Stéphane Vaillant - Authentic Learning

Stéphane Vaillant - Authentic Learning Coaching Anglais / FLE
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𝗦𝘆𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘂𝗿 : 𝘁𝘂 𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝘁… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝘁𝘂 𝗻’𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗻𝘁 🤪Je suis sûr que tu connais la scène :On te féli...
16/01/2026

𝗦𝘆𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘂𝗿 : 𝘁𝘂 𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝘁… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝘁𝘂 𝗻’𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗻𝘁 🤪

Je suis sûr que tu connais la scène :
On te félicite.
“Bravo, c’était top.”
“Franchement, t’as assuré.”
“On compte sur toi pour la suite.”

Et là… Toi.
Tu souris. Tu remercies. Tu fais genre “normal”.
Mais dans ta tête, c’est pas une fête.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗨𝗥𝗦𝗦𝗔𝗙 !

Ton cerveau lance une enquête interne :
“Ok… mais ils ont vu quoi, exactement ?”
“C’est un coup de chance.”
“Ils vont finir par comprendre.”
“On m’a confondu avec quelqu’un de compétent, ça arrive...”

Et tu vis un truc absurde : plus tu progresses… plus tu te sens en fraude. 🙂
Ça s’appelle 𝗹𝗲 𝘀𝘆𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗲 (𝗽𝗵𝗲́𝗻𝗼𝗺𝗲̀𝗻𝗲) 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘂𝗿.
Rien de nouveau sous le soleil : on en parle partout… et pourtant, ça pique toujours pareil.

Mais bon c'est pas une pathologie ! Juste un bug très répandu : 𝗿𝗲́𝘂𝘀𝘀𝗶𝗿, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘁𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 𝗰̧𝗮 𝗮𝘂 𝗵𝗮𝘀𝗮𝗿𝗱, 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲, 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀… 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮̀ 𝘀𝗼𝗶.

Mais le pire, c’est que c’est pas que un “manque de confiance”.
Quand on se sent évalué, le cerveau peut basculer en mode menace : stress, hyper-contrôle, rumination.
𝗗𝘂 𝗰𝗼𝘂𝗽 𝘁𝘂 𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝘂 𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗯𝗹𝗲… 𝘁𝘂 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝘂 𝘃𝗮𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗮𝘀𝗾𝘂𝗲́.
Le phénomène a été décrit dès 1978 par Clance & Imes, et il a depuis été largement étudié (ex : r***e Bravata et al., 2020).

Bref ! :
𝗧𝘂 𝗻’𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗻𝘂𝗹 ! 𝗧𝘂 𝗲𝘀 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲 𝗲𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗮𝗻𝗻𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝗶-𝗺𝗲̂𝗺𝗲.

Mini-exercice (30 secondes, pas plus) :
Quand tu réussis un truc, écris juste :
- Ce que j’ai fait
- Ce que ça a produit
- Ce que ça dit de moi (même si ça pique)

Tu n’as pas besoin d’y croire à 100%.
Tu as juste besoin de laisser une trace.

𝗟𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗳𝗶𝗻𝗶𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗶𝗿𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀...

𝗟𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗻’𝗮𝗶𝗺𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗶𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗲́𝗰𝗮𝗿𝘁 !𝘊'𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘶𝘯 𝘴𝘤𝘰𝘰𝘱 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘴𝘦𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦, 𝘤̧𝘢 𝘥𝘢𝘵𝘦 𝘥𝘦 2003. 𝘔𝘢𝘪𝘴 20 𝘢𝘯𝘴 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘵𝘢𝘳𝘥, ...
15/01/2026

𝗟𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗻’𝗮𝗶𝗺𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗶𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗲́𝗰𝗮𝗿𝘁 !
𝘊'𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘶𝘯 𝘴𝘤𝘰𝘰𝘱 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘴𝘦𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦, 𝘤̧𝘢 𝘥𝘢𝘵𝘦 𝘥𝘦 2003. 𝘔𝘢𝘪𝘴 20 𝘢𝘯𝘴 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘵𝘢𝘳𝘥, 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘷𝘰𝘯𝘵 𝘵𝘰𝘶𝘫𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴.

Des chercheurs ont montré un truc assez frappant : quand une personne est exclue socialement, son cerveau réagit comme si ça faisait… mal.
Ils l’ont vu grâce à l’IRM fonctionnelle (IRMf) : une IRM qui ne prend pas juste une “photo” du cerveau, mais qui observe quelles zones s’activent en temps réel, via les variations de flux sanguin.

Dans une expérience où on met volontairement quelqu’un à l’écart, certaines zones liées à la détresse / douleur s’activent (dont le cortex cingulaire antérieur). Et plus ça s’active… plus les participants disent “ça fait mal” (Eisenberger, Lieberman & Williams, 2003)

Cette “douleur sociale” (rejet, exclusion, perte) partage en partie des mécanismes avec la douleur physique — surtout sur le ressenti émotionnel du “aïe”. (Eisenberger, Nature Reviews Neuroscience, 2012)

Du coup, 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 “𝗽𝗹𝘂𝘀”.
C’est un besoin de base. Comme dormir. Ou manger. Ou qu’on te réponde... hein ! 😉
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 !

Et ça explique pourquoi certaines ambiances au boulot épuisent plus qu’une journée chargée : tu ne bosses pas que sur tes tâches… tu bosses aussi sur le fait d’exister.
Un “merci”. Un regard. Un vrai retour.
C’est peut-être pas de la gentillesse.
C’est juste… de l’hygiène cérébrale...

𝗘𝘁 𝘁𝗼𝗶 ? 𝗧’𝗮𝘀 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶 𝘁𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 “𝗮𝗶̈𝗲” 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝘁’𝗮𝗶𝘁 𝘁𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲́ ?

14/01/2026

𝗞𝗶𝘀𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗿𝗼𝗺 𝗕𝘂𝗱𝗮𝗽𝗲𝘀𝘁 : 𝗖𝗲𝘁𝘁𝗲 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗺𝘂𝗹𝘁𝗶𝗽𝗹𝗲. 𝗖̧𝗮 𝘁𝗼𝗺𝗯𝗲 𝗯𝗶𝗲𝗻, 𝗺𝗼𝗶 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶.

Budapest me rassure. Même les villes ne savent pas choisir...

Déjà parce qu’ici, c’est littéralement bipolaire : 𝗕𝘂𝗱𝗮 d’un côté, 𝗣𝗲𝘀𝘁 de l’autre (et Óbuda dans l’histoire), réunies en une seule ville depuis plus de 150 ans.

Mais surtout parce que Budapest, c’est un mille-feuille d’influences.
Tu passes d’un décor austro-hongrois ultra monumental à une parenthèse ottomane (les bains, évidemment), puis tu prends une claque Art nouveau, et parfois cette petite vibe “bloc de béton” qui te rappelle que l’Histoire n’a pas toujours été en mode esthétique... (chacun ses goûts après tout !)

Une ville qui mélange, qui superpose, qui assume ses contradictions.
Comme… (spoiler) beaucoup de multipotentiels...

Je suis arrivé samedi dernier. La dernière fois, j’étais venu en juillet : même ville… autre dimension.
Là, c'est plutôt ambiance neige, verglas et vrai froid : jusqu’à -9°C depuis mon arrivée. Donc doudoune et chapka obligatoires (mais vous n'aurez pas de photos !)

Comme d’habitude, moi je fais le grand écart entre :
“𝘫𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘴 𝘦𝘯 𝘥𝘦́𝘱𝘭𝘢𝘤𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵, 𝘫𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘧𝘪𝘵𝘦”
“𝘵𝘪𝘦𝘯𝘴… 𝘤̧𝘢 𝘮𝘦 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘶𝘯𝘦 𝘪𝘥𝘦́𝘦”
“𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘲𝘶𝘰𝘪 𝘮𝘰𝘯 𝘤𝘦𝘳𝘷𝘦𝘢𝘶 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥’𝘰𝘶𝘷𝘳𝘪𝘳 12 𝘰𝘯𝘨𝘭𝘦𝘵𝘴 𝘢̀ 𝘤𝘢𝘶𝘴𝘦 𝘥’𝘶𝘯 𝘭𝘢𝘮𝘱𝘢𝘥𝘢𝘪𝘳𝘦 ?”

La multipotentialité, c’est souvent pris pour de la dispersion.
Alors que c’est surtout 𝘂𝗻 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗶𝗲𝗻𝘀.
Pas juste “faire plein de trucs”... Mais relier : des idées, des disciplines, des gens...
Faire des ponts là où d’autres voient des silos. Pas mal dans "𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘭𝘭𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘯𝘵𝘴" non ?

Bref. J’adore cette ville.
Et je crois que c’est parce qu’elle me ressemble : multiple, contrastée, impossible à résumer en une étiquette.

Budapest ne se résume pas. Moi non plus. Et ça me va très bien.

𝗝𝗼𝘂𝗲𝗿 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲… 𝗼𝘂 𝗯𝗿𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘀𝗲𝘂𝗹 ?Cette nuit, réveil vers 3h. Impossible de me rendormir.Quand ça m’arrive, j’ai un réfle...
13/01/2026

𝗝𝗼𝘂𝗲𝗿 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲… 𝗼𝘂 𝗯𝗿𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘀𝗲𝘂𝗹 ?

Cette nuit, réveil vers 3h. Impossible de me rendormir.
Quand ça m’arrive, j’ai un réflexe assez simple : j’allume la télé.
Et comme je suis fan de basket, je tombe sur un match NBA : Kings - Lakers.

Au bout de quelques minutes, je décroche...
Pas parce que le niveau est mauvais.
Mais parce que j’ai l’impression d’assister à une succession de 1 contre 1.
Chacun joue son action. Son moment. Son "highlight".

Et là, je me fais la réflexion suivante :
De plus en plus de focus sur la performance individuelle...
Ce n’est ni bien, ni mal. C’est une évolution du sport.
Mais pour quelqu’un qui s'est plongé dans ce sport avant tout pour l'aspect collectif et le partage... Bon ben j'ai changé de chaîne...

À 3h du matin, forcément, le cerveau fait des ponts (le mien c'est sûr...)
Dans la vie pro par exemple : Qui n'a jamais savouré de présenter SON idée plutôt que de construire ensemble ?

Alors pourquoi cette montée d’individualisme ? Je ne vais pas vous faire le coup du "c'était mieux avant" mais on va regarder comment ça marche dans nos cerveaux :

𝗡𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗮𝗱𝗼𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲.
La validation sociale, la réussite visible, le “c’est moi qui ai fait”.
Tout ça active des circuits de récompense très puissants (dopamine, sentiment de contrôle, estime de soi).

Mais en parallèle…
Les recherches montrent aussi que la coopération active d’autres leviers tout aussi essentiels : sentiment d’appartenance, sécurité, engagement, motivation durable.
𝗟𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗼𝗻𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹. 𝗜𝗹 𝘀’𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗿… 𝗲𝗻 𝗴𝗿𝗼𝘂𝗽𝗲.

Bref ! 𝗢𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗮̂𝗯𝗹𝗲́𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲.

Et peut-être que la vraie question n’est pas : individu OU collectif
mais plutôt : 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗼𝗻 𝗿𝗲́𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 ?

𝗘𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀, 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲̂𝘁𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘁𝗼̂𝘁 "𝗛𝗶𝗴𝗵𝗹𝗶𝗴𝗵𝘁" 𝗶𝗻𝗱𝗶𝘃𝗶𝗱𝘂𝗲𝗹 𝗼𝘂 "𝗣𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝘃𝗲" ?

𝗗𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝘁𝗿𝗼𝗽 𝘁𝗼̂𝘁, 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗺𝗮𝘂𝘃𝗮𝗶𝘀𝗲 𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝘂𝗱𝗲...Je suis sur que tu connais la scène : Quelqu’un arrive avec une id...
09/01/2026

𝗗𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝘁𝗿𝗼𝗽 𝘁𝗼̂𝘁, 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗺𝗮𝘂𝘃𝗮𝗶𝘀𝗲 𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝘂𝗱𝗲...

Je suis sur que tu connais la scène :
Quelqu’un arrive avec une idée. Une très bonne idée.
Validée. Stylée. Motivante. Applaudissements collectifs ! 🙏🏻

Et là…
Toi.
Tu ne sais pas pourquoi, mais ton cerveau fait un bruit bizarre.
Un petit “hmmm”. Un truc qui gratte.
Alors tu dis, calmement : “Juste une question… et si ça se passait moins bien que prévu ?”

Silence...
Regard 1 : “Il abuse.”
Regard 2 : “Pourquoi il gâche le moment ?”
Regard 3 : “On n’est pas là pour ça.”
Quelqu’un conclut : “Bon, on verra bien.”

