Dame Aline, la grenouille des marais

Dame Aline, la grenouille des marais Grenouille indépendante. Suivez le chemin en vous abonnant. 🐸

Gardienne de l’esprit archer, je partage le tir à l’arc sous toutes ses formes : traditions, rencontres, instants forts et fraternité, au fil des pas et des valeurs qui unissent les archers.

Moi, Dame Aline, je garde dans mon cœur cette grande journée du 17 mai à Chiry-Ourscamp, lors du Bouquet Provincial, ce ...
17/06/2026

Moi, Dame Aline, je garde dans mon cœur cette grande journée du 17 mai à Chiry-Ourscamp, lors du Bouquet Provincial, ce grand rassemblement des archers de France où se mêlent traditions, respect et fraternité entre compagnies et clubs venus de tous horizons.
J’y ai vu défiler des centaines de drapeaux, des bannières portées avec fierté, des chevaliers d’arc, de simples archers passionnés, des jeunes découvrant encore leur voie, mais aussi des champions de France venus marcher humblement parmi les leurs. Là, dans les rues décorées de Chiry-Ourscamp, il n’y avait plus de différence entre le grand champion et l’archer débutant : tous avançaient derrière les mêmes valeurs de respect, d’honneur et de transmission.
J’ai retrouvé des amis archers venus des compagnies et associations de toute la France. Certains portaient fièrement leurs couleurs, d’autres leurs mascottes devenues de véritables compagnons de route sur les pas de tir. Ces mascottes, souvent regardées avec amusement par les inconnus, racontent pourtant une histoire : celle de l’amitié, du soutien moral avant un tir difficile, du souvenir d’un concours partagé ensemble.
Autour de moi se tenaient aussi mes fidèles amies mascottes, toujours présentes dans les moments importants, accompagnant les archers avec leurs regards silencieux mais réconfortants. Elles ont vu les éclats de rire, les poignées de mains sincères, les retrouvailles après des mois sans se croiser sur les terrains intérieurs, beursault ou extérieurs.
Comme à chaque Bouquet Provincial, il était aussi possible d’aller se recueillir devant la relique de Saint Sébastien, protecteur des archers, apportée sous la garde de l’Achiconfrérie de l’Ordre de Saint Sébastien dans un lieu sacré. Ce moment reste important pour beaucoup d’archers et de chevaliers, car il rappelle que les traditions de l’archerie ne vivent pas seulement sur les pas de tir, mais aussi dans le respect de l’histoire et des anciens qui nous ont précédés.
Ce Bouquet Provincial n’était pas seulement une parade ou une fête. C’était le visage vivant de l’archerie française. Une famille immense où les anciens transmettent encore les traditions aux plus jeunes, où les compagnies continuent de faire vivre des siècles d’histoire malgré les difficultés, et où chaque rencontre rappelle que le tir à l’arc ne se résume pas à tirer une flèche dans une cible.
À Chiry-Ourscamp, j’ai vu des porte-drapeaux rester droits malgré la fatigue, des champions discuter simplement avec de jeunes archers émerveillés. J’ai vu l’âme véritable de notre sport.
Et moi, Dame Aline, je sais que ces rencontres resteront gravées longtemps dans la mémoire des archers présents ce 17 mai. Parce qu’un Bouquet Provincial ne se raconte pas seulement… il se vit.

Moi, Dame Aline, j’ai appris au fil des années que la qualité la plus précieuse d’un archer n’est ni la force, ni même l...
13/06/2026

