07/12/2016
L’héritier le plus visible : l’aïkidô
Certificat "Kyoju Dairi" de l'école Daïtô ryû décerné à Morihei Ueshiba par Sôkaku Takeda. Pris sur le site de l'école Daïtô ryû (courant Kondo).
Certificat « Kyoju Dairi » de l’école Daïtô ryû décerné à Morihei Ueshiba par Sôkaku Takeda. Pris sur le site de l’école Daïtô ryû (courant Kondo).
Morihei Ueshiba, fondateur de l’aïkidô, fut l’un des élèves remarquables de Sokaku Takeda, et, selon certains historiens des arts martiaux comme Stanley Pranin, un de ceux qui permirent, de manière directe ou indirecte, la survie de l’école Daïtô, en créant son propre système. L’évolution personnelle de Morihei Ueshiba, ainsi que des différentes pratiques de ses élèves qui étudièrent pour certains l’école, fait que le Daïtô ryû voit son influence directe ou indirecte présente dans plus d’une dizaine de styles d’aïkidô ou de disciplines très apparentées, et aussi différentes que le Ki no michi, aux préoccupations très éloignées de celle du bujutsu original, ou des écoles plus anciennement séparée de la ligne Ueshiba comme le Shin’ei Taidô (ou Shinwa Taidô, de Noriaki Inoue). Sans oublier des disciplines comme l’aïkibudô d’Alain Floquet qui puise ses racines à la fois dans la pratique de Minoru Mochizuki, qui fut élève de Morihei Ueshiba et diplômé en Daïtô ryû, et sans doute dans le Daïtô ryû lui-même via l’enseignement de Tokimune Takeda, fils de Sôkaku Takeda. Ainsi, par sa filiation, toutes les sensibilités de l’aïkidô, ainsi que ses descendants, portent une partie de cet héritage de Sôkaku Takeda, transformé de manière plus ou moins importante…
Certificat « Kyoju Dairi » de l’école Daïtô ryû décerné à Morihei Ueshiba par Sôkaku Takeda. Pris sur le site de l’école Daïtô ryû (courant Kondo).