10/06/2026
J’ai cru que mon corps m’avait trahie.
En réalité, il avait traversé.
Il y a un an, j’accouchais de mon deuxième bébé.
Un accouchement éprouvant, pendant lequel j’ai clairement failli mourir.
Mais si je suis honnête, la rupture avec mon corps avait commencé bien avant.
Elle a commencé avec une fausse couche.
Avant ça, mon corps avait toujours été mon appui.
Ma force.
Mon refuge.
J’ai toujours vécu avec lui, en lui, à travers le mouvement.
Et puis quelque chose s’est brisé.
Pour la première fois, j’ai eu l’impression que mon corps pouvait me lâcher.
Qu’il pouvait faillir.
Qu’il n’était plus cet endroit sûr que j’avais toujours connu.
Puis il y a eu cette grossesse.
Et l’alitement.
Des mois sans bouger.
Des mois à vivre dans un corps que je ne reconnaissais plus vraiment.
Un corps devenu fragile.
Un corps dont j’avais peur.
Et j’ai cru qu’il m’avait trahie.
C’est ça, je crois, qui m’a le plus bouleversée.
Cette sensation intime, presque viscérale, que mon propre corps n’était plus mon allié.
Alors le jour de mon accouchement, je n’étais pas sereine.
J’avais peur.
Parce qu’au fond, je ne savais plus si je pouvais encore lui faire confiance.
Et puis avec le temps, j’ai compris autre chose.
Mon corps ne m’avait pas trahie.
Il avait traversé.
Il avait porté.
Il avait tenu.
Aujourd’hui, je le regarde autrement.
Avec plus de douceur.
Plus de respect.
Et c’est aussi de là qu’est né Wonder Flow 💛