Moi, Dame Aline, j’ai appris au fil des années que la qualité la plus précieuse d’un archer n’est ni la force, ni même le talent. C’est la persévérance.
L’archer connaît des jours où tout semble facile. Les flèches trouvent naturellement leur chemin vers le centre de la cible et la confiance accompagne chacun de ses gestes. Mais il connaît aussi des jours plus difficiles, où rien ne paraît fonctionner comme il le souhaiterait. Les groupements s’ouvrent, les doutes s’installent et les résultats ne reflètent plus les efforts fournis.
C’est alors que se révèle le véritable chevalier archer. Non pas lorsqu’il remporte une médaille, mais lorsqu’il retourne à l’entraînement malgré la déception. Lorsqu’il accepte ses erreurs, les analyse avec honnêteté et cherche à comprendre plutôt qu’à se décourager.
Chaque flèche manquée devient une leçon. Chaque concours difficile devient une expérience. Chaque échec apparent devient une marche supplémentaire vers la progression.
L’archer persévérant sait que la réussite ne se construit pas en un jour. Elle naît de centaines de volées tirées sous la pluie, dans le vent, sous la chaleur ou dans le froid. Elle se forge dans les heures d’entraînement où personne ne regarde, lorsque seule la volonté pousse à continuer.
Avant un concours important, il ne pense pas seulement au résultat. Il se souvient de tout le chemin parcouru pour arriver jusque-là. Des séances réussies comme des moments de doute qu’il a su surmonter. Cette force intérieure lui permet alors de se présenter sur le pas de tir avec humilité et confiance.
Car au Noble Jeu de l’Arc, la plus belle victoire n’est pas toujours celle qui récompense le meilleur score. C’est celle de l’archer qui refuse d’abandonner, qui se relève après chaque difficulté et qui poursuit inlassablement sa quête de progrès. Voilà la véritable noblesse de l’archer persévérant.

Moi, Dame Aline, je ressens toujours une immense joie lorsque je retrouve la grande famille des archers. Peu importe les...
09/06/2026

Moi, Dame Aline, je ressens toujours une immense joie lorsque je retrouve la grande famille des archers. Peu importe les distances, les couleurs des compagnies, des clubs ou des associations, nous partageons tous la même passion du tir à l’arc et ce lien invisible qui unit les tireurs sur chaque pas de tir.
J’aime voir revenir les visages connus, entendre les rires avant les volées, retrouver les salutations sincères des amis archers et apercevoir leurs fidèles mascottes installées près des housses, des carquois ou des drapeaux. Certaines sont devenues de véritables emblèmes, reconnues bien avant leurs propriétaires, et elles apportent une âme chaleureuse à nos rencontres.
Sur les terrains intérieurs, dans le silence des gymnases où chaque décoche résonne avec précision, je retrouve le sérieux, la concentration et le respect du tir. À l’extérieur, sous le vent, le soleil ou parfois la pluie, je retrouve la liberté des grandes distances et le plaisir de tirer ensemble malgré les difficultés des éléments.
J’aime autant les archers du loisir que ceux de la compétition. Car la valeur d’un archer ne se mesure pas uniquement aux points inscrits sur une feuille de marque. Elle se voit dans le partage, dans l’entraide, dans la façon d’encourager un compagnon après une mauvaise flèche ou de célébrer une belle volée avec simplicité.
Et lorsque viennent les tirs traditionnels, les beursaults, les abats d’oiseau ou les rencontres anciennes de l’archerie, je sens revivre l’âme de nos traditions. Là, les générations se mélangent autour des chevaliers, des archers confirmés, des jeunes débutants et des anciens qui transmettent encore les coutumes avec fierté.
Je suis heureuse de voir cette famille des tireurs à l’arc continuer d’exister à travers tous les terrains, toutes les disciplines et toutes les rencontres. Car au-delà des scores et des récompenses, ce sont les souvenirs, les amitiés et le respect entre archers qui donnent toute sa noblesse à notre passion.

Amis archers, si vous êtes du côté de Châteauroux, j'y serai exceptionnellement ce week-end ! 😉Je serais ravi d'échanger...
08/06/2026

Amis archers, si vous êtes du côté de Châteauroux, j'y serai exceptionnellement ce week-end ! 😉
Je serais ravi d'échanger avec vous et de vous rencontrer sur place.
Archer, je vous salue ! 🏹

Journal de bord de Sir Margellan - week-end du 13-14 juin
Ce week-end s'annonce chargé pour les archers de Dame Aline !
Deux de nos représentants ont répondu présents à l'invitation du Mandat des Archers de Châteauroux. Près de 400 km séparent nos deux compagnies, mais une même passion nous rassemble !
Nous avons hâte de découvrir de nouveaux visages, de rencontrer de nouveaux archers et de montrer que les Archers de Dame Aline rayonnent bien au-delà des frontières de Nogent-l'Artaud.
Nous serons présents tout l'après-midi du samedi et espérons avoir l'occasion de découvrir leur jeu d'arc.
Bien entendu, nous escorterons Dame Aline afin qu'elle puisse rencontrer la mascotte locale !
À très bientôt pour de nouvelles aventures !

