01/12/2025
À travers mes mains,
quelque chose reste.
Un écho.
Un souvenir sans forme.
Les gestes ont leur histoire
certains portaient,
d’autres laissaient des traces
que la peau n’oublie pas.
Depuis,
mes mains avancent différemment.
Plus lentes,
plus attentives,
comme si chaque mouvement
pesait son propre poids.
Parfois,
dans le silence du corps,
je sens la mémoire remonter
non pour accuser,
mais pour rappeler
qu’un geste peut marquer
au-delà de celui qui l’a fait.
Alors je laisse revenir
la chaleur,
un peu,
sans chercher à comprendre.
Les lignes s’estompent,
doucement,
comme si le temps
savait ce qu’il devait emporter.
Et dans cette lenteur,
dans ce presque rien,
quelque chose se dénoue
non pour effacer,
mais pour permettre au mouvement
de recommencer.