Service Gagnant Tennis Lyon

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Tournée de Tennis de Compétition

- Lionel ROUX:
Ex joueur n° 48 mondial - Entraîneur de l'équipe de France de Coupe Davis - Consultant pour le groupe Canal +.



- Sylvain MATHIAS:
Diplômé d'état 1er degré - Directeur sportif du tennis Lyon 1er -
Spécialisé dans la formation des jeunes.

Une première journée qui nous a permis de prendre nos marques et de nous connaitre. .. Une ambiance pleine de promesse
08/07/2019

Une première journée qui nous a permis de prendre nos marques et de nous connaitre. ..

Une ambiance pleine de promesse

14/04/2019

Texte publié par Ronan Lafaix

Hello tous les fans de coaching et de performance !Un grand merci à Courts Magazine  Laurent Van Reepinghen son directeu...
14/04/2019

Hello tous les fans de coaching et de performance !
Un grand merci à Courts Magazine Laurent Van Reepinghen son directeur et Mathieu Canac l'auteur de cet article d'avoir été curieux. Et aussi d'avoir eu l'idée de nous associer avec Phil (Philippe Dehaes)

A Soyez P.R.O nous croyons depuis très longtemps au coaching participatif.
Le plus important pour nous est que le joueur soit au coeur de SON projet. Car, il est essentiel qu'il participe. C'est-à-dire qu'il s'exprime, qu'il ne soit pas d'accord, qu'il soit curieux.
Il nous semble que grâce à cet esprit "d'aventurier" le sportif atteindra tout son potentiel.
Un nouveau métier s'ouvre pour répondre au monde qui bouge. La pédagogie a besoin d'évoluer !
Nous proposons un modèle qui n'est pas figé loin de là, qui évolue grâce au terrain et à nos échanges en formation :
la pédagogie Soyez P.R.O (Poser, Respirer, Observer mes émotions pour performer.)

Bonne lecture.

