Safaris Vétérinaires

Safaris Vétérinaires Des safaris organisés par des vétérinaires pour des amoureux de la nature et de la faune sauvage. La logistique et les hébergements sont exceptionnels.

Nos safaris vous emmènent en petit groupe dans les coulisses de la conservation, et proposent de vous faire aborder le monde fantastique de la faune africaine sous un angle original. Guidés par un ou deux vétérinaires spécialisés dans la faune sauvage, et en contact avec divers acteurs locaux de la conservation, vous bénéficierez d’une « immersion » complète dans le monde de la faune sauvage, expé

rience à laquelle peu de privilégiés ont accès. Les voyages se déroulent dans des cadres de rêve, dans des aires protégées où votre groupe sera souvent seul. Outre la découverte et l’observation de nombreuses espèces sauvages, vous aurez l’opportunité, probablement unique dans votre vie, de participer activement à des captures, manipulations et soins sur des animaux d’espèces emblématiques (pachydermes, grands carnivores …). Aucun animal n’est jamais anesthésié s’il n’y a pas un besoin réel (santé, gestion, …). Une partie du montant que vous versez est utilisée pour diverses actions prioritaires : ainsi vous participez activement et durablement aux efforts de conservation et de sauvetage d’espèces réellement menacées. Rejoignez nous pour vivre une aventure extra ordinaire, dont vous reviendrez très probablement différents !

19/12/2025
Iain DOUGLAS-HAMILTON a quitté la terre des éléphants hier.A l’âge de 23 ans, il y a 60 ans, ce scientifique qui fait au...
09/12/2025

Iain DOUGLAS-HAMILTON a quitté la terre des éléphants hier.

A l’âge de 23 ans, il y a 60 ans, ce scientifique qui fait autorité en matière d’éléphants d’Afrique a réalisé la première étude sérieuse sur le comportement social des éléphants, dans le Parc National de Manyara, en Tanzanie. Et pris des risques inimaginables – mais s’en est toujours sorti.

Dans les années 70 il a fait un état des lieux des populations d’éléphants d’Afrique, et a été le premier à alerter le monde entier sur ce qui se passait, à prouver qu’entre 1979 et 1989 les effectifs continentaux avaient diminué de moitié, contribuant ainsi efficacement à l’interdiction du commerce international de l’ivoire.

La situation ne fait que se dégrader lentement depuis, mais puissent tes idées continuer longtemps à faire des adeptes.

Repose en paix Iain, tu peux être fier de ce que tu as fait de ta vie.

Quelques rares places sont à saisir très vite pour celles/ceux qui ne se sont pas encore décidé(e)s :Le programme reste ...
15/10/2025

Quelques rares places sont à saisir très vite pour celles/ceux qui ne se sont pas encore décidé(e)s :

Le programme reste prévu du 1er au 19 mai comme déjà annoncé, et se déroulera en deux parties : du 2 au 12 mai au Botswana, puis du 12 au 18 en Afrique du Sud – possibilité de participer à l’une et/ou à l’autre.

Pour celles/ceux qui n’auraient pas encore l’information, je peux vous envoyer le programme détaillé et les tarifs sur demande par mail à [email protected]

Safaris Vétérinaires 2026 : quelques précisions enfin ...Le premier départ aura lieu début mai.Du 2 au 12 mai nous visit...
04/09/2025

Safaris Vétérinaires 2026 : quelques précisions enfin ...

Le premier départ aura lieu début mai.
Du 2 au 12 mai nous visiterons les différentes parties de l'Okavango en camp itinérant.
J'ai 12 places pour cette première partie.

L'extension en Afrique du Sud se fera dans la foulée, des 12 au 18 mai.
Pendant cette deuxième partie nous aurons du travail à accomplir sur un éléphant et au moins trois rhinocéros.
Seules 8 personnes pourront m'accompagner pour ce travail.

Sur demande, je peux vous donner plus de détails par mail.

A bientôt j'espère ...

