30/06/2025
Le Cross du Mont-Blanc (23 km) — une course mythique, une traversée suspendue face aux géants.
Depuis Chamonix, le parcours s’élève rapidement, en forêt, avant d’atteindre les Balcons Sud. Là, le regard se perd entre le massif du Mont-Blanc et la vallée en contrebas. On traverse les Montets, puis on remonte vers La Flégère, les jambes déjà lourdes, mais le cœur plein. L’arrivée à Planpraz, au pied du Brévent, se mérite. Mais quelle vue. Quel décor.
23 kilomètres, 1700 m de D+, un terrain qui ne pardonne pas. Pierres, racines, relances, chaleur, altitude… et toujours, cette ligne d’horizon grandiose qui te pousse à continuer.
Pour moi, ce fut une course d’apprentissage.
Je voulais tester une stratégie d’alimentation plus ambitieuse. Ça n’a pas fonctionné. L’adrénaline du départ, le stress, le terrain technique, la glycémie qui grimpe puis chute… Et l’impossibilité de m’alimenter pendant plus de deux heures.
Fringale, perte d’énergie, baisse de régime… sans hypoglycémie franche.
La perte de mes gels après une chute n’a pas aidé.
Et le profil de course non plus. Mais c’est l’apprentissage et la découverte qui m’intéressent le plus 🙂
Je retiens l’essentiel : la beauté des lieux, l’humilité que la montagne impose toujours, et la nécessité de s’adapter, encore et encore.
Le diabète n’annule pas les rêves, il faut les adapter juste un peu. Il faut ruser, s’ajuster, persévérer. Mais la vue au sommet en vaut vraiment toujours la peine.
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