Coach, un métier électrique
"Tu connais la muraille de Chine ? Maintenant, tu vas être la muraille russe. C'est totalement nouveau sur le marché. C'est solide, extrêmement solide et ça ne donne aucun point gratuit." Accroupi sur le court, Philippe Dehaes reagrde Daria Kasatkina droit dans les yeux. Il cherche à la galvaniser. Avec brio. Menée d'un set et un break par Alizé Cornet au deuxième tour du tournoi de Moscou fin 2018, la Russe renverse alors la situation. Quelques jours plus t**d, en larmes, elle tombe dans les bras de son entraîneur. Grâce, en partie, à un nouveau speech brillant de ce dernier, elle vient de remporter le titre. Chez elle, devant son public. Si les coachings gagnants du Belge font régulièrement le buzz sur internet, ils ne représentent qu'une petite partie de son métier. Le reste se fait dans l'ombre.
Bien que rarement en salopette, l'entraîneur est une sorte d'électricien. Il n'a qu'un but : aider le joueur à briller. Fort. Le plus intensément possible. Tout mettre en œuvre pour que son protégé puisse "atteindre son plein potentiel", nous explique Philippe Dehaes. "Je ne parle pas de classement, mais de trouver les clefs pour ouvrir toutes les portes de la performance", poursuit l'ancien coach de Kasatkina, jeune joueuse russe au style créatif, lumineux.
Pour atteindre cet objectif, rien n'est laissé au hasard. "J'aime répéter que 'le Diable se cache dans les détails'", confie-t-il. "Tous les aspects sont importants : nutrition, physique, tactique, technique, mental, récupération, matériel, programmation des compétitions... J'aime chercher à améliorer chaque point avec les différents intervenants (préparateur physique, mental etc.). C'est ce qui rend le métier passionnant. Une phrase d'Albert Einstein dit : 'La folie, c'est de faire toujours la même chose et s'attendre à un résultat différent.' Il faut en permanence chercher à faire évoluer son travail, il faut se réinventer chaque jour pour arriver à rester performant et garder le joueur en alerte." Pour tirer le maximum d'un joueur, l'astuce magique n'existe pas. Personne ne peut prétendre connaître le conducteur universel capable d'apporter l'étincelle à n'importe quel apprenti. "Je n'ai pas de méthode spécifique, je ne vais pas écrire un livre sur 'ma méthode de coaching'", précise Philippe Dehaes. "On nous fait croire qu'il y a des trucs, mais il n'y a pas de trucs", nous confirme Ronan Lafaix, connu, notamment, pour avoir accompagné Stéphane Robert du monde amateur jusqu'au 50e rang mondial.
L'astuce magique n'existe pas
Néanmoins, certains axes de travail semblent être communs à de nombreux entraîneurs. L'un d'eux consiste à recréer les conditions de match durant les entraînements. Afin de pouvoir garder les idées claires en toutes circonstances. Ne pas avoir les fils qui se touchent quand la tension est palpable. Sinon, impossible de prendre les bonnes décisions. D'appuyer sur les bons interrupteurs aux bons moments. "La principale difficulté du tennis, c'est de rester concentré", confie Björn Borg dans une interview publié par l'Express en mai 2011. "Maintenant, tu joues les cinq sets les plus importants de ta vie", lui rabâche constamment Lennart Bergelin, son mentor, à l'entraînement. Au début, le grand blond sans chaussure noire parvient à fixer son "attention pendant une demi-heure, voire une heure." Puis "pendant deux heures". Après plusieurs années il tient "trois, quatre heures." Habitué à péter les plombs durant sa jeunesse, à exploser ses raquettes, l'ancien sanguin devient "lceborg". L'homme impassible. Il prend les séances comme "s'il s'agissait de finales majeures." Jusqu'à toucher du doigt une réciprocité aux allures de Graal. "À Roland-Garros ou Wimbledon, je jouais comme à l'entraînement", affirme-t-il. "Du coup, je ne ressentais aucune pression particulière."
Ronan Lafaix base, entre autres, son travail sur cette fameuse concentration. La gestion des temps morts, des émotions, entre les points. "Il m'est arrivé de faire des entraînements où on joue cinq b***es, puis on discute pendant 10, 15 minutes", prend-il le temps de nous raconter. Pour savoir ce que le joueur ressent. Pour suivre le fil conducteur du match. Parce qu'en match, tu passes ton temps à t'arrêter. Un point dure de 1 seconde, parfois moins, à, quelques secondes maximum. Tu prends un ace, et tu as 25, 30 secondes pour réfléchir jusqu'au point suivant. Et puis, après, on te donne 1 min 30 pour t'asseoir au changement de côté." Résultat, en compétition, ça surchauffe dans la boîte à fusibles. Livré à lui-même, seul avec ses pensées, le joueur cogite. "Et là, dès que tu commences à rater, tu te dis que tu es nul, que tu n'as jamais aussi mal joué etc.", poursuit celui qui est aussi sophrologue, praticien en hypnose et programmation neuro-linguistique. "Tu te mets des coups dans la tronche, et l'estime de soi chute. Un match de tennis, c'est un combat d'estime de soi. Au départ, les deux concurrents sont à 100 %. Et puis, à force de se donner des coups, l'estime de l'un des deux diminue. Jusqu'à ce qu'il y en ait un qui abdique."
L'entraînement comme miroir de la compétition
Pour travailler cette "estime de soi" qu'il différence d'une "confiance en soi" pouvant s'estomper dès le moindre revers, le Français "propose un travail mental". Lorsqu'un joueur réussi pour la première fois "un truc dont il ne se sentait pas capable, il est fier." Pour pouvoir retrouver cette lumière, "il faut retenir le chemin qui a mené à cette sensation", détaille-t-il. "Le piège dans lequel beaucoup tombent est de se dire : 'O.K., aujourd'hui j'ai bien senti mon coup droit, donc demain ça va bien se passer'. Non, ça ne va pas bien se passer. Je peux te le dire que ça ne va pas bien se passer. En revanche, si tu es capable de savoir par quel chemin tu es passé pour arriver à cette sensation, alors tu es un vrai champion. Une fois que tu te sens souvent capable à l'entraînement, tu vas t'en souvenir en match avant de réaliser quelque chose de compliqué. Tu vas te rappeler que tu as été capable de le faire. Avant l'action." Créateur de la méthode "Soyez P.R.O (Poser, Respirer, Observer/Oser)" et auteur de deux livres, Ronan Lafaix est une oreille pour ses joueurs. À l'instar de Philippe Dehaes. Aux yeux du natif de Waterloo, "il y a deux écoles dans le coaching."
