement abject. »

Avant de conclure :

« Vivement que ça se termine, le rugby s’en portera mieux. Go Grill ! »

Quelques heures plus t**d, Béatrice Eon, proche familiale de Florian Grill et vice-présidente d’Ovale Ensemble, enfonce le clou :

« Il y a un côté trumpien dans ce camp : raconter n’importe quoi, pour exister, quitte à se décrédibiliser complètement. »

Et surtout :

« Je pense aux parents de cet enfant décédé qui sert de paillasson à une équipe aux abois. »

Des mots particulièrement durs. Mais que disent réellement les faits ?

FLORIAN GRILL AVAIT BIEN INFORMÉ LE BUREAU FÉDÉRAL

Dans le procès-verbal du Bureau fédéral des 22 et 23 mai 2024 on peut lire que Florian Grill y rend hommage au « jeune joueur de Futuna récemment décédé » et souhaite apporter son soutien à sa famille, à ses proches et à son club.

Il serait donc faux d’affirmer que Florian Grill aurait caché le décès au Bureau fédéral. Mais Le Bureau fédéral n’est pas l’ensemble du comité directeur de la FFR.

Et surtout le compte rendu reste extrêmement succinct. Pas de nom, pas de circonstances . puis l’hommage au jeune joueur est immédiatement suivi d’un rappel sur la situation en Nouvelle-Calédonie pouvant laisser penser que les deux informations sont liés ou complémentaires

Alors qui a été informé, quand et de quelle manière ?

UNE RÉCUPÉRATION PEUT EN CACHER UNE AUTRE

On peut parfaitement reprocher à l’opposition d’avoir utilisé la mort de Maagi dans une bataille électorale.

Mais le reproche peut aussi être retourné.

Françoise Grill et Béatrice Eon n’utilisent-elles pas elles-mêmes le drame pour défendre Florian Grill et son équipe ?

En invoquant les parents de Maagi pour condamner leurs adversaires, elles placent elles aussi la famille au cœur de la polémique politique.

Le paradoxe est là.
On accuse l’opposition de « récupérer » le décès d’un enfant, tout en s’appuyant soi-même sur ce décès pour dénoncer une équipe « aux abois ».

ET QUI PEUT DIRE CE QUI EST BON POUR LE RUGBY ?

Françoise Grill va même au-delà de la simple défense de son mari.

Elle affirme que cette situation « devient vraiment malsaine pour le rugby » et ajoute :

« Vivement que ça se termine, le rugby s’en portera mieux. Go Grill ! »

Autrement dit, elle intervient aussi pour dire ce qui serait bon ou mauvais pour le rugby et pour désigner ceux qui, selon elle, lui seraient nuisibles.

Cette posture interroge lorsqu’elle émane de l’épouse du président-candidat, tandis que Béatrice Eon appartient à son entourage familial et politique.

Le nom, la proximité et l’autorité morale ainsi revendiquée peuvent-ils suffire à clore le débat ?
Non.

LES FAITS PLUTÔT QUE LES PROCÈS D’INTENTION

Les documents disponibles racontent une histoire plus nuancée que les réactions du 1er octobre.

Oui, Florian Grill avait évoqué le décès devant le Bureau fédéral.

Mais cela ne permet pas de conclure que toute la gouvernance fédérale avait été informée de manière suffisamment précise, ni que la réaction de la FFR avait été à la hauteur de la gravité du drame.

C’est précisément là que le débat doit se situer.

On peut dénoncer la récupération politique de l’opposition. Mais on peut aussi s’interroger sur l’instrumentalisation inverse : invoquer le respect de la famille pour disqualifier toute question gênante sur la manière dont la FFR a traité la mort d’un de ses jeunes licenciés.

Maagi Jessop ne doit être ni une arme électorale, ni un sujet interdit.

Sa mort mérite mieux que des procès d’intention entre camps politiques.

Elle mérite simplement, alors que nous ne sommes plus en campagne électorale, que l’on regarde les faits.

