13/02/2026
Ici, les routes montent, tournent, disparaissent derrière une colline.
Sur le littoral, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz ou Bayonne attirent des milliers de visiteurs. La côte concentre l’énergie touristique : plages, surf, architecture Belle Époque.
Pourtant, à quelques kilomètres seulement, l’intérieur raconte une autre géographie.
Le paysage, façonné par l’élevage, dévoile des collines verdoyantes ponctué de villages aux maisons blanches et volets rouges.
L’économie reste en partie agricole, les frontons de pelote peuplent les bourgs, et la langue basque (l’euskara) résiste fièrement.
Le territoire a toujours été un lieu de passage.
Saint-Jean-Pied-de-Port, porte historique vers l’Espagne, est depuis le Moyen Âge l’un des points de départ du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Des générations de pèlerins y ont traversé les Pyrénées, à pied, à cheval, en silence.
À vélo, cette ambiance quasi monastique devient terriblement attractive.
Loin des villes, du bruit et de la pollution, on rêve de cette avalanche de verdure, cette authenticité brute, humide, petite revanche à la modernité.
Entre Espelette et les crêtes d’Itxassou, la route grimpe lentement avant d’ouvrir sur les premiers reliefs des Pyrénées. Les brebis manech traversent encore les bas-côtés, et les piments sèchent sur les façades blanches.
“Bidea eginez egiten da”, comme disent les Basques. “
"Le chemin se fait en avançant”.
Photos : Jordi Vich Navarro, Ahmed Ammar, Simon Pallard, Burkard Meyendriesch, Damien Dufour, Reza Ghobadi