11/02/2026
A lire....
Absolument d'accord
Il n'y a plus que l'étranger et leurs Écoles d'Excellence d'Etat pour former nos futurs professionnels français.
Louis XIV observe cela sûrement....
Quel dommage pour notre Belle Danse Classique Française
A l'aide !
CONSTAT SUR LA DANSE CLASSIQUE …
Un peu d’amertume ce matin, chaque année,je regarde le Prix de Lausanne avec beaucoup d’attention et toujours le même constat mais cette fois si c’est un coup de gu**le général !
Je suis professeure de danse classique, et cela fait plusieurs années que je regarde le système français se déliter sous mes yeux. Pas en théorie. En studio. En conservatoire, dans les grandes institutions. Dans les jurys. Dans les parcours dits « d’excellence »…
On parle beaucoup du Prix de Lausanne comme d’un révélateur. Mais pour moi, le problème commence bien avant. Il commence dans nos conservatoires, dans ces parcours de danse classique que l’on continue de vendre comme des filières solides alors qu’ils ne le sont plus.
Aujourd’hui, dès qu’un élève commence à avoir de bonnes bases en classique, hop : on l’oriente vers une autre discipline. Comme si le classique était une étape transitoire, un socle dont on pourrait se débarrasser une fois acquis. Résultat ?
En troisième cycle, il ne reste plus que des amateurs. Les bons sont partis ailleurs. Ou ils ont été dégoûtés. Dégoûtés de voir leur discipline constamment contrainte, réduite, reléguée au second plan. Dégoûtés de sentir que leur exigence n’était plus désirable.
En filière professionnelle, c’est encore plus violent.
Quand un élève réellement talentueux reste, quand une pépite, on va dire le gros mot « élite » tient bon, on n’a tout simplement plus rien à lui proposer. Des institutions publiques ne fonctionnent pas au cas par cas.
Alors oui, aujourd’hui, pour avoir un vrai niveau, un vrai suivi, une vraie projection, il faut aller dans le privé. Il faut payer. Cher.
Et là, une question devient impossible à éviter : à quoi sert tout cet argent public ?
Parce que ce que nous faisons majoritairement, ce n’est plus de la formation.
C’est de l’éducation artistique et culturelle.
À 100 %.
Assumée.
Mais qu’on continue hypocritement à appeler « cursus ».
De plus en plus de structures sont dirigées par des danseurs contemporains …( je parle en général avec des retours de professeurs que j’ai eu ) qui expliquent doctement que le classique est trop sévère, trop rigide, trop exigeant. Non. Il est juste exigeant. Point.
Ce n’est pas de la violence. C’est la nature même de cet art.
La danse classique n’est pas un espace de confort.
Ce n’est pas une discipline molle.
Ce n’est pas une pratique où l’on aménage l’effort pour rassurer.
À force de vouloir faire plaisir, on a vidé le classique de sa colonne vertébrale.
Et aujourd’hui, notre art devient presque inexistant sur la scène internationale.
Soyons honnêtes : pour être reconnu dans beaucoup d’auditions actuelles, il vaut mieux savoir faire des chutes, ramper au sol, courir en rond, se rouler au sol sur scène avec un regard habité… que maîtriser un placement, une coordination, une élévation, une batterie propre. Voilà où nous en sommes.
Pendant ce temps-là, les pays asiatiques et autres, eux, investissent. Sérieusement.
Ils invitent les élites françaises pour former leurs danseurs.
Ils respectent notre savoir-faire pendant que nous le dénigrons chez nous.
C’est une honte pour notre art.
Nous avons remplacé la formation par des discours.
L’exigence par le consensus.
La transmission par une espèce de néo-cirque-zumba-danse mal digérée que l’on appelle modernité.
Quand est-ce que la nouvelle génération va enfin comprendre ce qu’est réellement la danse classique ?
Quand est-ce que la génération de professeurs va assumer de former des danseurs — pas seulement d’occuper des postes ?
Quand est-ce qu’on va arrêter d’avoir peur d’être exigeants ?
Parce qu’un art qui renonce à ses fondations est un art qui disparaît.
Et aujourd’hui, il est temps d’ouvrir les yeux.
En France il reste très peu d’école où on forme les danseurs classique !!!! Notre art se meurt !
Merci à ARTE Concert et au pour ces instants de danse d’une exigence et d’une qualité remarquables.
Merci à tous ces danseurs venus du monde entier : la relève est bien là.
Un immense merci également aux grands professeurs de danse classique et contemporaine pour ces cours d’une beauté technique et pédagogique absolument fabuleuse, ainsi qu’aux pianistes accompagnateurs, dont la sensibilité et la connaissance profonde du mouvement du danseur élèvent chaque cours et chaque instant de travail.
J’espère de tout cœur que cela donnera à nos jeunes danseurs français le goût de l’effort, du dépassement et de l’exigence, afin qu’un jour, eux aussi, deviennent la relève et fassent vibrer notre héritage de la danse classique ❤️🩰⭐️🤞