LA SUITE : LES FAITS, DANS LE DÉTAIL

Ce premier article ne prétend pas épuiser le sujet.

Dans les prochains posts, nous reviendrons dans le détail sur le déroulement de cette affaire, sur les circonstances du décès de Maagi Jessop, sur les responsabilités de chacun et sur les documents qui permettent aujourd’hui de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé.

J’ai également récupérer au greffe de Mata’Utu le jugement rendu dans cette affaire.

Un document particulièrement important, dont nous examinerons ensemble le contenu dans les prochains posts.

ET DISONS-LE DÈS MAINTENANT : À SA LECTURE, CERTAINS ÉLÉMENTS SONT POUR LE MOINS STUPÉFIANTS.

Car au-delà des polémiques politiques, il y a désormais des faits, des documents et une décision de justice qui doivent nous questionner sur les obligations de sécurite d’une fédération ayant délégation de service public.

C’est la question que j’ai posé à la Ministre des sports.


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SEPTEMBRE, LE MOIS DES VENDANGES… ET DES DÉPARTS MASSIFS 🏉Septembre est souvent le mois où les clubs découvrent les cons...
09/09/2026

SEPTEMBRE, LE MOIS DES VENDANGES…
ET DES DÉPARTS MASSIFS 🏉

Septembre est souvent le mois où les clubs découvrent les conséquences des mutations. Certains voient partir quelques joueurs, parfois une équipe entière.

L’article 256 des règlements généraux prévoit un mécanisme de protection des associations lorsqu’un départ massif ou exagéré risque de mettre un club en difficulté.

Le principe est légitime : un club ne doit pas pouvoir être vidé de ses joueurs au point de ne plus pouvoir aligner une équipe.

Mais est-ce vraiment en bloquant les joueurs que l’on règle le problème ?

CHEZ LES SENIORS, LE DÉPART MASSIF EST SOUVENT LE SYMPTÔME D’UN MALAISE

Chez les adultes, lorsqu’il n’y a pas d’argent ou d’avantages, les départs groupés sont souvent l’histoire d’un groupe de copains qui souhaite continuer à jouer ensemble ailleurs : changement d’entraîneur, désaccord avec le projet sportif, ambiance, différences de traitement ou simplement envie de tourner la page.

Dix joueurs qui partent peuvent évidemment mettre une équipe en difficulté.

Mais un joueur senior qui ne veut plus jouer dans son club ne retrouvera pas l’envie parce que sa mutation est bloquée. Il ne jouera pas, ira ailleurs ou arrêtera.

La protection du club est donc nécessaire, mais elle ne doit pas forcément passer par la rétention des joueurs.

PROTÉGER LE CLUB SANS LE SANCTIONNER

Si un départ massif reconnu met un club dans l’impossibilité de respecter certaines obligations sportives, notamment de présenter une équipe réserve lorsque celle-ci est obligatoire, il ne faudrait pas lui infliger une double peine.

Pourquoi lui appliquer une sanction financière alors qu’il vient déjà de perdre une partie importante de son effectif ?

Selon le niveau de compétition et les règlements des Ligues, pourquoi ne pas prévoir une année de tolérance, voire une dispense exceptionnelle de certaines obligations, le temps de reconstruire l’effectif ?

La Ligue protégerait ainsi réellement le club, sans empêcher les joueurs de pratiquer leur sport ailleurs.

Protéger un club ne signifie pas nécessairement retenir ses joueurs.

CHEZ LES JEUNES, LA QUESTION EST DIFFÉRENTE

Un jeune peut avoir besoin de rejoindre un club de niveau supérieur pour progresser. C’est parfois une véritable nécessité sportive.

Mais que se passe-t-il lorsqu’il entraîne avec lui dix ou douze copains ?

Ont-ils tous le niveau pour suivre ?

Pas forcément.

Le premier peut avoir besoin de franchir un cap. Les autres risquent de rejoindre une structure où ils auront peu, voire pas, de temps de jeu.

Le club formateur perd alors une génération et certains jeunes peuvent finir par arrêter le rugby.

