13/05/2024
Le 4 mai dernier avait lieu à ARLES la ½ Finale Sud de la FFFCN (France Fédération de Fitness et de Culturisme Naturel).
Frédéric, l’un de nos adhérents y participait.
« Frédéric, tu as participé à une compétition, de quoi s’agissait-il ?
C’était ma première participation à une compétition de culturisme. L’aboutissement d’un projet un peu fou qui a pris naissance il y a un peu plus de 2 ans, sans trop y croire, et sans trop m’en croire la capacité de le mener à bien. Et puis, à mesure de mes entrainements, de rencontres, d’exploration de cet univers, il y a eu un déclic, avec un impératif non négociable pour moi, celui d’une pratique naturelle. Alors il m’a fallu du temps, beaucoup de travail, de patience, de rigueur et aussi trouver qui m’accompagnerait pour me permettre d’atteindre cet objectif qui était tout simplement de participer à une compétition de culturisme, sans prétention autre. C’est en décembre 2023 que j’arrête la date et la compétition à laquelle je participerai, (mais tout restera secret jusqu’au jour J quasiment, par peur de ne pas y arriver, et puis je ne voulais pas que quiconque me décourage de me dépasser et de relever ce défi personnel), et de là, tout s’est enchainé jusqu’à ce samedi 4 mai 2024, à ARLES pour la ½ finale Sud de la FFFCN.
Depuis combien de temps fais-tu de la musculation et du sport en règle générale ?
Sur la première partie de la question, la réponse est facile pour moi. J’ai réellement débuté un travail de fond en 2020, en plein confinement. Un travail à domicile avec un coach en visio. Il ne s’agissait pas du tout à l’époque de regarder vers la compétition. Juste tenter de dessiner un corps qui ne l’avait jamais été réellement jusqu’alors. Janvier 2020, la balance indique un très généreux 97kg et le vertige me gagne, il me fallait arrêter cette ascension et dès les premiers jours de l’an 2020, je m’y suis mis, pour me conduire à ce 4 mai avec un poids, le jour de la compétition de 76,5 kg. Je vous passe les nombreux détails de cette progression, je me suis donné les moyens pour atteindre cet objectif.
Sur la deuxième partie et le sport en règle générale, il me faudrait du temps pour l’aborder dans sa globalité, mais je vais tenter de vous faire un résumé rapide. Enfant, je n’étais pas sportif et rien ne m’encourageait à le devenir. Fils de parents Boucher/Charcutier/Traiteur, une tradition familiale bien enracinée dans la ville de Boulogne Sur mer (62), où les temps à table étaient beaucoup plus longs que ceux consacrés à l’activité sportive. Pour l’anecdote, lorsqu’ils nous arrivaient de faire une balade dominicale à vélo, mon père et mon frère sur des vélos de course ou 1/2 course à l’époque avaient fière allure, alors que je n’avais le droit qu’au mini-vélo, poussif, n’encourageant guère aux exploits. Un peu rond, pour ne pas dire plus, je supportais quelques surnoms peu flatteurs qui pesaient bien lourd. À l’école, au lycée, les professeurs de sport n’ont laissé sur mes carnets de notes que des appréciations soulignant avec insistance mes faiblesses dans toutes les disciplines sportives proposées. Dans la famille, je collectionnais toutes les remarques désobligeantes sur mon surpoids etc. Bref, ma première vraie rencontre avec le sport remonte au milieu des années 90, je suis en Picardie à l’époque et je me découvre une envie de pratiquer la course à pied. Je me souviens de ces moments difficiles quand tu sollicites un corps qui n’a jamais été mis à l’épreuve de l’effort. En 1998 après des hauts et des bas, je termine mon 1er marathon à Lausanne, distance que je termine en
3h21’54’’, je venais de mettre à mal tous les préjugés encaissés depuis tant d’année. Mais j’ignorai que j’allais franchir une autre belle étape, 26 ans plus t**d, et dans une discipline que je n’imaginais pas faite pour moi. Alors, cette compétition de culturisme et les deux médailles que j’ai ramené à la maison ont une valeur hautement symbolique pour souligner tout ce cheminement qui n’était pas initialement destiné à me conduire à ce stade.
Suis-tu une diététique particulière ?
La réponse est oui. Je ne vois pas comment s’engager dans une logique de préparation physique aussi exigeante en négligeant la diète que je ne veux pas qualifier de régime (je déteste ce mot synonyme de frustration et très négatif à mes yeux). Il s’agit d’un équilibre alimentaire nécessité par une pratique sportive spécifique et j’ai la chance d’avoir un coach sportif qui est également naturopathe et, de plus, riche d’une expérience des compétions de culturisme (national et international). Le programme alimentaire et donc tout aussi important que le programme sportif. Rien n’est laissé au hasard sur l’alimentation et selon les phases de la préparation.
Je terminerai en précisant que rien n’est figé. J’ai conscience du chemin parcouru et du travail que je peux encore fournir pour progresser. A 62 ans ½, je reprends les séances sans coupures, car d’autres échéances m’attendent. En effet, en participant à cette ½ finale Sud de la FFFCN, j’accède à la finale qui se tiendra le 15 juin à Valence et le lendemain, l’Europa Cup de la WLNB/FFFCN. Tout cela sans autre prétention que de travailler pour être au mieux pour ces échéances, et que l’aventure soit toujours aussi belle, et avec toujours autant de PLAISIR.
Un merci particulier à Oxygène, une salle associative d’une qualité remarquable qui me donne chaque jour l’occasion de m’entrainer dans de très bonnes conditions, et qui me permet d’y croiser des sportifs de tous niveaux, de tous horizons dans le respect et la bonne humeur.