L'une est celle du "coach qui décide de tout, impose ses choix avec autorité, fait de longs discours sur ce qu'il faut faire et ne pas faire car il semble connaître beaucoup de choses. L'humilité n'est pas son point fort. Il fait régner une certaine peur dans la relation. Le résultat est son moteur." L'autre, à laquelle il appartient, est basée "sur l'écoute. Avec un entraîneur qui a la performance comme moteur et fait preuve de beaucoup d'empathie, de psychologie. Il va chercher à comprendre pourquoi les choses ne tournent pas comme il le voudrait et se remet toujours en question. Il s'interroge, met son joueur face à ses responsabilités et n'hésite pas, par exemple, à sacrifier des matchs en le laissant perdre sans l'aider à rebondir. Dans le but de le faire évoluer, d'enseigner les prises de décisions." L'an passé, dans la foulée d'un tournoi d'Indian Wells où, survoltée, Kasatkina atteint la finale, le relâchement survient. "Dasha" enchaîne plusieurs résultats moyens. Après une nouvelle défaite, les larmes coulent. Pourquoi pleurer ? Cette baisse de régime n'est pas une surprise, mais la conséquence de ce qu'elle fait depuis un mois. Voilà ce que lui explique Philippe Dehaes. Telle est sa façon de travailler. Il laisse parfois sa joueuse mettre les doigts dans la prise. Quitte à ce qu'elle prenne un gros coup de jus. Ensuite, il va "la chercher, la console, la rassure et construit."
"Trop d'entraîneurs ont une grande gu**le et de petites oreilles." - John Kessel
Selon Ronan Lafaix, la première catégorie évoquée plus haut, plutôt "à l'ancienne", tend à s'éteindre. "Aujourd'hui, je pense que les meilleurs coachs ont des relations d'écoute", constate-t-il. C'est en train de changer, c'est l'évolution de la vie. Le coach ne peut pas tout faire. Pour aider le joueur à croire en lui-même, à performer, il a besoin de lui. C'est le joueur qui fait le job." Toutefois, il faut savoir poser certaines limites dans la relation. Certes, le courant doit passer, mais sans excès. Philippe Dehaes n'est pas "pote" avec Daria Kasatkina. "Elle ne me tape sur l'épaule et on ne va pas boire des bières ensemble", déclare, sur le site de la RTBF, l'ex entraîneur de Xavier Malisse, Cristophe Rochus ou encore Yanina Wickmayer. Ça, c'est hors de question. Mais je suis très proche d'elle. Je compare cela avec une autre forme de relation. Je suis très proche de mes enfants, mais je ne suis pas leur copain. Pour moi, cette frontière-là est absolument capitale." La difficulté étant de savoir "être proche tout en gardant un peu ses distances", mais pas trop. Sinon, elle risque de ne pas oser lui "confier des choses qu['il va] pouvoir 'utiliser' - même si ce n'est peut-être pas le bon terme - pour la rendre plus forte."
Un avis que partage Ronan Lafaix. "Quand j'entraîne, je suis là pour le joueur. J'ai besoin de connaître une grande partie de lui, mais lui n'a pas besoin de connaître ma vie", nous détaille le Parisien de naissance. "Il s'en fout, le joueur. Je suis à son service pour mieux le comprendre, mais moins j'en dis sur moi, mieux c'est. En fonctionnant comme ça, il n'y a pas d'amitié possible. C'est là que c'est un travail." Autre connexion entre Dehaes et Lafaix : la volonté de responsabiliser. "C'est, je pense, le point commun de chaque entraîneur", précise le Belge. "Gagner un match de tennis, c'est oser prendre des décisions. Assumer des choix qui peuvent ne pas être payants. C'est prendre ses responsabilités. C'est pour cela qu'il faut construire l'autonomie chez le joueur. C'est lui qui décide s'il va frapper la b***e et aller chercher le point, ou attendre en espérant que l'adversaire rate." Pour le Francilien, un match de tennis est "une partie d'échec". Il faut savoir réagir à ce que propose l'adversaire. "'Responsabiliser', j'aime bien ce mot", ajoute-t-il. "Parce que le joueur est tout seul. Si tu as un schéma de jeu initial et que tu te bases dessus sans être capable d'en changer, ça va créer des problèmes. Il faut que le joueur soit en mesure de s'adapter." Qu'il puisse court-circuiter la tactique adverse lui-même. Pour illustrer cette "responsabilisation", Toni Nadal raconte une anecdote assez épastrouillante.
La "responsabilisation" comme dénominateur commun
Lors d'un tournoi, son neveu, un certain Rafael alors âgé d'un peu moins de 15 ans, est en panne, mené 5/0. "Tío Toni" regarde cela d'un œil. De loin. Il préfère observer un autre de ses protégés. Là, un ami arrive pour lui dire : "Je crois que Rafa joue avec une raquette cassée." L'oncle s'approche alors du futur Ogre de l'ocre pour lui faire passer le mot. Le jeune homme regarde son outil de travail d'un air "Ah oui, en effet", et en prend un autre dans son sac. Finalement, il s'incline 6/0 7/5. "Comment un garçon qui joue au tennis depuis tant d'années peut-il ne pas remarquer que sa raquette est cassée ?", lui demande Toni à la sortie du court. La réponse est lourde de sens. "Tu m'as tellement appris à ce que je sois le seul responsable, qu'à aucun moment je n'ai pensé pouvoir être en train de perdre à cause de ma raquette", l'éclaire l'adolescent. Depuis, bien aidé par l'enseignement de son tonton, il ne cesse de plonger bon nombre de ses adversaires dans l'obscurité. Parcequ'à "haut niveau", comme "les joueurs n'ont plus de points faibles et s'entraînent tous énormément, la différence se fait au mental", nous fait remarquer Philipe Dehaes.
Malheureusement, "tout ne s'enseigne pas", confie humblement le Wallon. "Pour réussir parmi les tout meilleurs, il faut avant tout avoir du 'talent de terrain'. Talent qui est souvent inné. Ensuite, c'est le travail qui fait la différence, et rien d'autre. Mais il n'existe pas de grand coach sans grand joueur !" En somme, quelques soient leurs degrés d'expertises, nos électriciens sans salopettes ne sont pas des magiciens. Ils ne peuvent pas créer l'électricité. Seulement la conduire vers le joueur pour l'aider à s'illuminer le plus possible.
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Premier périodique consacré aux sports de raquette, COURTS propose…
31Sylvain Guyomarc'h, Laurent Van Reepinghen et 29 autres personnes
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Premier périodique consacré aux sports de raquette, COURTS propose une ligne éditoriale inédite.

