12/04/2026
C’est pourquoi au MYCS de Seclin, nous travaillons constamment et en profondeur l’équilibre, particulièrement en cours de Zen Moving, Yoga et Qi Gong. Les participants à nos cours déclarent d’ailleurs ressentir une amélioration, nos disciplines étant recommandées par des médecins et kinésithérapeutes. Le Zen Moving, c’est le mercredi en fin d’après-midi, le yoga les mardi ou mercredi soir et le Qi Gong le lundi soir. Marie Pierre Hoogewys ManiereMarie Germaine Lem Demaerle Céline Conseillère Municipale de SeclinMarylene PolletDominique DelahayeValérie HerbautSylvie LemoineAurélie Souc Carpentier Isabelle Vanelslande Astrée Wartelle
Ce qui se passe dans votre CERVEAU et vos MUSCLES lorsque vous vous tenez sur une SEULE JAMBE
La capacité à maintenir l'équilibre sur un seul membre est l'une des preuves les plus révélatrices de la santé physique, neurologique et fonctionnelle d'un être humain, même si elle est généralement ignorée jusqu'à ce que l'instabilité apparaisse. Pendant la jeunesse, cette compétence semble automatique, mais à partir de 30 ans commence une détérioration silencieuse qui affecte l'autonomie à long terme. Ce processus est profondément lié à la sarcopénie, qui est la perte progressive de masse musculaire. Lorsque les muscles des jambes et du tronc s'affaiblissent, non seulement la force est perdue, mais aussi la capacité de réaction nécessaire pour corriger un trébuchement avant qu'il ne se transforme en chute. C'est pourquoi l'incapacité à se tenir sur une jambe ne doit pas être considérée uniquement comme un problème d'équilibre, mais comme un signal d'alerte sur l'état musculaire global et la fragilité de l'organisme.
Le maintien de cette posture exige que le cerveau effectue un travail d'intégration sensorielle massive, en traitant en millisecondes des informations provenant de la vision, de l'oreille interne et du réseau nerveux qui rapportent la position du corps dans l'espace. Cette coordination neuromusculaire est le reflet direct du vieillissement cérébral. Plusieurs études ont montré que les personnes incapables de maintenir l'équilibre pendant quelques secondes présentent un risque plus élevé de détérioration cognitive accélérée et d'événements cardiovasculaires. Cela se produit parce que l'équilibre évalue la vitesse de traitement du système nerveux et sa capacité d'adaptation. Les chutes ne proviennent généralement pas d'une faiblesse extrême, mais d'une lenteur de la réponse motrice ; ce n'est pas le trébuchement qui définit la blessure, mais l'incapacité à remettre la jambe à temps pour récupérer le centre de gravité.
La bonne nouvelle c'est que l'équilibre n'est pas une faculté statique mais une compétence hautement entraînable même dans les âges avancés. En défiant le corps de cette façon, des régions du cortex préfrontal responsables de l'attention et de la mémoire de travail sont activées, ce qui génère des avantages qui vont au-delà du simple physique. Intégrer cet exercice dans la vie quotidienne est simple et ne nécessite pas d'équipements spéciaux ni de routines complexes. On peut pratiquer tout en se brossant les dents, en faisant la vaisselle en alternant les appuis ou en essayant simplement de maintenir la posture pieds nus pour augmenter la sensibilité tactile. Entraîner l'équilibre aujourd'hui est un investissement direct dans la longévité, en veillant à ce que le corps et le cerveau maintiennent la communication nécessaire pour marcher avec confiance et préserver l'indépendance fonctionnelle pour de nombreuses années à venir.