20/10/2026
Une nouvelle grande figure de notre club nous a quitté.
C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris ce jour la disparition de Philippe Mayer, une figure historique du Paris Université Club Rugby, qui nous a quittés il y a quelques jours.
Philippe appartenait à cette génération de Pucistes qui ont profondément marqué notre club, tant par leur engagement sportif que par leur fidélité et leur dévouement à nos couleurs.
Joueur du PUC de la décennie 60/70, il avait évolué au sein de ces équipes qui ont contribué à écrire de belles pages de notre histoire.
Il avait notamment participé à plusieurs tournées internationales sous les couleurs violettes, parmi lesquelles les mémorables tournées du PUC au Japon en 1962 ou celle en Afrique du Sud en 1970. Des aventures sportives, mais surtout humaines, qui ont contribué au rayonnement de notre club bien au-delà de nos frontières et forgé des amitiés durables.
Mais l'histoire de Philippe avec le PUC ne s'est pas arrêtée à la fin de sa carrière de joueur.
Bien au contraire.
Il a ensuite consacré de très nombreuses années à la vie de notre club.
Longtemps dirigeant de notre équipe première et membre du Comité directeur du PUC Rugby, il a accompagné plusieurs générations de joueurs et participé activement à la vie de notre association.
Philippe faisait partie de ces hommes de l'ombre, de ces bénévoles fidèles et passionnés qui, sans rechercher la lumière, ont donné de leur temps et de leur énergie pour faire vivre notre club et transmettre ses valeurs.
Pour moi, cette disparition revêt également une dimension toute particulière.
Philippe était un ami de ma famille, un ami de mon père, et faisait partie de ces hommes qui ont accompagné l'histoire du PUC sur plusieurs générations.
Il avait joué à une époque où mon grand-père était lui-même dirigeant de nos équipes. À travers lui, c'est donc aussi une partie de mon histoire familiale, de mes souvenirs et de ceux de mon père qui ressurgit aujourd'hui.
Ces liens qui traversent les générations sont précisément ce qui fait la richesse et la singularité du PUC.
Et cette disparition prend aujourd'hui une résonance toute particulière.
Ces derniers mois, notre club a été durement éprouvé par la disparition de plusieurs grandes figures de son histoire.
Cet été, nous avons perdu Michel Benech et Michel Duisabau. Plus récemment, Patrick Lanfranco et Diego Jaurégui nous ont également quittés. Et c'est aujourd'hui à Philippe Mayer que nous rendons hommage.
Cinq hommes, cinq parcours, cinq histoires différentes, mais tous profondément liés à celle du PUC Rugby.
Des hommes qui ont porté nos couleurs, accompagné nos équipes, donné de leur temps et, chacun à leur manière, contribué à construire ce club auquel nous sommes tous si profondément attachés.
Leur disparition successive nous rappelle combien le temps passe, combien les générations se succèdent, mais aussi combien il est essentiel de ne jamais oublier celles et ceux qui nous ont précédés.
C'est cette mémoire collective que nous avons le devoir de préserver et de transmettre aux nouvelles générations, pour qu'elles sachent d'où elles viennent et à qui elles doivent une partie de l'héritage qu'elles portent aujourd'hui.
Philippe incarnait pleinement cet esprit puciste, fait de passion, de fidélité et d'attachement à nos couleurs.
Il a été inhumé jeudi dernier à Audenge, près de Bordeaux.
Au nom du PUCRugby, de son Comité directeur et de l'ensemble de la famille puciste, j'adresse à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances.
Merci Philippe, pour toutes ces années données au PUC, pour ton engagement, ta fidélité et pour tout ce que tu as apporté à notre club.
À jamais Puciste. 💜
Jérôme