30/03/2025
Ca y est, le voyage est terminé !
Après quasiment 3 semaines au Cap pour une partie de l’équipe, nous avons regagné nos domiciles respectifs et il est déjà temps de conclure cette aventure initiée il y a quasiment 1 an avec l’inscription à la loterie pour l’édition 2025 !
Cette 2ème édition, par son issue mais aussi son déroulement, aura été très différente de la première, réalisée en 2016.
Il faut d’abord noter l’évolution du format de la course. Exit les étapes plates et insipides de plus de 100km. Place à des étapes plus courtes avec plus de dénivelé et plus de portions ludiques/techniques (certes totalement artificielles et sur des terrains privés). L’organisation introduit également un format type « contre-la-montre », semblable au prologue, qui présente peu d’intérêt pour des coureurs « lambda » comme nous, qui voient leur départ repoussé plus t**d dans la matinée et donc un risque accru de souffrir de la chaleur.
On peut noter aussi l’augmentation du nombre de concurrents (600 binomes en 2016 et 750 en 2025) qui transforme encore plus le camp en une petite ville qui nécessite des terrains très grands et plus forcément compatibles avec une implantation en pleine nature. On se retrouve sur des domaines viticoles (Meerendal, Lourensford) ou en marge de villes de taille moyenne (Paarl). L’organisation du camp est parfois difficile à comprendre, les distances à parcourir sont longues et finalement il devient peu propice à la récupération (bruit de circulation automobile en cas de vent, nuisances sonores des groupes électrogènes qui se multiplient, ..). Notre choix d’opter pour l’ « upgrade » des tentes ne s’est pas révélé intéressant (au regard du surcout induit) tant nous avons passé de mauvaises nuits toute la semaine. Ce sentiment était partagé par plusieurs concurrents avec qui nous avons pu échanger.
Après pas moins de 42h35min de VTT sur 8 jours, Olivier retiendra le parcours de l’étape « reine » comme le plus abouti et, évidemment, la météo comme facteur déterminant qui a troublé la fête lorsque le mercure s’est affolé Mercredi ou que la pluie a rendu Samedi certains chemins impraticables, voire dangereux alors que les trails s’annonçaient hyper funs. L’étape de Dimanche, amputée de 25km à cause de la tempête nocturne ayant dégradé certains chemins, a été une formalité pour Olivier qui, de ses propres mots, avait la sensation d’avoir des ailes ! L’euphorie du finish, les bienfaits du massage quotidien de sa masseuse « attitrée » (Robin), qui a su dénouer toutes les tensions musculaires accumulées au fil de la semaine et, peut-être un effet de surcompensation, lui ont fait survoler la dernière étape en roulant toutes les bosses en danseuse.
La préparation débutée assez tôt (Septembre 2024) avec Next Percent (Arnaud Rapillard) et très studieuse lui aura permis d’en garder suffisamment sous la pé**le pour résister aux kilomètres, au dénivelé et aux conditions particulièrement difficiles.
« A l’arrivée, c’est un soulagement. Je suis accueilli par mon épouse et mes amis avec beaucoup d’émotions et la satisfaction du travail accompli ! C’est l’heure de la traditionnelle remise de médaille de finisher et de la photo finish puis nous fêtons cela autour d’un verre. Le bonhomme a accompli sa mission mais, en toute transparence le corps a lâché le dimanche soir.
6 mois d’entraînement, 1 semaine de course intensive sans tomber malade et sans ennuis mécanique ou de chute il faut bien accepter et écouter les signaux que le corps vous envoie.
Maintenant place au repos et à une bonne régénération du corps et de l’esprit
Je souhaite remercier mon épouse qui a su me soutenir dans mes entraînements, mes amis, mon coach qui m’a suivi et apporté ses précieux conseils, mon partenaire qui a été mon principal supporter et soutien moral pendant la course, nos partenaires qui ont contribué à cette belle aventure et je remercie vous toutes et tous qui avez suivi et apporté vos encouragements »
Aurelien, quant à lui, aura vécu une cape epic bien différente de celle de 2016. La forme était pourtant là … jusqu’au soir du prologue. La suite vous l’avez lue dans les résumés quotidiens. Des troubles intestinaux sévères, qui ont seulement commencé à s’estomper au bout de 10 jours, les batteries qui se sont vidées en 1 journée et la déshydratation a été proche. Pas d’appétit, des mauvaises nuits, dans ces conditions il était impossible d’espérer remonter sur le vélo à l’issue de la 2ème étape et d’accompagner Olivier jusqu’à la ligne d’arrivée.
Pourtant, nous abordions l’épreuve dans les meilleurs conditions, avec une arrivée suffisamment en avance pour s’acclimater et du super matos. Les vélos Scott Spark WC TR se sont révélés être parfaitement adaptés à l’épreuve, ce n’est pas Olivier qui vous dira le contraire !
« A l’issue de l’édition 2016, nous nous étions dits avec Olivier qu’une participation à la Cape Epic était bien suffisante. En effet, la Cape Epic nécessite un engagement physique, logistique, financier et personnel qu’il ne faut pas sous-estimer mais, en 2024, poussé par l’envie d’un nouveau projet sportif et personnel, j’ai suggéré à Olivier l’idée d’une nouvelle participation. Il a rapidement adhéré au projet et nous nous sommes donc lancés dans cette nouvelle aventure en capitalisant sur notre précédente participation et en y associant nos compagnes. Les difficultés physiques et personnelles n’ont pas facilité notre préparation mais nous étions confiants. Même en Octobre 2024, quand j’ai annoncé à Olivier ma fracture de vertèbre et la nécessité d’une opération avec une convalescence de plusieurs semaines, il n’y a pas eu de « panique », signe d’un binôme serein. Malheureusement, l’histoire n’est pas aussi belle qu’en 2016. Olivier a été très compréhensif quand il a fallu prendre la décision d’arrêter au bout de 27km sur l’étape 1. Je n’avais jamais abandonné une course, il a fallu que ça tombe sur la Cape Epic mais je ne suis pas le seul, nous sommes 263 coureurs non finishers, soit 18% des inscrits. Malgré tout, j’ai souhaité rester sur le camp et accompagner Olivier jusqu’au bout pour boucler le projet. Je le félicite à nouveau. Même en pleine possession de mes moyens je m’interroge sur ma faculté à rallier l’arrivée tant j’ai vu Olivier malmené après certaines étapes !
Le bilan sportif est évidemment négatif mais la région du Cap est toujours aussi belle et nous avons tous pu passer de très bons moments et voir de belles choses. Il reste maintenant à se tourner vers de nouveaux objectifs mais, malgré ce gout d’inachevé, il y a peu de chances que nous tentions une 3ème participation à la Cape Epic. Il y a d’autres très belles épreuves, plus proches de chez nous et plus à taille humaine.
Je me joins à Olivier pour remercier les personnes ayant eu un petit mot ou des encouragements ainsi que toutes les personnes qui ont permis la réalisation du projet avec une mention spéciale pour ma Community manager préférée, mais aussi mon fournisseur de SMECTA et enfin notre service course Sud-Africain »
To be continued …