18/10/2017
FCP7 0 - MOKETA 1 : LE MOKETA LANCE SA SAISON
Spectateurs : au delà du banc, le Néant.
Conditions : Post COP21, une caméra hélico pour le coup d’envoi. Barrières aux normes, éclairage un peu moins.
Arbitre: correct malgré quelques situations houleuses
Délivrés les sésames médicaux (dans des conditions défiant parfois toute déontologie), collés les derniers coups d’UHU sur les licences à quelques minutes du coup d’envoi ; enfilés les chaussons bleus de salsa (Abel C.): l’ Armarda du Moketa retrouvait – ENFIN - les terrains, après une trop longue r***e de septembre, pour lancer sa saison 2017-2018 face au FCP7. Avec une belle feuille de match, savant dosage de recrues, de bon crus, on l’espère et simplement rayée de quelques repris de justice (Tonio) épris de gonzesse (Mika), et pas pris de justesse – des « choix de l’entraineurs » bien compris par ces derniers, le staff ayant promis que cette saison serait celle « où on aura besoin de tout le monde les gars ». On était sans nouvelles de certains, restés avec l’infirmière (Oliv, etc.)).
Un début de match pour le moins hésitant. Sur le banc aussi, où chacun cherchait l’adjectif qui va bien: « brouillon », « en dedans », « poussif » ? Coach Abel C., grand lecteur, l’emportait finalement avec « friable », du latin friabilis, « qui peut aisément être réduit en petits fragments, en poudre, en poussière ».Qu’importe, car on était déjà passé sur du friand (de ballons), du fringant même. Avec la paire Loïc / Abel T. aux fourneaux. Défense adverse découpée, à base de services caviars, de courses et ballons en profondeur, en appui, et tutti, le tout bien senti. La combinaison de la 14ème minute faisait mouche : débordement du premier, qui mystifiait son vis-à-vis d’une cristianoronaldade, pour servir dans l’axe le second, qui d’une frappe tendue aux abords de la surface, décrochait un petit filet mignon, saignant. Saison lancée. Les minutes qui devaient suivre étaient du même acabit avec un père Simon en chef de salle, qui envoie les plats. Côté adverse, seul le 7 profitait d’un relâchement déjà vu pour se mettre en mode Play, et installer le doute dans les 30 mètres du collectif en fin de 1ère. La seconde mi-temps serait moins éclatante, et, la faute à une « diff » qui ne s’est pas faite, marquée par une reculade au fil du chrono, mais sans pantalonnade.
Première victoire, sur la plus petite marge. Logique même si le collectif la doit aussi à un adversaire peu inspiré dans ses constructions offensives, et qui aura laissé de précieuses minutes dans un imbroglio final drôlement improbable. Pas le match du siècle certes, mais de la vitesse, une grosse intensité pour un premier match et des promesses.
Un geste dans le match : un exter. éclaboussant du père Simon, qui aurait mérité une meilleure fin en surface.
LES NOTES
Greg (6): Un match relativement tranquille, ponctué par une ou deux interventions quand même : jaillissement face au 7 adverse qui loupait le coche, un sauvetage…de corner et une frappe reçue sans bouger dans la boîte, à la 25ème. Restera à soigner les automatismes avec la charnière centrale (fin heureuse sur un ballon capté en trois temps trois mouvements au point de péno), et à attendre que l’adversaire daigne cadrer pour mettre le portier du collectif à l’emploi. Ca viendra – espérons le plus t**d possible. Le plus compliqué aura finalement été ces ballons distillés par Seb H à l’échauffement.
Alex (5,5) : Capable de manger la feuille, de jeter la pierre à tous, et adepte du tacle ciseau (sécateur ?), l’homme de Rodez n’aura surpris personne en débutant sa saison corps au plancher. S’est fait plus juste et plus présent dans ses interventions en seconde, pour écarter le danger, trouvant même quelques belles touches en périmètre boisé, source de précieuses secondes. Sans doute requinqué à l’idée de la churrascaria réchauffée qui l’attendait à la maison. On attendra confirmation avant de lui demander de calibrer ses relances, ou de s’aventurer pour amener le surnombre. Egal à lui-même, s’est aussi montré à son avantage dans l’embrouillade finale.
Aurel (5,5) : pas l’impérial qu’on connaît au Marc-âge. A sa décharge, une première mi-temps essentiellement faite de ballons casse-pipes balancés dans son dos par toutes les lignes FCP7. A fait le sien rond, testant la souplesse de ses cannes pour éloigner le danger tant mal (un loupé qui revient dans l’axe avec des airs de pass def.) que bien. N’aura pas eu le loisir de faire profiter le stade de ses créations offensives habituelles et notamment de sa spéciale, le 360-roulette-inter-exter-virgule (+ coup d’œil cherchant le ballon). Mais on ne doute pas qu’il saura en user dans les grands rendez-vous.
