16/01/2026
𝗦𝘆𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘂𝗿 : 𝘁𝘂 𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝘁… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝘁𝘂 𝗻’𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗻𝘁 🤪
Je suis sûr que tu connais la scène :
On te félicite.
“Bravo, c’était top.”
“Franchement, t’as assuré.”
“On compte sur toi pour la suite.”
Et là… Toi.
Tu souris. Tu remercies. Tu fais genre “normal”.
Mais dans ta tête, c’est pas une fête.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗨𝗥𝗦𝗦𝗔𝗙 !
Ton cerveau lance une enquête interne :
“Ok… mais ils ont vu quoi, exactement ?”
“C’est un coup de chance.”
“Ils vont finir par comprendre.”
“On m’a confondu avec quelqu’un de compétent, ça arrive...”
Et tu vis un truc absurde : plus tu progresses… plus tu te sens en fraude. 🙂
Ça s’appelle 𝗹𝗲 𝘀𝘆𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗲 (𝗽𝗵𝗲́𝗻𝗼𝗺𝗲̀𝗻𝗲) 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘂𝗿.
Rien de nouveau sous le soleil : on en parle partout… et pourtant, ça pique toujours pareil.
Mais bon c'est pas une pathologie ! Juste un bug très répandu : 𝗿𝗲́𝘂𝘀𝘀𝗶𝗿, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘁𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 𝗰̧𝗮 𝗮𝘂 𝗵𝗮𝘀𝗮𝗿𝗱, 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲, 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀… 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮̀ 𝘀𝗼𝗶.
Mais le pire, c’est que c’est pas que un “manque de confiance”.
Quand on se sent évalué, le cerveau peut basculer en mode menace : stress, hyper-contrôle, rumination.
𝗗𝘂 𝗰𝗼𝘂𝗽 𝘁𝘂 𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝘂 𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗯𝗹𝗲… 𝘁𝘂 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝘂 𝘃𝗮𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗮𝘀𝗾𝘂𝗲́.
Le phénomène a été décrit dès 1978 par Clance & Imes, et il a depuis été largement étudié (ex : r***e Bravata et al., 2020).
Bref ! :
𝗧𝘂 𝗻’𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗻𝘂𝗹 ! 𝗧𝘂 𝗲𝘀 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲 𝗲𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗮𝗻𝗻𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝗶-𝗺𝗲̂𝗺𝗲.
Mini-exercice (30 secondes, pas plus) :
Quand tu réussis un truc, écris juste :
- Ce que j’ai fait
- Ce que ça a produit
- Ce que ça dit de moi (même si ça pique)
Tu n’as pas besoin d’y croire à 100%.
Tu as juste besoin de laisser une trace.
𝗟𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗳𝗶𝗻𝗶𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗶𝗿𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀...