10/10/2026
Étape 4 - À une journée de l'arrivée, le Tour de Corse Historique tient son patron, mais pas encore son podium. Au terme d'une 4e étape entièrement tracée dans l'Alta Rocca, Raphaël Astier et Denis Giraudet (Porsche 911 RS n°10) ont rejoint Ajaccio avec 2'49 d'avance sur Tom et Tristan Pieri (BMW M3 n°12). Derrière, tout se resserre : Yoann Bonato et Benjamin Boulloud (Lancia Delta HF Integrale n°6) ne sont plus qu'à 42 secondes des Pieri, et Julien Saunier et Frédéric Vauclare (Renault 5 Maxi Turbo n°2), les plus rapides du jour, à 17 secondes de Bonato.
Classement VHC
Astier / Giraudet (Porsche 911 RS n°10) en 3h32'44''
Guignard / Collinet (Renault 5 Tour de Corse n°35) à 18'47''
Penlae / Penlae (Porsche 911 SC n°37) à 22'59''
Classement scratch
Astier / Giraudet (Porsche 911 RS n°10) en 3h32'44''
Pieri / Pieri (BMW M3 n°12) à 2'49''
Bonato / Boulloud (Lancia Delta HF Integrale n°6) à 3'31''
Julien Saunier (Renault 5 Maxi Turbo n°2) : « Zéro souci mécanique aujourd'hui. Notre motivation, c'était de signer des scratchs et d'aller chercher la 3e place qu'on avait laissé filer sur un mauvais choix de pneus. Yoann (Bonato) a super bien roulé, mais dans la dernière, sur le sec, on a fait la différence. Le truc, c'est que la R5 manque d'expérience : les BMW et les Porsche progressent depuis 40 ans, alors que nous, nous avons tout à apprendre avec les pneus et les plaquettes d'aujourd'hui, car le modèle est bien moins représenté en compétition. Pour demain, on va rester raisonnables, mais on va essayer d'accrocher le podium. »
Raphaël Astier (Porsche 911 RS n°10) : « Une bonne journée encore, mais on a roulé quasiment tout le temps sur le mouillé, avec des notes prises en reconnaissance il y a plus d’une semaine, donc avec un peu d’hésitation. La dernière spéciale était sèche, mais on nous annonçait des portions très dégradées par l’orage d’hier : alors avec notre avance, on n’a pas voulu prendre de risques et on est restés en pneus pluie. Au final, c’était presque tout sec, dommage ! La voiture fonctionne très bien, aucune alerte. On anticipe beaucoup nos zones de freinage, tout en gardant un petit rythme pour ne pas se déconcentrer. Demain, on fera pareil. Avant le départ, je visais le podium, au pire le top 5. La victoire, j’y ai pensé… faiblement ! »
Yoann Bonato (Lancia Delta HF Integrale n°6) : « On a fait un très bon choix ce matin en partant en pneus tendres, et c'est comme ça qu'on signe le scratch. Mais dès que c'est sec, c'est tellement dur pour nous : les voitures sont trop différentes en puissance. Peu importe, on se régale ! Il y a une ambiance de malade, des gens qui sautent de joie au bord de la route, et la voiture crache de grosses flammes. On fait le spectacle, c'est génial. »
Classement général Régularité
Baillet / Piret (Porsche 911 n°332) : 16,4 s
Deflandre / Hugo (Porsche 911 n°330) à 5,9 s
Saby / Marques (Porsche 911 SC n°356) à 15,5 s
Leaders par moyenne
Haute : Lacassagne / Lutran (Lancia Delta Integrale n°319)
Intermédiaire : Baillet / Piret (Porsche 911 n°332)
Modérée : Kashin / Kostyrko (Volkswagen Scirocco n°368)
Basse : Loens / Loens (Morris Cooper S n°487)
Christophe Baillet (Porsche 911 n°332) : « La dernière, spéciale complètement de nuit, c'était chaud, mais c'était beau, avec de vraies sensations. En régularité, on ne peut jamais gérer : la moindre faute se paie dans les passages techniques. Rien n'est gagné avant l'arrivée. Mais là, on a associé concentration et plaisir de routes sublimes, dans le noir. »
Yves Deflandre (Porsche 911 n°330) : « On avait fait une belle journée, on avait un peu mené les débats, mais la dernière zone était piégeuse et on s'est fait avoir. On a bien tapé : une aile, une partie du pare-chocs. Ça m'arrive très rarement, ça fait partie de la course. La pénalité est faible, mais il y a du travail sur la voiture. »
Bruno Saby (Porsche 911 SC n°356) : « La régularité, c'est un métier à part. Sur le continent, je roule en moyenne haute et j'attaque même plus qu'ici, mais là, on fait parfois des zones à moins de 60 de moyenne. Il faut tout décomposer dès les reconnaissances, c'est peut-être là que je peux encore progresser. Heureusement, mon coéquipier Christophe fabrique lui-même les appareils de régularité, alors il sait s'en servir ! Je découvre encore cette discipline qu'est la régularité, qui fait travailler la tête, et à nos âges, ce n'est pas désagréable. »