18/08/2026
Philosophie du yoga
Au sein du monde conditionné, la réalité n’est pas ce qui est vrai, mais ce qui est répété avec le plus de force.
De nos jours la globalité des auteurs, enseignants, sanskritistes, confond le yoga avec deux courants spirituels autres : la « philosophie » new age et la doctrine brahmanique.
L’historique du New age est accessible. Répandu par la société théosophique et quelques figures indiennes du XXème siècle, il a inventé tout ce que nos apprentis yogis croient aujourd’hui : réincarnation, pleine conscience, chakras, énergie, … autant de concepts détournés de textes au pouvoir libérateur, et orientés à des fins superstitieuses. Lisez le manifeste de Steiner, il résume les croyances du yoga moderne.
Concernant le brahmanisme, il est soigneusement ignoré. Qui sait encore ce qu’est un brahmane ? Jadis vertement dénoncée par des auteurs engagés comme Daniélou ou Van Lysebeth, la caste dominante indienne est désormais la seule voix du yoga. Considérer ahimsa comme une invitation à la non-violence, croire en la morale ou l’éthique, au karma, … voici le type de propositions issues du brahmanisme. Les textes indiens se trouvent interprétés de façon doctrinale, comme lorsque les cathos intégristes interprètent la bible.
J’ajoute un 3ème courant qui pourrait représenter les lubies yogiques contemporaines : l’anti-tantrisme.
Le yoga est le lien, le ta**ra, le fil. Le tantrisme, le fait de tisser le lien. Au lieu de tisser, l’esprit yogique reste découpé façon Shakti. Les concepts sont répétés comme des formules même pas magiques : namasté, shanti, ahimsa,… N’est-ce pas ce que faisaient nos arrières grands-parents à l’église ? Répéter sans comprendre ?!
Les concepts de la philosophie yogique représentent en réalité les qualités de l’esprit libéré. Chaque archétype compris devient synonyme de samadhi. Car, rappelons le, le yoga a pour seul but samadhi.