Six mois plus t**d.
Même pièce. Même gens.
Même idée… mais en feu.
Et là :
“On aurait dû anticiper.”
“C’était imprévisible.”
“Personne ne pouvait savoir.”
Toi, intérieurement : 🙂🙂🙂

Ça s’appelle 𝗹𝗲 𝘀𝘆𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗖𝗮𝘀𝘀𝗮𝗻𝗱𝗿𝗲.
Pas une pathologie.
Un rôle social ingrat : voir venir, parler trop tôt, et passer pour le relou rationnel...

Et le pire, c’est que ce n’est même pas une question de personnalité.
Le cerveau humain évite spontanément les informations négatives tant qu’elles ne sont pas immédiates.
C’est documenté, notamment par Baumeister et ses collègues (2001) : 𝘂𝗻 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗻𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁 𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗳𝗮𝗰𝗶𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗲𝗷𝗲𝘁𝗲́ 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲́ 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗶𝗹 𝗺𝗲𝗻𝗮𝗰𝗲 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁.

Traduction :
Cassandre ne plombe pas l’ambiance. Elle dérange le cerveau...
Alors on l’écoute plus t**d. Quand il est trop t**d. Et qu’elle n’a plus besoin de parler.

Mais bon. Dire la vérité trop tôt…
Cette mauvaise habitude 😉

𝗧𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗺𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲 𝗺𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 – 𝗲́𝗽𝗶𝘀𝗼𝗱𝗲 𝟱 : 𝗹𝗲 𝗗𝘂𝗮𝗹 𝗖𝗼𝗱𝗶𝗻𝗴Cinquième épisode de la série.Aujourd’hui : un outil simp...
08/01/2026

𝗧𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗺𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲 𝗺𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 – 𝗲́𝗽𝗶𝘀𝗼𝗱𝗲 𝟱 : 𝗹𝗲 𝗗𝘂𝗮𝗹 𝗖𝗼𝗱𝗶𝗻𝗴

Cinquième épisode de la série.
Aujourd’hui : un outil simple… tellement simple qu’on le sous-estime : Le Dual Coding.

Tu veux apprendre quelque chose, une notion, un concept, un process, un cours, une idée et tu fais quoi ?
Tu lis.
Tu écris.
Tu relis.
Bref : des mots. Encore des mots. Toujours des mots. 𝘗𝘢𝘳𝘰𝘭𝘦𝘴, 𝘱𝘢𝘳𝘰𝘭𝘦𝘴…

𝗙𝗮𝘂𝘁 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲. 😅

Ton cerveau n’apprend pas uniquement avec des mots.
Il apprend avec 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀 𝗘𝗧 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗮𝗴𝗲𝘀.
C’est comme ça qu’il est câblé.

Le cerveau, lui, fonctionne en double canal :
- un canal verbal (les mots, le langage)
- un canal visuel (les images, les formes, les schémas)

Quand tu utilises un seul canal, l’info est fragile.
Quand tu utilises les deux, 𝘁𝘂 𝗰𝗿𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗻𝘀 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗮 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗶𝗻𝗳𝗼.

Ce n’est donc pas “dessiner pour dessiner”.
C’est associer volontairement :
- un mot + une image
- une idée + un schéma
- un concept + une représentation visuelle

Même simple. Même moche. Surtout moche, d’ailleurs.
𝗧𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘀’𝗲𝗻 𝗳𝗶𝗰𝗵𝗲 𝗱𝘂 𝗱𝗲𝘀𝗶𝗴𝗻. 𝗜𝗹 𝘃𝗲𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝗻𝘀.

Les travaux de Richard E. Mayer, notamment dans Multimedia Learning (Cambridge University Press, 2001, 2009 et 2020), montrent que l’apprentissage est plus efficace quand une information est encodée à la fois verbalement et visuellement, plutôt que par le verbal seul.

Traduction : 𝗺𝗼𝘁𝘀 + 𝗶𝗺𝗮𝗴𝗲𝘀 = 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗱’𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗮 𝗺𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲.

Alors si tu veux que ce que tu apprends reste vraiment :
𝗗𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝘂𝗻𝗲 𝗶𝗺𝗮𝗴𝗲 𝗮̀ 𝘁𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂.
Il fera le lien.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝘂𝗲𝗿 𝗲𝘀𝘁 𝘀𝗶 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗹𝗲… 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗱𝗶𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗻’𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 ?Parce que notre cerveau veut aller vi...
06/01/2026

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝘂𝗲𝗿 𝗲𝘀𝘁 𝘀𝗶 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗹𝗲… 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗱𝗶𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗻’𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 ?
Parce que notre cerveau veut aller vite. Et que l’implication… ça prend du temps.

Ça vous parle cette scène ? :
On délègue une tâche. On explique rapidement. On se dit : “Bon, c’est clair.”
Puis on revient un peu plus t**d.
- Ce n’est pas fait comme on l’aurait fait.
- Ou pas au rythme espéré.
- Ou pas avec le même niveau d’exigence.
Alors, faute de temps, on reprend la main.
“𝗝𝗲 𝘃𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗺𝗼𝗶-𝗺𝗲̂𝗺𝗲, 𝗰̧𝗮 𝗶𝗿𝗮 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘃𝗶𝘁𝗲.”

Et quelques semaines plus t**d… on se plaint que les autres ne s’impliquent pas.

Sauf que ce n’est pas qu’une histoire de mauvaise volonté.
Ni d’un côté.
Ni de l’autre.

𝗖𝗼̂𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗲́𝗹𝗲̀𝗴𝘂𝗲 :
Son cerveau voit le résultat final.
Il a l’enjeu, la vision, la pression.
Il sous-estime le temps d’apprentissage… parce que lui sait déjà faire.
Résultat : 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝗿 + 𝗰𝗼𝗿𝗿𝗶𝗴𝗲𝗿 𝗹𝘂𝗶 𝗰𝗼𝘂̂𝘁𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱’𝗲́𝗻𝗲𝗿𝗴𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗹𝘂𝗶-𝗺𝗲̂𝗺𝗲.

𝗖𝗼̂𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝗰̧𝗼𝗶𝘁 𝗹𝗮 𝘁𝗮̂𝗰𝗵𝗲 :
Ce n’est pas son projet.
Il n’a pas toute la vision.
L’enjeu émotionnel est plus faible.
Résultat : 𝘀𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗱𝗲 “𝗲𝘅𝗲́𝗰𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗿𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲”, 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗱𝗲 “𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘁𝗮𝗹”.

Pas par flemme mais par économie cognitive : Parce qu'on s’implique beaucoup plus dans ce qu’on a contribué à construire soi-même.

Une étude a montré que le simple fait de participer à la création d’un projet augmente fortement la valeur qu’on lui accorde — même s’il est imparfait (𝘐𝘒𝘌𝘈 𝘦𝘧𝘧𝘦𝘤𝘵, 𝘕𝘰𝘳𝘵𝘰𝘯, 𝘔𝘰𝘤𝘩𝘰𝘯 & 𝘈𝘳𝘪𝘦𝘭𝘺, 2012).

Et là, l’engrenage se met en place :
𝗢𝗻 𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝘁𝗮̂𝗰𝗵𝗲 → 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 → 𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗿𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝘂𝗲𝗿 → 𝗲𝘁 𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲 𝗮̀ 𝗺𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀.

Le problème, ce n’est donc pas la délégation. C’est de croire qu’elle fonctionne instantanément.
𝗗𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝘂𝗲𝗿, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗮̂𝗰𝗵𝗲. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗿 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗲𝗻𝘀, 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́.
Et ça… ça ne marche presque jamais du premier coup.

Alors non, il n’y a pas de coupable.
Juste deux cerveaux :
- l’un pressé d’avancer,
- l’autre qui n’a pas encore de raison profonde de s’impliquer.

𝗘𝘁 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁, 𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝗺𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗴𝗲𝗻𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝘁𝘀… 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿.

𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝘁𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗻’𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱’𝗼𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲 ?On est début janvier. Les confettis ont disparu.Les bilans a...
05/01/2026

𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝘁𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗻’𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱’𝗼𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲 ?

On est début janvier. Les confettis ont disparu.
Les bilans aussi (presque).
Et une autre question a pris le relais :

« 𝗔𝗹𝗼𝗿𝘀… 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘁𝗲𝘀 𝗼𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲 ? »

Comme si ton cerveau avait raté une réunion importante.
Comme s’il fallait absolument lui fournir une feuille de route claire, nette, datée… avant même le deuxième café.