Ce 19 août : une date importante pour les rhinocéros – et la faune d’Afrique du Sud plus généralement ?Au terme de 7ans ...
19/08/2025

Ce 19 août : une date importante pour les rhinocéros – et la faune d’Afrique du Sud plus généralement ?

Au terme de 7ans d’enquête, les HAWKS (branche de la police sud-africaine en charge des crimes les plus graves) ont réussi à faire comparaitre au tribunal John Hume et 5 de ses acolytes.

Sans doute juste la partie visible d’un immense trafic ?

Cherchez sur vos moteurs de recherche qui est cet individu, vous trouverez vite tout le bien que tant de monde et de médias célèbres en ont dit …

Hume avait investi en 2009 dans une « ferme » où il a rassemblé plus de 2000 rhinocéros dont il coupait les cornes régulièrement, et militait très activement, aidé par un grand réseau très influent, pour la légalisation du commerce des cornes de rhinocéros.

Année après année il a accumulé plus de 5 tonnes de cornes dans ses coffres « sécurisés ». Mais il est loin d’être le seul à avoir stocké des cornes dans des « coffres forts inviolables ».

Aucune des personnes bien informées n’a jamais cru que ces stocks étaient sécurisés, ni que l’objectif de ces « amoureux des rhinocéros » était simplement de les protéger : des quantités importantes de cornes sont saisies (tout comme des défenses d’éléphants, des écailles de pangolins …) régulièrement dans des pays d’Afrique et d’Asie, et les techniques modernes permettent d’en trouver l’origine.

En 2017, faute d’obtenir la réouverture du commerce international des cornes, les lobbys sud-africains ont obtenu que soit légalisé le commerce de ces cornes à l’intérieur du pays. Qui pouvait naïvement gober qu’un tel marché intérieur ait un quelconque intérêt ?

Hume et ses proches ont donc comparu ce jour au tribunal.

Les preuves ne portent « que » sur l’exportation de 964 cornes – il est évident que ça ne doit être que la partie émergée de l’iceberg.

Ses défenseurs ont obtenu un report du procès à décembre prochain.

A suivre, donc …

Deux programmes passionnants se profilent pour printemps-été 2026 :L'un : La Grande Route du Nord vous conduira en camp ...
15/06/2025

Deux programmes passionnants se profilent pour printemps-été 2026 :

L'un : La Grande Route du Nord vous conduira en camp mobile dans et autour du fabuleux delta de l'Okavango au Botswana - j'étudie la possibilité de le prolonger avec des interventions vétérinaires en Afrique du Sud.

L'autre se déroulera dans la partie orientale de l'Afrique du Sud. En deuxième partie du séjour, nous prévoyons d'intervenir sur quelques espèces emblématiques : rhinocéros, lion, buffle, ... et peut-être plus ?

Comme d'habitude, il y aura 8 places pour chaque départ, alors il ne faut pas trop tarder ...

Ce Petit Koudou (Tragelaphus imberbis) a récemment été abattu en Tanzanie par un « chasseur sportif » qui n’en est pas p...
11/08/2023

Ce Petit Koudou (Tragelaphus imberbis) a récemment été abattu en Tanzanie par un « chasseur sportif » qui n’en est pas peu fier : son « trophée » est le nouveau « record du monde ».

Tous les chasseurs de trophées justifient leurs gestes en prétendant qu’ils ne prélèvent que des vieux mâles excédentaires qui ne se reproduisent plus : en se faisant plaisir, ils ne feraient donc aucun tort à l’espèce. Mis à part les cas d’animaux manifestement malades et/ou très vieux et perdant de l’état corporel, comment peut-on décréter qu’un individu ne se reproduit plus ?