~Sir Margellan
1ère Compagnie de Tir à l'Arc de Châteauroux

Je suis Dame Aline, et lorsque vient la saison extérieure, je ne parle point de simple objectif… mais d’un cap à tenir, ...
05/06/2026

Je suis Dame Aline, et lorsque vient la saison extérieure, je ne parle point de simple objectif… mais d’un cap à tenir, d’une quête à honorer.
Je vois l’archer se dresser face au vent, à la lumière changeante, aux distances plus longues, plus exigeantes. Ici, nul abri, nul confort : seulement la vérité du tir. Et son objectif ne doit pas être une illusion de perfection. Car viser le score absolu sans fondations solides, c’est bâtir une tour sur du sable.
Non. Son véritable objectif est plus exigeant, mais aussi plus durable.
Je veux qu’il apprenne à se connaître. Qu’il comprenne chaque flèche égarée, non comme un échec, mais comme une leçon. Qu’il sache reconnaître ce qui est juste dans son geste comme ce qui doit encore être travaillé. Car le progrès naît rarement d’un exploit ; il naît d’une répétition patiente et lucide.
Je veux qu’il construise un tir solide, qu’il puisse reproduire encore et encore, lorsque l’air est calme comme lorsque le vent se lève. Car un beau tir isolé impressionne un instant, mais seule la régularité bâtit la confiance.
La saison extérieure ne pardonne pas l’approximation. Elle révèle les forces autant que les failles. Elle met chacun face à ce qu’il est réellement, loin des excuses et des illusions.
Et s’il me demande quel sommet atteindre, je lui répondrai ceci :
Ce n’est pas la cible qui doit être conquise, mais lui-même.
Car à quoi sert un score élevé si le doute emporte l’esprit au premier revers ?
À quoi sert une flèche parfaite si elle ne peut être reproduite ?
À quoi sert la réussite d’un jour si elle ne repose sur aucune maîtrise ?
Je veux des archers lucides, persévérants et exigeants envers eux-mêmes. Non des chasseurs de résultats, mais des bâtisseurs de progrès.
Alors oui, qu’il vise haut. Qu’il rêve grand. Mais qu’il bâtisse juste.
Car les plus belles volées ne sont pas celles que le hasard offre un jour, mais celles que le travail permet de répéter encore demain.

Je vous adresse mille mercis pour ses environs 530 followers qui marchent désormais à mes côtés 🏹💚Le Bouquet a montré to...
01/06/2026

Je vous adresse mille mercis pour ses environs 530 followers qui marchent désormais à mes côtés 🏹💚
Le Bouquet a montré toute la force que peut représenter une compagnie lorsqu’elle avance unie.
Le Bouquet a réuni de nombreuses compagnies et clubs, tous unis à l’unisson dans la même dynamique.
Au-delà des flèches tirées et des traditions honorées, c’est l’esprit de fraternité, de respect et de transmission qui a marqué cette journée. Et si cette aventure continue aujourd’hui, c’est grâce à vous.
Grâce à votre soutien, votre fidélité, votre passion et votre confiance.
Chaque message, chaque partage et chaque échange donnent à mes archers la force de continuer à transmettre et faire vivre les traditions du tir à l’arc.
Oui, ma vision peut parfois surprendre.
Oui, je sais que je ne plairai pas à tout le monde.
Mais je continuerai à défendre un tir à l’arc traditionnel, fidèle à ses racines, à ses coutumes et à l’esprit des anciennes compagnies.
Car le tir à l’arc ne se résume pas à tirer une flèche vers une cible.
C’est un héritage vivant.
C’est le salut des archers.
C’est le respect du pas de tir.
C’est la transmission des gestes anciens.
C’est la fraternité entre compagnies et entre passionnés.
Être une compagnie, ce n’est pas seulement partager un pas de tir.
C’est marcher ensemble, porter les mêmes valeurs et faire vivre un héritage qui nous dépasse.
Et surtout, n’oubliez jamais ceci :
Le tir à l’arc est une famille, pas une secte.
Une famille où chacun peut apprendre, partager, transmettre et vivre cette passion à sa manière, dans le respect des traditions et des autres archers.
Je continuerai donc à écrire cette aventure avec vous, pour vous, et grâce à vous.
Du fond des marais,
Dame Aline, la Grenouille des Marais 🐸🏹
Archers, je vous salue !