Ce qui est assez drôle, c’est que ton cerveau, lui, n’a rien demandé.
Il ne s’est pas réveillé le 1er janvier en mode “𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘷𝘦𝘳𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘪𝘯𝘴𝘵𝘢𝘭𝘭𝘦́𝘦 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘴𝘶𝘤𝘤𝘦̀𝘴”.
Il a juste repris là où il s’était arrêté. Avec ses habitudes, ses élans, ses hésitations… et cette capacité intacte à avancer sans plan parfaitement défini.
Et c’est plutôt normal.

En psychologie de la motivation, on sait depuis longtemps que le cerveau n’est pas particulièrement fan des objectifs imposés, surtout quand ils ressemblent davantage à une injonction collective qu’à un vrai choix personnel.
Les travaux de 𝗗𝗲𝗰𝗶 & 𝗥𝘆𝗮𝗻 (2000; 2017) sur la 𝗦𝗲𝗹𝗳-𝗗𝗲𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗧𝗵𝗲𝗼𝗿𝘆 montrent que la motivation durable repose moins sur des objectifs formalisés que sur le sentiment d’autonomie, de sens et de progression.

Autrement dit :
Ce n’est pas l’objectif qui fait avancer.
C’est l’envie d’explorer, d’ajuster, de comprendre ce qui fonctionne… ou pas.
𝗟𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲̀𝗿𝗲 𝗹𝗮𝗿𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝘀 𝗱𝗲́𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗳𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗹𝗲𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀.
Tester quelque chose.Voir ce que ça fait.
Continuer. Ou changer d’avis.
Souvent sans l’écrire nulle part...

Si tu n’as toujours pas “tes objectifs 2026”, rassure-toi : ton cerveau aussi.
Il est encore en train de finir les restes du 31 et de chercher où il a posé sa motivation.
On se rappelle fin janvier.
Ou pas.

Et tu sais quoi : ça n’a jamais empêché personne d’avancer !

🚨 𝗕𝗢𝗡𝗡𝗘 𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟲 🚨Comme chaque année,j’ai senti monter cette pression intérieure très particulière :“𝙄𝙡 𝙛𝙖𝙪𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝙟𝙚 𝙛...
02/01/2026

🚨 𝗕𝗢𝗡𝗡𝗘 𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟲 🚨

Comme chaque année,
j’ai senti monter cette pression intérieure très particulière :
“𝙄𝙡 𝙛𝙖𝙪𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝙟𝙚 𝙛𝙖𝙨𝙨𝙚 𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙨𝙩 !”

Alors j’ai fait ce que toute personne raisonnable ferait…
𝗷’𝗮𝗶 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗺𝗶𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝘀𝗲𝘂𝗹 𝗽𝗼𝘀𝘁.

𝗕𝗜𝗟𝗔𝗡 𝟮𝟬𝟮𝟱 (VALIDÉ PAR MON CERVEAU À 00H37)
– 487 cafés
– 213 “cette année je ralentis”
– 96 prises de conscience majeures
(dont 72 sous la do**he, 14 dans la voiture, 10 trop t**d)
– 1 révélation spirituelle en file d’attente chez le boulanger

État général :
motivation : variable
clarté : intermittente
alignement : parfois très aligné, parfois complètement de travers

𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘𝗦 𝗥𝗘́𝗦𝗢𝗟𝗨𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝟮𝟬𝟮𝟲
– Me lever à 4h58 pour battre les gens qui se lèvent à 5h
– Être aligné à 100 % même quand je ne sais pas avec quoi
– Devenir la personne que LinkedIn pense que je suis (avec l’aide de l’IA bien sûr…)

𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘𝗜𝗟𝗦 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗥𝗘́𝗨𝗦𝗦𝗜𝗥 𝗧𝗢𝗡 𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘
– Visualise très fort… plus fort… encore plus fort !
– Manifeste très longtemps… vas-y, essaie encore un peu.
– Si rien ne se passe, c'est que Mercure était rétrograde. C'est évident !

