03/06/2026
PHOTO et source : OUEST FRANCE
Césario, Rodrigue et Marie-Paule, à droite, et l’enseignant Nicolas Clairand, au milieu, sont mes partenaires d’initiation au golf...
Le golf Bluegreen du lac au Duc propose des initiations toute l’année
Pour développer la pratique de ce sport, le golf du lac au Duc mise sur des séances d’initiation gratuites. Si la technique laisse à désirer, l’activité devient vite addictive.
Dans son planning mensuel, Nicolas Clairand, à la fois directeur et enseignant du golf Bluegreen du lac au Duc depuis six ans à Taupont, prévoit toujours plusieurs créneaux d’initiation au golf. Ayant déjà tâté des clubs, qui permettent de taper dans la b***e, il y a plus de vingt ans, j’ai eu envie de retenter ma chance…
Ce dimanche-là, nous sommes quatre au lieu de sept (s’il y a un empêchement, c’est toujours mieux de prévenir à l’avance, pour adapter la préparation du matériel…), ce qui, au final, nous sera profitable, en allant faire un vrai trou en fin de séance, mais ne grillons pas les étapes !
« Le trou n’est pas large… »
Marie-Paule est venue car son mari est un fidèle de ce parcours et elle aimerait en profiter avec lui, et pas simplement en tant qu’accompagnatrice, ou plutôt, supportrice ! Césario, lui, est venu de Locminé , avec son fils Rodrigue, « pour essayer », sans projection sur la suite a priori. La séance débute évidemment sur le practice, la zone d’entraînement qui permet d’abord de prendre en main le putter, pour le petit jeu une fois sur le green. L’occasion de redécouvrir les effets, les trajectoires, selon les petits pièges du terrain…
« Le trou n’est pas large, il faut bien orienter son putter… Là, elle a du subir la pente » , constate l’enseignant en voyant la b***e s’éloigner du trou… Des touristes qui logent au domaine du Roi Arthur nous regardent du balcon de leurs chambres. Après un petit quart d’heure, on a tous eu nos premières réussites, le moment pour passer au grand jeu, avec le swing, le geste que je maîtrisais déjà le moins au début du siècle.
Pour envoyer loin la b***e, « c’est un compromis entre une vitesse d’exécution et un relâchement musculaire… » Chez moi, c’est sans doute ce dernier qui pêche… Si j’arrive au mieux à envoyer ma b***e à 70 m, avec le bois qui permet d’obtenir les plus longs coups, c’est vraiment en rase-motte ! « Aujourd’hui, tu as de la chance qu’il fasse beau, me lance Nicolas, la b***e n’est pas freinée par l’humidité ! »
Bref, alors que mes camarades d’entraînement font bien décoller leurs b***es, ces deux premières heures ne m’ont pas suffi à trouver la clé du compromis… « Ceci dit, ce n’est pas la note esthétique qui compte, l’essentiel est de faire avancer la b***e », me rassure l’entraîneur.
Obtenir la carte verte
Du fait de notre petit nombre de participants, une opportunité se présente pour aller se tester « en vrai »,sur le premier trou du parcours, en partant de la zone orange rapprochant à 110 m la cible. Chacun tente et on repart du meilleur coup réalisé. Autant dire que dans le grand jeu, je n’ai pas fait progresser mes partenaires de jeu, « au golf, on emploie plutôt ce terme qu’adversaires », mais arrivé au putting, à cinq-six mètres du trou… seule ma b***e est rentrée !
Le but de ces séances, pour ceux qui poursuivront avec une deuxième session plus axée sur la technique, « est de devenir autonome sur le parcours, obtenir la carte verte. En attendant de l’avoir, vous pouvez réserver à des moments où il n’y a pas trop de monde, il a tous les jours des créneaux. La liberté de pratique est quasi-totale, les trois-quatre premiers mois pour trouver les sensations sont les plus durs, après ce n’est que du plaisir », assure l’enseignant. Et quelle oxygénation sur ce parcours tout en longueur, « où on voit toujours le lac au Duc ! » s’enthousiasme Marie-Paule. Pour le moins appréciable, dans ces temps de chaleur !
D’autres séances d’initiation sont prévues en juin, les 6, 12, 19, 21, 26 et 28.
VINCENT BESNARD