Rendez-vous les mardis et jeudis à 19h et les dimanches à partir de 15h au Parc Montcalm. C’est aux alentours de 1999 que des coursiers à vélo, pour occuper leur temps de pause entre les missions, ont commencé à utiliser des maillets et ont tappé pour la première fois dans des b***es de street hockey au milieu des rues. Dépassant rapidement le milieu des coursiers, ce jeu improvisé s’est transform
é en un sport mondial, réunissant chaque jour des milliers de passionnés. Il s’agit au final d’un sport d’équipe à vélo, s’apparentant au Polo à cheval. Il se joue sur bitume (rink hockey de 40m x 20m) sur lequel six joueurs se disputent la victoire, accordée à l’équipe qui marquera les cinq buts décisifs. La partie commence au coup de sifflet par une joute : deux joueurs foncent vers la b***e posée au centre du terrain. Le temps de match est de 10 minutes mais augmente peu à peu lors des phases finales des tournois. Diffusée et amplifiée par les réseaux sociaux, la discipline est apparue en Europe très tôt. La communauté française s’est spontanément organisée sous la forme d’associations locales et d’un comité français, jouant le rôle officieux de fédération. Fin 2013, le Bike Polo se pratique dans plus de 30 villes en France. Cela fait de nous la deuxième communauté mondiale de Bike Polo, derrière les
États-Unis. Mêlant technique individuelle et stratégie collective, le bike polo offre un spectacle dynamique, très accessible aux néophytes. La taille du terrain rapportée au nombre de joueurs permet une lecture aisée du jeu et ne néces-
site pas de tribune ou de vidéo pour impliquer le public, qui encourage les joueurs au plus près de l’action. Le format court des matchs favorise les actions ntenses et les contre-attaques, parfois physiquement très engagées. En effet, comme au hockey, le contact est autorisé entre les joueurs : épaule contre épaule, vélo contre vélo et maillet contre maillet. Malgré l’institutionnalisation de la discipline, l’image underground véhiculée au commencement perdure et continue d’attirer un public d’amateurs des arts urbains et graphiques. Des photographes, dessinateurs ou vidéastes accompagnent régulièrement la communauté sur les tournois et partagent quotidiennement sur les réseaux sociaux leur engouement pour ce sport. À haque évènement, de nouveaux curieux sont accrochés par l’esprit de convivialité et de bonne humeur. L’autodérision et l’humour ominprésents favorisent depuis les débuts un capital sympathie que tous les joueurs ont à cœur de préserver.