12/04/2019

Premier périodique consacré aux sports de raquette, COURTS propose une ligne éditoriale inédite.

Voilà les visages de l'équipe de Service Gagnant   2019Roux lionel- 48 ème joueur mondial- Entraineur de l'équipe de Fra...
19/03/2019

Voilà les visages de l'équipe de Service Gagnant 2019

Roux lionel
- 48 ème joueur mondial
- Entraineur de l'équipe de France de coupe Davis (2009 à 2015)
-Actuel direct de l'open sopra steria challenger

Cedric Lenoir
-Enseignant au Tennis club de Lyon
- 3 6ème joueur français
-13 fois champion du Lyonnais en 2ème série
-Accompagnant de projet internationaux chez les jeunes

Sylvain Mathias
- Directeur sportif du tennis club Lyon 1er
-Formé à la pédagogie Soyez P.R.0 niveau 5
-Accompagnant sur des projets personnalisé et international chez les jeunes.

Nous serons heureux de vous accompagner cet été à Nîmes

03/03/2019

Un artiste qui parle de la victoire et de ses peurs , c'est toujours intéressant !

Un grand merci Ronan pour le partage de ton expérience !
02/03/2019

Un grand merci Ronan pour le partage de ton expérience !

15/02/2019

Ton cerveau
Tes émotions
Et toi...

07/02/2019

« Je ne suis plus le même au départ »
DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE MYRIAM ALIZON

Malgré une préparation de course perturbée par la météo, Johan Clarey n'a pas eu mal aux jambes hier. À trente-huit ans, il glissait comme un jeune premier. Sébastien Boué/LÉquipe
À trente-huit ans ans, Johan Clarey, devenu le plus vieux médaillé mondial de l’histoire après sa deuxième place en super-G, estime avoir changé depuis le décès de David Poisson en novembre 2017.

ÄRE – Dix jours après sa deuxième place en super-G à Kitzbühel en Coupe du monde, le skieur de Tignes a confirmé ses excellentes dispositions dans la discipline cette saison en empochant la médaille d’argent le jour J, lors de ces Mondiaux d’Äre où beaucoup le voyaient capable de réussir un gros coup. Après un hiver 2017-2018 pénible sur bien des plans, le vétéran de l’équipe de France a retrouvé plaisir, confiance et performance, au point que celui que ses coéquipiers appellent souvent « Papy » ne veut pas entendre parler de retraite.
« Vous vous attendiez à décrocher votre première médaille mondiale à 38 ans ?
Je skie bien, j’ai pensé que c’était l’année pour faire une médaille. C’est mieux maintenant que jamais. En super-G, j’avais commencé l’année loin au classement. C’est une belle récompense pour moi et pour tous les gens qui m’ont soutenu. Être le plus vieux médaillé de l’histoire des Mondiaux, ça ne me fait pas grand-chose. Dans ma tête, je n’ai pas 38 ans, vraiment pas, plutôt 25 ans ! On me traite de papy tous les jours, et les gars me branchent souvent sur les JO de Pékin en 2022. On verra en fin de saison. Mais tant que l’envie et les résultats sont là, il faudra encore me supporter !
Êtes-vous surpris par cette saison?
Je ne m’attendais plus à être régulier comme ça. Je m’attendais à faire encore quelques coups d’éclat et je skie pour ça. Je ne pensais pas retrouver un niveau global aussi élevé. Je ne quitte quasiment plus les dix, je suis comme j’étais dans mes meilleures années. Je manque juste un peu de jeunesse.
“Au départ, je me dis que ce n’est que du ski, amuse-toi et banzaï !
Vous compensez avec votre tête ?
Je me surprends par l’état d’esprit que j’ai réussi à instaurer. Je ne voulais plus stresser et me mettre trop de pression. Il y a deux ans encore, je stressais pour des choses plus futiles. Je voulais toujours bien faire. Je ne suis plus le même depuis l’accident de David (Poisson, décédé à l’entraînement au Canada le 13 novembre 2017), je ne suis plus le même au départ. Ça joue beaucoup. Je relativise beaucoup plus les choses, ça se ressent dans mon ski et ça va vite. J’ai du mal à trouver une autre explication que ça. J’ai plus de relâchement, c’est certain. Au départ, je me dis que ce n’est que du ski, amuse-toi et banzaï !
Êtes-vous moins focalisé sur le résultat ?
Je n’ai aucune pression de personne, la seule que j’ai, c’est celle que je me mets, et je ne m’en mets plus. Je veux juste essayer de prendre du plaisir. Je me suis très bien préparé cet été, j’ai mis beaucoup d’engagement et d’envie dans tout ce que je fais. Psychologiquement, tout va bien dans ma vie et je suis un peu plus relâché. Ça se joue à très peu de chose. Il suffit de gagner cinq dixièmes par course et tout de suite, on est dans les meilleurs.
Vous êtes même devenu un skieur tout terrain ?
Eh oui ! Je réussis sur la glace de Bormio, sur le super-G de Val Gardena où je termine quatrième en partant avec le dossard 50. C’est incroyable, j’avais quasiment abandonné le super-G. Si je n’avais pas été dans le coup cet été à l’entraînement, j’aurais laissé tomber.
Au bout de quinze saisons, vous vous connaissez par cœur ?
L’expérience, j’en ai à revendre. Je connais les pistes par cœur. Je me connais aussi mieux moi-même, c’est important. Je compense des manques dus à mon âge. Trente-huit ans, ça commence à faire ! Je n’ai plus mes jambes de 20 ans, plus la même force, plus la même puissance, je ne peux pas résister aux courses comme avant.
Comme j’ai plus de relâchement, que je me connais plus, j’arrive à me préparer de manière optimum.
Vous avez souffert sur ce super-G ?
Je n’ai pas eu mal aux jambes. Bizarrement, j’ai incroyablement bien récupéré après une nuit blanche et tout le reste. J’ai bien dormi, on a fait un bon travail avec le préparateur physique, j’étais bien, c’est un petit miracle.
Vous suivez le même programme de préparation que les plus jeunes du groupe ?
Je me force à faire comme les mecs qui ont dix ou quinze ans de moins pour être dans le même état d’esprit et la même dynamique. Le jour où j’en ferai un peu moins, ce sera fini. J’en suis conscient. Même si je dois adapter quelques exercices, je fais quasiment le même programme que des mecs qui ont quinze ans de moins.
Vous avez changé depuis quinze ans ?
Je me suis un peu empâté mais j’essaie de me maintenir. Je suis à 100 kg, seulement deux ou trois de plus qu’il y a dix ans. Il faut que je m’entretienne particulièrement les genoux et le dos et après ça tient.
Vous envisagez de continuer combien de temps ?
Je n’en sais rien. J’arrêterai le jour où j’en aurai ras-le-bol mais je prends encore tellement de plaisir. Le jour où je n’avancerai plus, je m’arrêterai. Je ferai le bilan à la fin de la saison comme ces cinq dernières années et on verra. »

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Sainte-Foy-lès-Lyon
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