(Ça me rappelle une réunion du Groupe des Spécialistes des Rhinocéros d’Afrique. A l’ordre du jour, la possibilité d’autoriser certains pays à « offrir » à des « chasseurs sportifs » des rhinocéros noirs « hors d’âge ». Les discussions insensées se déroulent. A la fin, hors de lui, mon ami Peter Hitchins (65 ans à l’époque, et en parfaite santé), prend la parole : « How can you declare that an animal is geriatric and should be shot for this reason ? I am geriatric. According to your criteria, I am geriatric. If the group votes for the proposed resolution, then add in written that any man over 65 should be killed as well »)

L’âge des victimes n’est jamais indiqué, et d’ailleurs la taille des cornes n’est pas uniquement liée à l’âge. Si celui-ci a atteint ce format impressionnant et est encore en si bon état corporel, c’est qu’il était encore bien vaillant. Étant le plus beau représentant connu de l’espèce, il avait encore certainement des gènes exceptionnels à transmettre, ce qu’il a sans aucun doute fait jusqu’à l’irruption de ce "chasseur" américain.

Avec leurs « livres des records », le Safari Club International et d’autres organismes encouragent les chasseurs aisés à abattre les plus beaux animaux de la terre, aidés par les sociétés des chasseurs professionnels qui organisent et commercialisent ces « safaris ».

C’est d’ailleurs ainsi que récemment, au Botswana, un des derniers éléphants « gros porteurs » (d’ivoire) a été froidement abattu …

Enfin, "accessoirement", si vous observez bien la photo, vous voyez que le chasseur était équipé d’une belle carabine munie d’un télescope : ça ne l’a pas empêché de placer très mal sa b***e, dans la colonne vertébrale, qu’il a brisée : vous ne pouvez même pas imaginer les souffrances qu’a enduré cet animal tentant de fuir sur ses pattes avant, l’arrière totalement paralysé, avant d’être achevé.

Il a évidemment reçu quelques b***es de plus (on voit une trace sur la cuisse droite, encore une b***e très mal placée !!!), avant que puisse être prise cette magnifique photo du tueur triomphant devant sa victime.

Source : https://www.facebook.com/pieter.kat.1?__cft__[0]=AZXFUe54mxPUVCd6u38px_6GSXYNUg2M67l2-5ZCVw_hJurXNz392dDCDCJIXCuuXUNKZx6CTmnp-epYK_nCidTlzKCiC1Jbl2CsIR4Sf2m2V9hd8rJAERXCsz2232j9JDU4mrbgcfL0_qrIRdT8S5ih_ZZicy_EmCpwxgmQFqlZTR9qNQjXF8saIMTuW0-KAAw&__tn__=-]K-R

C'était il y a 2 ans ...C'était avant ... avant quoi déjà ?Mais j'ai bon espoir de programmer le prochain départ pour ce...
02/01/2022

C'était il y a 2 ans ...
C'était avant ... avant quoi déjà ?
Mais j'ai bon espoir de programmer le prochain départ pour ce printemps : ne vous y prenez pas au dernier moment, il y aura peu de places - mais d'autres départs suivront.

𝐓𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐁𝐨𝐭𝐬𝐰𝐚𝐧𝐚 …𝘿’𝙖𝙗𝙤𝙧𝙙 𝙖̀ 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙚́𝙡𝙚́𝙥𝙝𝙖𝙣𝙩𝙨. Des mortalités chez les éléphants.Tout récemment, fin ...
14/02/2021

𝐓𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐁𝐨𝐭𝐬𝐰𝐚𝐧𝐚 …

𝘿’𝙖𝙗𝙤𝙧𝙙 𝙖̀ 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙚́𝙡𝙚́𝙥𝙝𝙖𝙣𝙩𝙨. Des mortalités chez les éléphants.

Tout récemment, fin janvier 2021, encore au bas mot une douzaine d’éléphants morts « mystérieusement » dans la zone de Mombo, au Nord-Ouest du Botswana, en plein dans le delta de l’Okavango. Une zone qui avant l’épidémie de la Covid-19 était une destination touristique majeure.

Ces nouveaux décès font suite aux 350 ? 400 ? 700 ? décès constatés et inexpliqués il y a plus de 6 mois un peu plus au Nord, et dont on avait un peu parlé ici.

Bien que des tas d’hypothèses fantaisistes, parmi lesquelles l’intoxination par des cyanobactéries, aient été officiellement avancées, aucune explication réaliste à ce jour et au bout de 8-9 mois !

