06/09/2026
Dans le sillage de notre dossier sur le recurvatum de coude, explorons l’articulation la plus maltraitée en station debout : le genou.
Face à l’hyperextension, on observe généralement deux dérives :
1/ Le verrouillage passif (Recurvatum > 180°) : La personne projette ses fémurs en arrière pour se poser sur ses ligaments comme sur des béquilles. Résultat : cornes méniscales antérieures écrasées, paquet vasculo-nerveux poplité comprimé (nerf tibial), fémur en rotation interne et cisaillement direct des vertèbres lombaires L4-L5-S1.
2/ La fausse parade du « genou fléchi » : Croyant bien faire, beaucoup s’interdisent de tendre la jambe et restent en demi-flexion permanente. Erreur tout aussi coûteuse : le quadriceps s’épuise, la rotule frotte en surpression, le bassin rétroverse et le corps entier adopte une posture d’affaissement qui éteint l’élan vital.
📐 L’angle physiologique : déplier à 180°
Une jambe fonctionnelle n’est ni figée en butée osseuse, ni molle en flexion. Elle est dépliée dans son axe de tenségrité. Les cartilages respirent, le poplité et les ischio-jambiers restent vigilants, et la fosse poplitée demeure libre (préservant le point maître énergétique 40 Vessie).
💡 La clé de l’Aplomb : la rotule hissée par le mouvement du pied
Inutile de contracter brutalement la cuisse pour « remonter la rotule ». La solution part du sol :
Engagez l’éversion active du pied. La chaîne antéro-latérale remonte la rotule physiologiquement.
💬 En posture debout, comment sont vos genoux ? Partageons vos ressentis en commentaire ! 👇