𝗢𝗕𝗝𝗘𝗖𝗧𝗜𝗙𝗦 𝗣𝗥𝗢𝗙𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗦 (SMART, AGILE, HOLISTIQUES)
– Multiplier mon impact par 3,7
– Créer de la valeur (laquelle ? On va bien finir par trouver...)
– Dire “scalabilité” au moins une fois par semaine

𝗧𝗢𝗣 𝟱 𝗗𝗘𝗦 𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘𝗦 𝗟𝗘𝗖̧𝗢𝗡𝗦 𝗗𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟱
– Le cerveau a dit oui pendant que le corps disait non
– Le corps a suivi pendant que le cerveau hésitait
– Les deux ont oublié pourquoi
– On a continué par politesse. Et ça a suffi...

𝗠𝗢𝗧 𝗗𝗘 𝗟’𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟲
"DÉSALIGNEMENT CONSCIENT" (ouais ok y'en a deux...)
(ça sonne profond)
(Disponible bientôt en formation 100% distanciel à 9997€)

Voilà.
C’est fait.
L’année peut commencer.

Tu peux maintenant liker des bilans sérieux !
🥂🧠🔥

31/12/2025

𝗔̀ 𝗺𝗶𝗻𝘂𝗶𝘁, 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲... 𝗘𝘁 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰̧𝗮 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗮 𝗳𝗲̂𝘁𝗲 !

Ce soir, à 23h59, tu seras exactement la même personne qu’à 00h01.
Même cerveau. Même corps.
Probablement la même digestion un peu capricieuse (et la même capacité à promettre des choses après un verre de trop...).

Et pourtant.
Ce soir, on va compter.
On va lever les verres.
Crier. S’embrasser.
Envoyer des messages beaucoup trop enthousiastes à des gens qu’on n’a pas vus depuis mars...

Parce que ce n’est pas un jour comme les autres.
Même si, objectivement… c’est juste un jour de plus.
Et c’est là que le cerveau devient franchement sympathique.

On est bien d'accord, rien ne redémarre vraiment à minuit !
Il n’y a pas de bouton reset caché quelque part entre le champagne et les cotillons.
Mais le cerveau adore les repères symboliques : les débuts, les fins, les lignes imaginaires qu’on trace ensemble dans le temps.

Des recherches sur les 𝘁𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝗮𝗹 𝗹𝗮𝗻𝗱𝗺𝗮𝗿𝗸𝘀 montrent que ces moments marqués — nouvelle année, anniversaire, rentrée — modifient réellement notre perception de nous-mêmes et de ce qui est possible, même quand le changement est purement symbolique (Dai, Milkman & Riis, Management Science, 2014).

Autrement dit :
𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮 𝗱𝗮𝘁𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝗱𝗲, 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗻 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀, 𝗾𝘂𝗲 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝗰𝗲.

Alors oui, demain, tu seras toujours toi.
Avec tes habitudes, tes élans, tes contradictions…
et probablement les mêmes chaussettes qu’hier. (𝘦𝘴𝘴𝘢𝘪𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘷𝘦̂𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘲𝘶𝘢𝘯𝘥 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘴𝘵𝘱 🙏🏻)

Mais ce soir, ton cerveau aime l’idée qu’un chapitre se ferme.
C’est pas vraiment rationnel. Mais c’est collectif, ritualisé, joyeux.
Et qu’il a besoin de ces petites fictions-là pour avancer.

Alors autant en profiter !
Lever son verre à une année qui n’a pas encore commencé.
Rire un peu plus fort.
Faire comme si tout était possible — au moins jusqu’a demain 11h.

C’est pas magique.
Mais c’est joyeux.
Et franchement, ça fait déjà beaucoup.

𝘼𝙡𝙡𝙚𝙯 𝙤𝙣 𝙨𝙚 𝙧𝙚𝙫𝙤𝙞𝙩 𝙡'𝙖𝙣𝙣𝙚́𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙘𝙝𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙝𝙚𝙞𝙣 😉 !
🥂✨

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘁𝘂 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝘀 𝗮̀ 𝘁𝗮 𝘁𝗼-𝗱𝗼 𝗹𝗶𝘀𝘁… 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻 𝗿𝗲𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗡𝗼𝗲̈𝗹.Tu es à table.Le repas dure.Longtemps.Il y a :- tonton qui ...
30/12/2025

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘁𝘂 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝘀 𝗮̀ 𝘁𝗮 𝘁𝗼-𝗱𝗼 𝗹𝗶𝘀𝘁… 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻 𝗿𝗲𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗡𝗼𝗲̈𝗹.

Tu es à table.
Le repas dure.
Longtemps.