C’est pourquoi, lorsqu’un départ collectif de jeunes se présente, pourquoi ne pas imaginer une évaluation sportive par les CTC et le DTL de la Ligue ?

Le jeune qui a le niveau pour évoluer plus haut doit pouvoir partir.

Mais pour les autres, la décision pourrait être différente :

Ce ne serait plus le club formateur qui « bloque » son joueur. Ce serait la Ligue qui, après évaluation par ses techniciens, constaterait que cette mutation n’est pas, à ce moment-là, dans l’intérêt sportif du jeune.

Et cela change tout.

LA FORMATION A AUSSI UN COÛT

Former un jeune pendant plusieurs années représente un investissement : éducateurs, équipements, déplacements, infrastructures, encadrement…

Le règlement prévoit que le club formateur peut renoncer à l’indemnité de formation.

Il faudra enlever cette possibilité de renoncer au paiement de l’indemnité ce qui est source de conflit.

Souvent le club recruteur ne veut pas payer puisqu’il n’est pas demandeur et laisse les parents et le club quitté gérer la situation.

Les parents reprochent alors au club formateur de vouloir « faire de l’argent sur leur enfant », ce qui est douloureux à entendre pour le club formateur qui a beaucoup fait, justement pour leurs enfants.

Mais pourquoi le club recruteur ne paierait-il pas systématiquement l’indemnité de formation ? Cela l’obligerait peut-être à réfléchir avant de recruter.

D’ailleurs 20 % de l’indemnité sont conservés par la ligue régionale sans que le réglement prévoit qu’elle puisse y renoncer. Ligue qui normalement réinvestit ces sommes souvent conséquentes dans la formation

La formation a un coût. Et ce coût doit être compris et assumé par le rugby.

LE CLUB QUI ACCUEILLE DOIT AUSSI PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

Le grand club qui accueille dix ou quinze jeunes d’un même club ou bassin doit se demander s’il pourra réellement les faire jouer.

Pourquoi ne pas travailler avec les clubs voisins ?

Pourquoi ne pas développer les doubles licences et une véritable politique de bassin ?

Le but ne devrait pas être de vider les petits clubs pour remplir les grands.

Le but doit être de permettre au maximum de jeunes de jouer au rugby.

Là encore les CTC et le DTL devraient avoir leur mot à dire et un réel pouvoir pour proteger les petits clubs.

PROTÉGER SANS DÉRACINER

La Ligue doit donc jouer pleinement son rôle et examiner les situations au cas par cas.

Chez les seniors, la liberté du joueur doit primer, tout en accompagnant le club réellement fragilisé.

Chez les jeunes, le projet sportif doit primer : un joueur qui a le niveau pour progresser doit pouvoir le faire, aucun entraîneur ne le retiendra, mais ses copains ne doivent pas automatiquement le suivre si cette mutation n’est pas dans leur intérêt.

Et le club qui accueille doit lui aussi prendre ses responsabilités.

Car le rugby amateur n’est pas un marché où les grands clubs viennent faire leurs courses chez les petits.

C’est un écosystème.

Protéger les clubs, oui.
Protéger la formation, absolument.
Retenir les joueurs contre leur volonté, pas forcément.

Le véritable objectif doit rester le même : permettre au plus grand nombre de jouer au rugby


COLOSSE AUX PIEDS D’ARGILE : UNE SITUATION QUI INTERPELLE LE RUGBYL’article publié par Sud Ouest nous apprend que Coloss...
09/09/2026

COLOSSE AUX PIEDS D’ARGILE :
UNE SITUATION QUI INTERPELLE LE RUGBY

L’article publié par Sud Ouest nous apprend que Colosse aux pieds d’argile, association devenue une référence dans la prévention des violences sexuelles, du harcèlement et du bizutage, connaît aujourd’hui de très importantes difficultés financières.

Créée en 2013 par Sébastien Boueilh, l’association a depuis sensibilisé plusieurs centaines de milliers de jeunes et d’adultes et accompagné plusieurs milliers de victimes.

