04/06/2025
Renaissance
– Cébryle Rubio – 2025
Le deuil d’un être cher est toujours une épreuve.
Une onde de choc qui ne touche pas seulement notre environnement extérieur, mais qui bouleverse profondément notre monde intérieur.
Bien souvent, on garde le masque, on continue à jouer notre rôle, à prendre soin des autres, à assurer ce que l’on croit devoir faire…
Mais le plus grand risque, c’est de s’oublier soi-même.
Il est essentiel de prendre en compte ce que l’on traverse, non seulement en apparence, mais en profondeur.
Savoir s’écouter, pas à pas.
Le processus peut durer entre 6 et 24 mois, parfois plus.
Accueillir ce qui se passe en soi.
Se prioriser sans culpabilité.
Le deuil suit différentes étapes, plus ou moins longues selon chacun.
Et puis vient parfois cette phase redoutée : celle du vide, de la tristesse extrême, voire de la dépression.
Même les plus positifs, même ceux qui accompagnent les autres, peuvent y sombrer.
À ce moment-là, il devient vital de :
Accueillir avec soin et bienveillance cet état
Accepter d’être au fond du trou, sans chercher à fuir ce que l’on ressent
Se répéter que le soleil finira par réapparaître — même si, aujourd’hui, on n’y croit plus
Se retrouver avec soi, sans masque, sans rôle à jouer
Prendre du temps pour soi : méditation, sport, nature, activités créatrices, ou rien du tout
Ressentir chaque sensation, même dans les gestes les plus simples du quotidien : l’eau sur la peau, le rire d’un enfant, la lumière du soleil
Prendre conscience de la douceur que ces instants procurent
Être tendre, patient, généreux avec soi
Se faire plaisir, se faire du bien
Continuer à avancer, pas après pas
Retrouver, un jour, la joie de vivre
Et avec elle, toutes nos ressources profondes
Car c’est dans ce retour à soi que renaît la vie.