17/06/2026
Moi, Dame Aline, je garde dans mon cœur cette grande journée du 17 mai à Chiry-Ourscamp, lors du Bouquet Provincial, ce grand rassemblement des archers de France où se mêlent traditions, respect et fraternité entre compagnies et clubs venus de tous horizons.
J’y ai vu défiler des centaines de drapeaux, des bannières portées avec fierté, des chevaliers d’arc, de simples archers passionnés, des jeunes découvrant encore leur voie, mais aussi des champions de France venus marcher humblement parmi les leurs. Là, dans les rues décorées de Chiry-Ourscamp, il n’y avait plus de différence entre le grand champion et l’archer débutant : tous avançaient derrière les mêmes valeurs de respect, d’honneur et de transmission.
J’ai retrouvé des amis archers venus des compagnies et associations de toute la France. Certains portaient fièrement leurs couleurs, d’autres leurs mascottes devenues de véritables compagnons de route sur les pas de tir. Ces mascottes, souvent regardées avec amusement par les inconnus, racontent pourtant une histoire : celle de l’amitié, du soutien moral avant un tir difficile, du souvenir d’un concours partagé ensemble.
Autour de moi se tenaient aussi mes fidèles amies mascottes, toujours présentes dans les moments importants, accompagnant les archers avec leurs regards silencieux mais réconfortants. Elles ont vu les éclats de rire, les poignées de mains sincères, les retrouvailles après des mois sans se croiser sur les terrains intérieurs, beursault ou extérieurs.
Comme à chaque Bouquet Provincial, il était aussi possible d’aller se recueillir devant la relique de Saint Sébastien, protecteur des archers, apportée sous la garde de l’Achiconfrérie de l’Ordre de Saint Sébastien dans un lieu sacré. Ce moment reste important pour beaucoup d’archers et de chevaliers, car il rappelle que les traditions de l’archerie ne vivent pas seulement sur les pas de tir, mais aussi dans le respect de l’histoire et des anciens qui nous ont précédés.
Ce Bouquet Provincial n’était pas seulement une parade ou une fête. C’était le visage vivant de l’archerie française. Une famille immense où les anciens transmettent encore les traditions aux plus jeunes, où les compagnies continuent de faire vivre des siècles d’histoire malgré les difficultés, et où chaque rencontre rappelle que le tir à l’arc ne se résume pas à tirer une flèche dans une cible.
À Chiry-Ourscamp, j’ai vu des porte-drapeaux rester droits malgré la fatigue, des champions discuter simplement avec de jeunes archers émerveillés. J’ai vu l’âme véritable de notre sport.
Et moi, Dame Aline, je sais que ces rencontres resteront gravées longtemps dans la mémoire des archers présents ce 17 mai. Parce qu’un Bouquet Provincial ne se raconte pas seulement… il se vit.