Elle indique aujourd’hui fonctionner avec un budget annuel de 2,4 millions d’euros, alors qu’elle ne bénéficie que de 2 500 euros de subvention de fonctionnement de l’État.

Elle consacre par ailleurs près de 300 000 euros par an sur ses propres ressources à l’accompagnement des victimes et de leurs proches.

Face à cette situation, Colosse demande aujourd’hui à l’État de prendre ses responsabilités et de contribuer davantage au financement d’une mission qui relève manifestement de l’intérêt général.

Elle a fixé un premier objectif de mobilisation de 600 000 euros, avec l’ambition de parvenir à terme à 1 million d’euros.

Une histoire qui concerne particulièrement le rugby

L'histoire personnelle de Sébastien Boueilh est intimement liée au rugby. Ancien rugbyman, il a été victime de viols entre 12 et 16 ans par un membre de sa famille, alors qu'il évoluait dans cet environnement de confiance.

Son histoire a été portée à la connaissance du grand public avec le téléfilm « Le Colosse aux pieds d’argile », diffusé sur TF1 en 2023, avec Éric Cantona.

Ce récit rappelle une réalité essentielle : les violences peuvent être commises par des personnes auxquelles les enfants et leurs parents accordent une confiance totale.

D'où l'importance de la prévention, de la formation des éducateurs et de la capacité des structures sportives à recueillir la parole et à agir.

Et le rugby français dans tout cela ?

Colosse aux pieds d’argile indique qu'une première fédération sportive s'est engagée à ses côtés dès avril 2014. Aujourd'hui, l'association travaille avec plus d'une quarantaine de fédérations sportives.

La FFR fait partie depuis longtemps de cet environnement.

Les documents fédéraux montrent notamment qu'en 2016, une ligne budgétaire de 12 000 euros était consacrée à Colosse aux pieds d’argile.

En 2023, le Comité directeur de la FFR a officiellement inscrit à son ordre du jour « l’extension du partenariat avec l’association Colosse aux pieds d’argile ».

Le projet prévoyait notamment la formation des référents, un parcours de formation destiné aux dirigeants et éducateurs ainsi que des actions sur le bizutage et le harcèlement.

Depuis, des actions continuent manifestement à être menées dans l'environnement fédéral. La FFR et ses structures territoriales continuent de travailler avec Colosse, et l'association intervient encore auprès du rugby.

La question n'est donc pas de savoir si ce partenariat a existé.

Il a existé et il semble toujours exister.

La question est plutôt de savoir où en est aujourd'hui le soutien de la FFR.

Quel est le contenu de la convention actuellement en vigueur ?

Quel est le montant consacré par la Fédération à ce partenariat ?

Et surtout, alors que Colosse lance aujourd'hui un appel public pour pouvoir continuer à accompagner les victimes, quelle place la FFR entend-elle donner à ce combat ?

Ces questions sont d'autant plus légitimes que la protection des licenciés, et particulièrement des mineurs, constitue un enjeu majeur pour une fédération délégataire de service public.

Il est également regrettable que les procès-verbaux publics des instances fédérales permettent difficilement aujourd'hui de connaître précisément les engagements financiers et les modalités du partenariat actuel avec Colosse aux pieds d’argile.

Au-delà de la question financière, il existe enfin un autre moyen pour une fédération comme la FFR d'aider une association : sa capacité à communiquer, à sensibiliser et à mobiliser son immense réseau.

Alors que Colosse alerte aujourd'hui sur sa situation et demande une mobilisation collective, il serait utile que l’une des premières fédérations sportives française puisse également faire entendre sa voix et contribuer à donner davantage de visibilité à cet appel.

Parce que la prévention des violences et la protection des enfants ne peuvent pas reposer uniquement sur les associations qui ont choisi de porter ce combat.


ET SI FLORIAN GRILL AVAIT CRÉÉ LE DÉSASTRE DE LA COUPE DU MONDE QU’IL PRÉTEND VOULOIR SAUVER AUJOURD’HUI ?ÉPISODE 4 — DE...
08/09/2026

ET SI FLORIAN GRILL AVAIT CRÉÉ LE DÉSASTRE DE LA COUPE DU MONDE QU’IL PRÉTEND VOULOIR SAUVER AUJOURD’HUI ?