Je suis Dame Aline, et sur les pas de tir de France, j’ai croisé bien plus que des archers : j’ai rencontré des chevalie...
28/05/2026

Je suis Dame Aline, et sur les pas de tir de France, j’ai croisé bien plus que des archers : j’ai rencontré des chevaliers.
Certains portaient leurs titres avec humilité, d’autres avec une fierté un peu trop bruyante — et cela, je ne l’ignore pas. Car être chevalier ne tient ni à une écharpe, ni à une médaille, mais à l’attitude. Et je regarde cela sans détour.
J’ai vu des compagnies soudées, où chaque flèche tirée était un lien entre générations. Là, les anciens transmettent sans écraser, et les jeunes écoutent sans se soumettre aveuglément. C’est rare, mais ça existe — et c’est là que je reconnais de véritables chevaliers.
J’en ai vu d’autres, enfermés dans des habitudes rigides, confondant tradition et immobilisme. Ceux-là croient défendre un héritage, mais ils finissent parfois par l’étouffer. La tradition n’est vivante que si elle se partage, pas si elle se fige.
Avec mon ordre, les Chevaliers de Dame Aline, je ne me contente pas d’observer. Nous allons à leur rencontre. Là où l’on nous invite, nous venons. Là où l’accueil est sincère, nous restons. Là où l’apparence prend le dessus sur les valeurs, nous passons notre chemin sans regret.
Je sais déjà que d’autres rencontres m’attendent. D’autres pas de tir, d’autres regards, d’autres façons d’être chevalier. Je ne m’attends pas à être toujours en accord — et c’est très bien ainsi. Car c’est dans la confrontation des façons de faire que l’on distingue ce qui a du sens de ce qui n’est que façade.
Quand je me tiens sur le pas de tir, entourée de mon ordre, je ne cherche pas à imposer une vision. Je viens avec exigence, oui — mais aussi avec une volonté claire : reconnaître ceux qui incarnent réellement l’esprit chevaleresque de l’arc.
Et à ceux que je n’ai pas encore rencontrés, je le dis sans détour :
je ne regarde pas vos titres… je regarde vos actes.

Je suis Dame Aline, et lorsque je contemple mes chevaliers, je ne vois pas seulement des archers, mais des âmes engagées...
24/05/2026

Je suis Dame Aline, et lorsque je contemple mes chevaliers, je ne vois pas seulement des archers, mais des âmes engagées, marquées par les couleurs qu’ils portent avec honneur.
Leur écharpe n’est pas un simple tissu. Elle parle pour eux, elle raconte leur chemin, leur valeur, leur place parmi les nôtres.
Je reconnais la rouge, vibrante et fière. Elle est celle des rois, des reines, et même des roitelets. Elle porte en elle la noblesse du titre, mais aussi le poids du regard des autres. Car être couronné ne suffit pas, encore faut-il en être digne.
Je distingue la verte, plus rare, presque mystérieuse. Elle appartient aux empereurs. Elle évoque une autorité plus vaste, une vision qui dépasse l’individu. Mais qu’on ne s’y trompe pas : porter le vert, c’est accepter de ne jamais se reposer sur ses acquis.
Je salue la blanche, pure et sans détour. Celle du chevalier d’Arc. Elle est, à mes yeux, la plus exigeante. Elle ne tolère ni tricherie ni orgueil. Elle demande rigueur, humilité, et une fidélité totale à l’esprit de notre discipline.
Je vois la bleue, celle du capitaine ou du président. Elle guide, elle organise, elle tranche parfois. Mais trop souvent, certains oublient que diriger ne signifie pas dominer. Une écharpe bleue mal portée perd toute sa légitimité.
Et enfin, la violette… celle du connétable. Elle incarne l’équilibre, la sagesse, et la mémoire des traditions. Mais elle n’est pas un refuge. Celui qui la porte doit être capable de dire non, de corriger, de maintenir le cap, même lorsque cela dérange.
Moi, Dame Aline, je ne juge pas un chevalier à la couleur de son écharpe, mais à la manière dont il la mérite. Car une couleur peut impressionner… mais seule la conduite révèle la véritable valeur.