Maintenant, une bonne douzaine de carcasses d’éléphants sont signalées fin janvier.

Le Ministère en charge de la Faune et des Parcs Nationaux (DWNP) indique qu’il a envoyé sur place « des équipes » de vétérinaires et d’officiers pour « récolter des échantillons » et « déterminer la cause de cas morts ».

Mais ILS ONT DU SE PERDRE EN CHEMIN : PERSONNE NE LES A VUS …

Pendant que nous cherchons, dans l’hiver boréal, à nous chauffer, les températures sont en ce moment très élevées au Botswana. Pour récolter des échantillons « frais » il faut être sur site immédiatement, or les carcasses pourrissent déjà et, sauf si l’hécatombe continue, tout ce qui serait récolté maintenant serait totalement inexploitable.

On se retrouve donc exactement dans la même situation qu’il y a 8 mois : les échantillons ne sont pas récoltés alors que techniquement et logistiquement tout est facilement faisable.

A leur décharge, on peut avancer que les agents du DWNP ne peuvent pas bouger facilement, limités par le confinement et par des restrictions budgétaires – encore que …

Mais dans ce cas ils auraient facilement pu faire appel aux acteurs locaux et aux ONG qui ont proposé leurs services : rien de tout ça ne s’est passé.

Rappelons qu’en septembre 2020, le vétérinaire en chef du DWNP Mmadi Reuben a officiellement déclaré : « les dernières analyses ont établi que des neurotoxines produites par des cyanobactéries étaient la cause des décès. Cependant, il reste de nombreuses questions, comme par exemple pourquoi seuls des éléphants ont été touchés, et pourquoi dans une zone si restreinte. Nous travaillons sur de nombreuses autres hypothèses ».

Mais le Dr Reuben a refusé de révéler quelque autre détail, et de dire quels laboratoires avaient fait les analyses.

A ce jour, aucun laboratoire n’a fait quelque publication que ce soit.

Ce qu’on sait, après contacts avec certains des laboratoires auxquels ont été confiés des échantillons, c’est que les prélèvements réceptionnés étaient soit très dégradés, soit inadéquats pour permettre de faire un diagnostic.

L’hypothèse des cyanobactéries provient d’un laboratoire du Zimbabwe qui n’est pas équipé pour ni habilité à faire des analyses toxicologiques.

Les prélèvements ont été faits très tardivement, n’ont pas été conservés de manière appropriée, et ont été acheminés « tardivement en raison de la Covid-19 ».

𝙇𝙚𝙨 𝙧𝙝𝙞𝙣𝙤𝙘𝙚́𝙧𝙤𝙨 𝙖𝙪𝙨𝙨𝙞 !

La presse a relayé l’information sur les mortalités massives d’éléphants, mais n’a pas encore dit un mot à propos des rhinocéros.

Pourtant les informateurs du terrain en font état.

Il y a eu entre 70 et 80 rhinocéros braconnée dans la zone de Mombo en 2019, celle-là même où les éléphants meurent « mystérieusement » maintenant.

Le Botswana a initié une opération préventive de coupe de cornes des rhinocéros en février 2020, pour protéger ces animaux des braconniers.

L’histoire des rhinocéros au Boswana n’est par très réjouissante.

Tous les rhinocéros du Botswana ont été exterminés, jusqu’au dernier.

Tous les rhinocéros qui y vivent actuellement ont été réintroduits.

Dans les années 90, le gouvernement a décidé de capturer tous les rhinocéros survivants et de les rassembler dans le sanctuaire de Khama, près de Serowe. Par la suite, des opérateurs privés de safaris en ont importé d’autres en provenance d’Afrique du Sud, pour les réintroduire dans leurs concessions.

Mais le massacre continue – tiens, bizarrement, dans la zone de Mombo où tant d’éléphants meurent « bizarrement ». Ces derniers jours, 5 rhinocéros de plus en moins.