Rémi T (6) : L’effet papapillon sans doute. A l’affût sur l’aile, à souffler des mots doux dans le cou de son vis-à-vis, sans répit, avec à la clé un ou deux ballons grattés et bien rendus. Il aura finalement l’adversaire pour (le) tempe-oriser. sur un duel aérien. Recalé au protocole commotion. Aura surtout suscité l’admiration de tous pour le bon de sortie obtenu peu de jours après son intronisation good-father. Les remerciements à la Maman et au petit, restés au chaud en mano à Mano. La célébration Bebeto, sous sa direction, viendra on l'espère, bientôt.
JP (6) : Orphelin du compère Oliv dans l’axe, l’autre gaillard passé par Montpellier. Un match sans coup d’éclat mais propre, à contribuer à tenir la maison, en co-gérant d’une île parfois un peu flottante, mais globalement bien ancrée. Sorti un temps en milieu de deuxième, avant de reprendre du service, service rendu.
Etienne (6) : des débuts dans l’ombre, à la lisière des buissons de Balard, où, de son aveu même à la mi-temps, la lumière fuit. Pas toujours servi, dans une première où le Moketa penche un peu à droite. Pas toujours verni non plus, comme sur ce centre servi 30cm trop haut, que, seul au deuxième poteau, il se serait fait un plaisir d’enquiller, histoire de tuer le match. Présent et solidaire dans l’engagement, y compris pour remettre le couvert pour un bout d’aile, en fin de match.
Martin (6) : un début de match en dedans, un peu perdu et en dessous dans l’engagement, avant de se reprendre et de se faire plus présent. Une frappe à la 35ème, envolée et qui lui vaudra du banc ce conseil de vieux briscard : «eh ouais, le corps en avant Martin»). Des airs de Rabiot, avec l’aisance technique et les moments d’absence qui vont avec. Très attendu cette saison, au même titre que d’autres dans la jeune garde, après sa virée outre-Pyrénées. On espère simplement que la Maman ne viendra pas essayer de renégocier son contrat avant Noël.
Simon (7,5) : « Si cerveau le veut, ça exécute ». Nul ne sait s’il a lu Roger Lemerre, mais une certitude, il est de retour, et les jambes exécutent. Métronome, précieux pour donner le tempo et l’assise en première période. Deuxième quasi du même calibre, même s’il manque encore un peu de coffre. Un retour attendu, et qui fait du bien. Certains ont aimé le spectacle (entendu sur la ligne 8 : « Simon sur le terrain, on dirait une pièce de théâtre).
Alexander (6) : Un début de match un peu brouillon côté droit, mais a trouvé ses marques. Sorti pour souffler, avant de jouer les pigistes en arrière droit. Un peu perdu sur la marche arrière, dans le replacement, mais a bataillé. Vaut mieux, et devrait très vite apporter par sa vitesse, et sa capacité à gratter des ballons dans le maquis de l’entre-jeu.
Abel T (8) : Du mouvement, une association tranchante avec Loic et un superbe but. Moins heureux sur d’autres tentatives (une frappe qui s’envole avec réception simple-axel en fin de première). Mais toujours bien inspiré dans le collectif, à l’imagine de ce ballon glissé pour lancer Seb H côté droit en seconde. Fini sur les rotules, logiquement.
Loic (7) dans cette histoire ? Juste un carton dans des circonstances qui restent à éclaircir dans J+1. Un sprint sur l’engagement d’FCP7 à la minute 0’ signait son envie de bouffer le cuir (chevelu s’il le faut). Rapide et bien inspiré, surtout en première. Fait déjà du bien devant, pour tenir le ballon, ou courir après, et gratter ce qui peut l’être. Un match plein et prometteur.
Du côté des supersubs :
Seb H (5,5) : Un match à oublier. Rentré en 2ème, sortie avant le coup de sifflet, n’a pas trouvé le souffle, laissant même le ballon s’échapper sur une ouverture qui aurait pu/dû aller au bout. A sa décharge : une convocation bien t**dive par le staff, peu propice à une préparation mentale et diététique optimale. A sa charge, ceci dit, une prise d’initiative douteuse sur le choix de la sauce du kebab dégusté à 16h30 (« blanche-mayo »). Un choix payé.
Thomas (6,5): "L’homme qui ne s’échauffait pas". Sauf ponctuellement avec son vis à vis. Une course bien inspirée en première, pleine de détermination, pour récupérer son maillot laissé au vestiaire. Rentrée en deuxième, précieux dans ses anticipations dans la dernière demi-heure, lorsqu’il a retrouvé l’axe de la défense. A donné de l’air.
Abel C. (5,5) : Dans son nouveau costume, chaussons compris, a mené le collectif depuis le banc de touche), ajustant son plan de jeu. A même cherché à bonifier la contribution des remplaçants en crampons et chaussures de ville (« les gars, on est cinq, pourquoi y a que moi qu’applaudis ? »). Avant de s’immiscer dans le jeu, façon G.Vialli, en 2ème, pour quelques ballons, et le bonheur de repartir quand même avec ses deux chevilles.
Depuis la tribune de presse , dégarnie (Tonio et Steph)