11/09/2026
𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐭𝐚𝐦𝐢 𝐫𝐞́𝐯𝐞̀𝐥𝐞
𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭 ?
Il n'y a pas toujours besoin d'un désaccord pour commencer à lutter.
Parfois, il suffit que quelque chose ne se passe pas comme nous l'avions imaginé. Nous avions prévu une manière de faire. Une réponse. Un déroulement.
Et puis quelqu'un répond autrement. La situation change. Un imprévu surgit. Ce que nous avions préparé ne fonctionne plus.
Alors nous pouvons essayer de ramener les choses là où nous pensions qu'elles devaient être. Insister / Convaincre / Corriger / Résister.
Et sans même nous en rendre compte, nous sommes déjà en train de lutter.
Sur le tatami, cela devient visible.
Nous avions imaginé un mouvement. Mais le partenaire ne fait pas exactement ce que nous attendions.
Si nous cherchons à maintenir notre idée malgré ce qui se passe réellement, le mouvement devient difficile. Nous forçons.
Alors il est possible de regarder autrement.
La difficulté vient-elle vraiment de l'autre ?
Ou vient-elle de l'écart entre 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 ?
Cette question change déjà quelque chose.
Car si nous cessons de lutter contre ce qui n'est pas conforme à notre attente, nous pouvons recommencer à regarder. À écouter. À répondre.
Et peut-être qu'avancer ne consiste pas toujours à faire disparaître ce qui nous contrarie.
Peut-être que cela commence simplement par 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚̀.
Pour voir ce qui peut alors devenir possible.
Paul