Et braconnés, ça ne fait aucun doute : le peu qu’il restait de leurs cornes après qu’elles aient été coupées préventivement a été prélevé, et même des bébés ont été abattus.

Tout se passe comme si ces braconniers étaient maintenant bien installés dans la zone de Mombo, et y opéraient en toute impunité.

Espérons que le Botswana va réagir de manière appropriée …

𝐋𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐡𝐢𝐧𝐨𝐜𝐞́𝐫𝐨𝐬 𝐛𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐝𝐢𝐦𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐏𝐚𝐫𝐜 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐊𝐫𝐮𝐠𝐞𝐫, 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐒𝐮𝐝 : 𝐄𝐒𝐓-𝐂𝐄 𝐕𝐑𝐀𝐈𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐔𝐍𝐄 𝐁𝐎𝐍𝐍𝐄 𝐍𝐎𝐔...
31/01/2021

𝐋𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐡𝐢𝐧𝐨𝐜𝐞́𝐫𝐨𝐬 𝐛𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐝𝐢𝐦𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐏𝐚𝐫𝐜 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐊𝐫𝐮𝐠𝐞𝐫, 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐒𝐮𝐝 :
𝐄𝐒𝐓-𝐂𝐄 𝐕𝐑𝐀𝐈𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐔𝐍𝐄 𝐁𝐎𝐍𝐍𝐄 𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐋𝐋𝐄 ?

Officiellement, le nombre de rhinocéros braconnés en Afrique du Sud est passé de 13 en 2007 à 1215 en 2014. Après … silence pendant des années à la fois sur ces statistiques macabres et à propos des effectifs de ces animaux. Seules des estimations non officielles circulent.

Depuis longtemps on ne publie plus les effectifs estimés par région ou par aire protégée, pour des raisons de sécurité. Seuls des données nationales sont accessibles au public, parfois.

… comme si les réseaux qui soutiennent le braconnage attendaient des statistiques officielles pour savoir où il y a quoi …

Concernant le Parc Kruger, LA vitrine du pays, l’impression de terrain depuis près de 10 ans est que non seulement on voit de moins en moins de rhinocéros, mais encore il y a de moins en moins d’indices de présence. Il y a aussi de moins en moins d’indices de présence de gardes en dehors des sentiers battus …
Deux explications officielles sont que beaucoup, la plupart des rhinocéros ont été déplacés vers un sanctuaire hyper sécurisé dans le parc. Un lieu où les braconniers sont certains de trouver ce qu’ils cherchent … Par ailleurs les techniques de renseignement et de lutte anti-braconnage se sont enfin améliorées ces dernières années, ceci expliquant cela ( ?).

Depuis près de 5 ans, la taille de la population de rhinocéros du parc n’est plus communiquée, et parallèlement mes collègues de terrain se montrent tristes et pessimistes - quand ils peuvent parler.

Le Ministère en charge de la gestion de la faune a récemment rendu publics les effectifs de rhinocéros du parc Kruger jusqu’à 2019. On constate que l’effectif de rhinocéros « blancs » a chuté de 67% depuis 2011, et 35% des rhinocéros « noirs » ne sont plus vus depuis 2013 ! (Il y a 15 à 20 fois moins de rhinocéros « noirs » que de rhinocéros « blancs », donc les premiers ont moins de « chances » d’être abattus)

Tout se passe donc comme si le parc Kruger n’échappait pas à la règle générale au niveau de la Planète : les réseaux de braconniers très organisés investissent les lieux intéressants de leur point de vue. Les gestionnaires de ces aires protégées constatent, réalisent ensuite, puis conçoivent et enfin mettent en place une force de réaction … qui est opérationnelle quand la population cible a déjà fortement diminué.

𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐫𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐡𝐢𝐧𝐨𝐜𝐞́𝐫𝐨𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐦𝐢𝐧𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐡𝐢𝐧𝐨𝐜𝐞́𝐫𝐨𝐬 𝐛𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐜 : il y en a moins, donc la probabilité d’être braconné a chuté !

https://africageographic.com/stories/kruger-rhino-populations-plummet-latest-official-stats/

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