10/04/2023
Parabellum Combat Club – 15 ans - part 3
Un mois après notre première sortie, nous repartons de nouveau pour l’Allemagne, le 5 avril 2008. L’évènement est cette fois-ci beaucoup plus important. Le Gorila Fight 2 réunit des combattants venus du Brésil, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie... et, donc, de l’Hexagone, en l’occurrence Sébastien Grandin, Manuel Vincent-Sully et Florent Betorangal. La préparation, bien que rude, se fait dans un contexte très particulier : nous n’avons toujours pas de salle et devons jongler entre différents clubs amis pour pouvoir s’entraîner et se préparer. A posteriori, ça peut paraître compliqué et insurmontable. Mais ça témoigne bien de l’esprit de l’époque : on a juste besoin de l’envie et de la passion.
Après avoir fait un aller-combats-retour en Allemagne en l’espace de moins de 20h la précédente fois, on s’organise un peu plus confortablement ce coup-ci. On loue un mini-van, Bruno Zaia, compagnon de route du Parabellum depuis le début, gère la conduite ; les combattants et les deux coachs, Tevi Say et moi, pouvons donc nous reposer tranquillement. Et puis on arrive la veille, ce qui est tout de même plus confortable tout aussi bien pour la pesée que pour le repos !
Le trio de Nanterre est déterminé, ce qui n’empêche pas l’ampleur de l’évènement d’être impressionnant. Tout aussi bien par le nombre de spectateurs que la taille de la cage, qui laisse vraiment la possibilité aux strikers de s’exprimer.
C’est Sébastien Grandin qui va ouvrir le bal en affrontant un Italien solide. Sebastien l’emmène au sol, percute avec un lourd travail de ground & pound et finalement l’étrangle en RNC lorsque celui-ci se retourne pour éviter les frappes. Ça commence fort et bien !
Manu est le suivant et affronte un Allemand. Il laisse parler ses frappes debout, s’imposant rapidement et concluant le combat à 2 secondes de la fin du 1er round par TKO ! Deux combats, deux victoires, on est déjà sur des nuages !
Enfin, c’est au tour de Florent qui affronte lui aussi un Allemand qu’il amène au sol après quelques frappes et qu’il soumet rapidement par juji à 2mn52 du premier round ! Explosion de joie dans notre camps ! Trois combats, trois victoires, qui plus est de manière expéditive au premier round, on est extatique ! Sans surprise, le reste de la soirée sera festive... et très arrosé pour un des membres du groupe. 🥳 On ne dira pas qui, mais il passera toute la nuit à chanter à tue-tête dans l’hôtel, poussant les autres dans leurs derniers retranchements, au point d’avoir envie de le massacrer !
Après cette nuit blanche, le retour se fait en mode zombies. Dépassé la frontière française, on se fait arrêter par la police en route et lorsque le plus alcoolisé se réveille alors et se met à gueuler on lui dit rapidement de la mettre en sourdine car là, franchement, on n’a plus qu’une envie : arriver vite et sans encombre à la maison 😉
Gagner de cette façon, en s’entraînant de façon DIY, c’est très bien, mais on est néanmoins dans l’urgence : il faut impérativement que l’on trouve une salle pour pouvoir installer le Parebllum Combat Club.
A suivre !