ÉPISODE 4 — DE L’ÉLECTION À LA CAMPAGNE

DEPUIS 2016

Florian Grill siège au Comité directeur de la FFR depuis 2016.

Il critique la gouvernance et les finances, mais ne demande ni les comptes de la FFR, ni ceux de France 2023. Étonnant non ?

C’est moi qui saisirai la CADA puis le Tribunal administratif de Versailles pour les obtenir.

APRÈS CLAUDE ATCHER

Claude Atcher est suspendu en août 2022 puis quitte définitivement le GIP en octobre.

Jacques Rivoal reste président.
Julien Collette prend la direction opérationnelle du GIP.

Un audit RNK est réalisé à l’automne 2022.

Puis RNK obtient un marché d’accompagnement pour la livraison du tournoi.

Selon la Cour des comptes :
• 27,6 M€ de dépenses supplémentaires liées à la livraison ;
• environ 3 M€ de surcoût imputable à l’accord-cadre RNK.

14 JUIN 2023 :
FLORIAN GRILL DEVIENT PRÉSIDENT

À trois mois de la Coupe du monde, il prend les commandes.

27 JUIN : IL EST INFORMÉ

En Bureau fédéral. Alexandre Martinez alerte déjà :

• les difficultés de TVA concernant Couleur ;
• les difficultés de paiement de Daimani ;
• une provision de 2,9 M€ pour redressement fiscal

Florian Grill est présent, il préside ce bureau.

12 JUILLET 2023

Claude Hélias, trésorier général de la FFR et proche de Florian Grill, entre au comité d’audit du GIP et du GIE.

DAIMANI — SELON LA COUR DES COMPTES
SOCIETE QUI COMMERCIALISE LES PACKS HOSPITALITÉ À L’ÉTRANGER.

17 novembre 2021 : contrat initial de 44,3 M€.

31 mars 2022 : 8,9 M€ dus et premier défaut.

12 mai 2022 : avenant n°1, rééchelonnement.

Claude Atcher est licencié

Daïmani est à jour de ses paiements.

Julien Colette devient administrateur du GIE

31 décembre 2022 : nouveau défaut, 8,8 M€ dus.

20 mars 2023 : nouveaux avenants.

8 septembre 2023 : avenant n°4, sous la présidence de Florian Grill depuis juin

22,7 M€ réalisés.
Objectif ramené à 15 M€.
Nouvelle garantie exigée de Daimani Holding AG.

Mais Daimani affirme n’avoir reçu qu’environ 4 000 des 20 000 places qu’elle estime devoir encore commercialiser. Elle soutient que les quelque 16 000 autres places auraient pourtant été vendues et occupées par d’autres circuits, avec, selon elle, une TVA à 5,5 % alors qu’elle devait appliquer 20 %.

LA TVA — SELON LA COUR DES COMPTES

2019 : rescrit fiscal demandé par le GIE.

Réponse du fisc : TVA à 20 % sur les packages concernés.

KPMG intervient ensuite sur l’analyse fiscale du dossier et recommande:
Rescrit fiscal ou facturer à l’agence Couleur avec une TVA à 20%

Juillet 2023 : début du contrôle fiscal.

22 décembre 2024 : 20,7 M€ de redressements et pénalités sont notifiés :

• 14,4 M€ concernant Couleur ;
• 6,1 M€ concernant Vinci Stadium.

POUR LE GIE EN RÉSUMÉ

LE GIE EN QUELQUES CHIFFRES

Recettes prévues : 30 M€.

DAIMANI : contrat initial de 44,3 M€.
Au final, le contentieux porte notamment sur 11,7 M€ restant dus.

REDRESSEMENT FISCAL : 20,7 M€ au total.
• Couleur : 14,4 M€, dont 4 M€ de pénalité.
• Vinci Stadium : 6,1 M€.