Il y a :
- tonton qui explique “calmement” comment il faudrait vraiment gérer le pays,
- le cousin qui a “un super projet” mais qui n’en dira pas plus…,
- tata qui parle très fort parce que “de toute façon on ne s’écoute plus”,
- mamie qui te ressert pour la quatrième fois (parce que refuser n’est manifestement pas une option).

Noël quoi ! En version originale.

Et là, entre deux bouchées de dinde aux marrons, sans lien apparent avec la conversation… ton cerveau décroche :
“Ah tiens, ce mail à envoyer.”
“Et ce truc à préparer pour janvier.”
“Faudrait penser à noter ça quelque part.”

Alors oui, on pourrait croire que ton esprit divague parce que tu as juste envie de fuir la scène… bon ok c’est ptet vrai aussi ! 😋

Mais non. Enfin… pas seulement.

Ce qui se passe est beaucoup plus simple (et moins dramatique) :
En neurosciences, on parle de l’𝗲𝗳𝗳𝗲𝘁 𝗭𝗲𝗶𝗴𝗮𝗿𝗻𝗶𝗸 :
Dès 1927, la psychologue Bluma Zeigarnik montre que les tâches inachevées restent plus actives mentalement que celles qui sont terminées.
Des travaux plus récents confirment que tant qu’un objectif ou une tâche n’est pas “mentalement rangée”, elle continue d’occuper l’esprit (Masicampo & Baumeister, 2011).

Autrement dit :
Quand tu es coincé à table, que tu ne peux ni partir, ni faire grand-chose, ton cerveau se dit : “Parfait. J’ai enfin de la bande passante.”
Et il en profite pour ressortir les dossiers ouverts, les pensées en attente, la to-do list qui traînait depuis novembre.

Et c’est pas pour te saboter le moment.
Mais plutôt pour préparer l’après...

C’est pour ça que ton esprit vagabonde à Noël.
Pas uniquement parce que c’est long.
Mais parce que, pour une fois, il y a de l’espace.

Rien à régler.
Juste observer…
et espérer que quelqu’un lance le dessert…
rapidement quand même, sinon tu vas finir par être obligé de parler politique avec tonton ... 😅

26/12/2025

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝗰𝗮𝗱𝗲𝗮𝘂 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗹𝗮𝗶𝘀𝗶𝗿… 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗼𝗻 𝘀𝗮𝗶𝘁 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝗱𝗲𝗱𝗮𝗻𝘀.

Bon... Je n’ai pas posté hier.
Pas le temps, j’avais des cadeaux à ouvrir ! 🤪

Et ben tien justement, je suis sur que ça te parle :
Tu sais ce que contient le paquet.
Parfois, tu l’as même choisi toi-même.
Et pourtant, tu prends le temps de l’ouvrir...

𝗘𝗻 𝗳𝗮𝗶𝘁, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗹’𝗼𝗯𝗷𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗲 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲 𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁.

On sait que le plaisir est fortement lié à la prédiction et à l’anticipation.
La dopamine n’est pas uniquement associée à la récompense, mais à l’écart entre ce que le cerveau attend et ce qui arrive réellement — ce qu’on appelle l’erreur de prédiction (Schultz, Behavioral and Brain Sciences ; synthèses récentes, 2020).

Même quand le contenu est connu, il reste toujours une marge :
le geste,
le rythme,
le regard des autres,
le moment partagé.

Le cerveau ne cherche pas forcément la surprise. 𝗜𝗹 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗹𝗲 𝗿𝗶𝘁𝘂𝗲𝗹 !
La confirmation que ce moment mérite qu’on s’y att**de.

C’est pour cela qu’ouvrir un cadeau fonctionne encore, même sans mystère.
Parce que ce que le cerveau apprécie, ce n’est pas tant la nouveauté que la parenthèse qu’on s’autorise.

Et le 25 décembre, accepter de prendre plaisir à quelque chose que l’on connaît déjà, sans chercher à optimiser, comparer ou projeter la suite, c’est peut-être une forme rare de repos cognitif...🎁

𝗔𝗹𝗹𝗲𝘇 ! 𝗝𝗼𝘆𝗲𝘂𝘅 𝗡𝗼𝗲̈𝗹 𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘀 !
Et paix à vos neurones...

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