Je sens toujours ce moment venir avant même qu’il n’existe vraiment.Tout se met en place sans bruit : l’arc tendu juste ...
21/05/2026

Je sens toujours ce moment venir avant même qu’il n’existe vraiment.
Tout se met en place sans bruit : l’arc tendu juste ce qu’il faut, le souffle posé, le monde qui s’efface autour de moi. Il ne reste plus que cette ligne — pas invisible, non… presque trop présente — entre moi et la cible.
Je m’y accroche encore un instant.
Tout est là, mais quelque chose insiste.
Une envie de corriger. D’attendre encore. D’être sûre.
La tension monte jusqu’à ce point précis où elle cesse d’être utile.
Un battement de trop… et le geste se déforme.
Alors le lâcher ne vient pas comme une évidence.
Il vient comme un choix.
Pas une rupture.
Pas un abandon parfait.
Plutôt un renoncement lucide : celui de ne plus intervenir.
Mes doigts s’ouvrent alors que quelque chose en moi voudrait encore retenir.
Et c’est justement là que le geste devient juste.
La flèche part sans effort, mais pas sans passage.
Elle quitte ce que je contrôlais pour entrer dans ce que je ne maîtrise plus.
Je ne la suis pas des yeux.
Je la devine, oui — mais sans certitude totale.
Parce que ce n’est pas la perfection du geste qui compte,
c’est le moment où j’accepte qu’il soit suffisant.
Et dans cet instant suspendu, entre le départ et l’impact,
il reste encore une légère tension.
Pas une erreur.
Une trace.
C’est là, exactement, que je me tiens.
Pas dans la maîtrise.
Dans ce point fragile où je cesse de vouloir corriger.
C’est pour cet instant-là que je tire.

Voici venu le grand rendez-vous de l’année.Le temps où les archers quittent leurs jardins, leurs jeux d’arc et leurs com...
17/05/2026

Voici venu le grand rendez-vous de l’année.
Le temps où les archers quittent leurs jardins, leurs jeux d’arc et leurs compagnies pour marcher ensemble sous un même ciel.
Le Bouquet Provincial n’est pas seulement un défilé. C’est une tradition qui traverse les générations. Une mémoire que l’on porte à bout de bras, derrière les bannières levées.
Dans les rues avancent les compagnies venues de toute la France. Certaines sont modestes et discrètes, d’autres anciennes et renommées. Mais ce jour-là, toutes marchent côte à côte.
Les drapeaux claquent au vent.
Leurs broderies racontent des décennies de concours, de serments et de fidélité. Les emblèmes rappellent l’histoire de chaque compagnie, les anciens qui l’ont servie, et ceux qui continuent de la faire vivre aujourd’hui.
Parfois, une mascotte accompagne le cortège.
Elle fait sourire les enfants, rassemble les archers autour d’elle, et rappelle que derrière la tradition demeure aussi la joie simple d’être réunis.
Dans ces rangs, il n’y a plus de petites ou de grandes compagnies.
Il n’y a que des archers marchant au même pas, unis par le respect du tir, des coutumes et de ceux qui les ont précédés.
Car le Bouquet Provincial est un héritage.
Un engagement silencieux : celui de transmettre ce que d’autres nous ont confié avant nous, afin que jamais ne s’éteigne l’esprit de l’archerie traditionnelle.
Et moi, Dame Aline, lorsque je vois avancer ces bannières et ces archers réunis, je n’aperçois pas seulement un cortège.
J’y vois battre le cœur vivant de l’archerie.

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34 Rue Ernest Vallée
Nogent-l'Artaud
02310

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