PERTE DU GIE : 35,7 M€ dans les comptes, avant les redressements fiscaux notifiés fin 2024.

POUR CAMPUS 2023 QUI IMPACTE LES COMPTES DU GIP

Eviron 33M€ de compte rémunérations déficitaire

À l’inverse, le compte formation dégage 17,1 M€ de surplus.

Au total, le Campus présente un solde déficitaire d’environ 15,9 M€.

Mais où sont passés les 17 M€ du compte Formation ?

Explications à venir.

ALORS, QU’A FAIT FLORIAN GRILL ?

Je connais personnellement Florian Grill.

Ce n’est pas quelqu’un que j’imagine ne rien faire.

Alors la question n’est peut-être pas :

« POURQUOI N’A-T-IL RIEN FAIT ? »

Mais :

« QU’A-T-IL FAIT ? »

Et surtout :

« QU’EST-CE QU’IL A FAIT QUE NOUS NE SAVONS PAS ? »

INCOMPÉTENCE ?
CALCUL POLITIQUE ?
OU DES ACTIONS RESTÉES INCONNUES ?

Les documents, les contrats, les procès-verbaux et les comptes permettront peut-être de répondre.

À SUIVRE :

LES COMPTES ET L’ARGENT DE LA FFR INTÉRESSENT-ILS RÉELLEMENT FLORIAN GRILL ?


🏈 PLAN RUGBY SOLIDAIRE — CLUBS SINISTRÉSUNE SOLIDARITÉ QUI NE COÛTE RIEN À LA FFRET QUI S’INSCRIT DANS LA RECOMMANDATION...
06/09/2026

🏈 PLAN RUGBY SOLIDAIRE — CLUBS SINISTRÉS

UNE SOLIDARITÉ QUI NE COÛTE RIEN À LA FFR

ET QUI S’INSCRIT DANS LA RECOMMANDATION DE LA COUR DES COMPTES

Les incendies en Gironde, les Landes, le Var ... montrent l’urgence de créer un dispositif durable, autofinancé, automatique et réactif.

Un club peut être sinistré par un incendie, une inondation ou une tempête, mais aussi par la fermeture d’une usine, un plan social, le départ d’une caserne, la disparition d’un bassin d’emploi ou d’un partenaire majeur.

Un club peut être sinistré sans que ses vestiaires, son club-house ou ses terrains aient brûlé.

Derrière lui, ce sont des joueurs, des bénévoles, des éducateurs, des dirigeants et des familles qui peuvent être directement touchés. Un club qui peut disparaître.

UN PRINCIPE QUI EXISTE DÉJÀ : LE FONDS D’ASSURANCE

Le rugby français sait déjà mutualiser les risques.

Le fonds d’assurance, proposé au vote des clubs par le trésorier général de la FFR René Hourquet au Congrès de Tours en 2004, permet de couvrir les conséquences des accidents graves.

Ce fonds, dont le niveau de réserve avait alors été fixé à 26 M€, permet aujourd’hui l’indemnisation des grands blessés pour des montants pouvant atteindre 4,5 M€ et jusqu’à 6 M€ dans les situations les plus lourdes.

Il est constitué par la mutualisation des sommes liées aux licences après paiement des primes d’assurance.

Au 30 juin 2025, le rapport financier de la FFR fait apparaître :

- 50,293 M€ : fonds d’assurance ;
- 7,922 M€ : actions sécurité ;
- 0,439 M€ : fonds de solidarité ;
- 36 290 € : action sinistre.

Soit plus de 51 M€ pour l’ensemble des fonds concernés.

La FFR indique par ailleurs que le fonds d’assurance appartient aux licenciés et ne doit pas être confondu avec les finances de la Fédération.

La Cour des comptes recommande justement que ce fonds soit sécurisé dans une structure juridiquement distincte de la FFR.

Alors, pourquoi ne pas aller plus loin ?

Si le rugby sait mutualiser plusieurs millions d’euros pour protéger un licencié gravement blessé, il peut aussi mutualiser quelques euros pour protéger un club sinistré.

