27/08/2024
Une fois n’est pas coutume, commençons par un conte :
On disait d’un vieux samouraï qu’il pouvait affronter n’importe qui.
Un jeune homme plein de fougue le défia, persuadé que sa vitalité viendrait à bout de cet homme d’un autre temps. Il avait pour habitude d’insulter ses adversaires jusqu’à ce qu’ils réagissent sur le coup de la colère et alors, profitant de leur emportement, il prenait l’avantage.
Sur la grande place du village, devant tous les habitants, le jeune guerrier se mit à tourner autour du vieil homme en l’insultant, il lui cracha au visage, il insulta jusqu’à ses ancêtres, il moqua ses états de service et ce, plusieurs heures durant…
Le vieux samouraï resta impassible.
Le jeune homme, continuait son manège jusqu’à ce que, épuisé, et quelque peu impressionné par cette impassibilité, il finisse par déclarer forfait, humilié…
Les villageois demandèrent alors au vieux samouraï :
- Mais comment avez-vous pu tolérer cela ? Pourquoi ne pas avoir réagi ? Vous avez laissé ce jeune homme humilier votre lignée, vous avez réagi comme un lâche !
Le vieil homme répondit :
- Si quelqu’un vous offre un cadeau mais que vous le refusez : à qui appartient-il alors ?
- Euh… À la personne qui l’offre…
- Cela s’applique également à la jalousie, à l’envie, au reproche, à l’agression, à l’insulte : si vous ne l’acceptez pas en pensant que cela vous concerne, cela reste tout simplement avec celui ou celle qui vous le destinait.
…
A méditer, Le Kid