1 — LA GRATUITÉ DES LICENCES :
UNE AIDE AU CLUB

Lorsqu’un club est reconnu sinistré, ses licences seraient gratuites pendant la période concernée.

Cette aide revient directement au club et soulage sa trésorerie.

Avec une hypothèse moyenne de 60 € par licence :

- 100 licenciés → 6 000 €
- 200 → 12 000 €
- 300 → 18 000 €
- 500 → 30 000 €
- 700 → 42 000 €

Pour un club qui perd des recettes, du matériel, des installations ou des partenaires, ces montants peuvent être déterminants.

Cela ne coûterait rien à la FFR car financé par le fond d’assurance qui est l’argent des licenciés

2 — UNE AIDE D’URGENCE POUR LES ACTEURS DU RUGBY

La gratuité des licences protège le club.

Mais elle ne répond pas au joueur qui a perdu sa maison, au bénévole qui a perdu son entreprise, à l’éducateur dont le foyer est sinistré ou à la famille brutalement fragilisée.

Le club pourrait donc solliciter une aide d’urgence pour les personnes directement touchées : joueurs, licenciés, bénévoles, éducateurs ou dirigeants.

Le mécanisme serait simple :

La personne est sinistrée.

Le club constate le préjudice.

Le comité directeur du club prend une décision et propose un montant.

Un dossier court est transmis à la structure indépendante qui abrite le fonds d’assurance.

Le dossier précise le préjudice subi et l’aide proposée.

La structure indépendante instruit, décide et finance.

Avec une réponse sous 10 à 15 jours maximum.

Le club devient ainsi le relais de proximité, sans avoir à puiser dans sa propre trésorerie.

3 — RUGBY AU CŒUR :
ÉLARGIR LA SOLIDARITÉ

Rugby au Cœur dispose aujourd’hui d’un rôle majeur dans la solidarité du rugby français.

La Fondation Albert Ferrasse, historiquement consacrée aux grands blessés, versait des rentes aux grands blessés d’avant 1999, finançait d’autres actions et versait une aide systématique de 10 000 €, destinée à financer les premiers frais des personnes gravement accidentées ou de leurs ayants droit.

La Fondation Ferrasse a rejoint Rugby au Cœur en 2026, avec une trésorerie d’environ 6 M€ et le maintien de droits spécifiques liés à sa mission historique.

Pourquoi la solidarité du rugby devrait-elle s’arrêter aux grands blessés et ne pas venir en complément du fonds d’assurance ?

Un club peut lui aussi être victime d’un drame qui menace sa survie :

incendie, inondation, tempête, sécheresse ou autre catastrophe naturelle ;

mais aussi fermeture d’une usine, disparition d’un bassin d’emploi, fermeture d’un site industriel, départ d’une caserne ou catastrophe économique touchant tout un territoire.

Dans ces situations, les clubs jouent souvent un rôle essentiel de lien social et de reconstruction.

Rugby au Cœur pourrait donc disposer d’une réserve de solidarité destinée aux clubs et aux personnes qui les font vivre, pour intervenir rapidement lorsque les assurances ou les aides publiques ne sont pas encore disponibles.

Mais pour être pleinement crédible dans cette mission, le fonds de dotation Rugby au Cœur devrait disposer d’une véritable indépendance vis-à-vis de la direction fédérale, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

TROIS NIVEAUX DE SOLIDARITÉ

Au fond, le principe est simple :

LE FONDS D’ASSURANCE

→ La gratuité des licences pour soulager le club.

LA STRUCTURE INDÉPENDANTE DU FONDS

→ Une aide d’urgence aux joueurs, licenciés, bénévoles, éducateurs et dirigeants sinistrés.

RUGBY AU CŒUR

→ Une réserve de solidarité pour intervenir rapidement auprès des clubs et des territoires touchés.

Trois outils. Trois missions. Une même philosophie : ne pas laisser un club et ceux qui le font vivre seuls face à la catastrophe.

La solidarité, ce n’est pas seulement un discours. C’est ce que l’on fait lorsque l’autre est à terre.

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