02/03/2025
Trail de Vulcain 2025 : Quand la volonté l’emporte sur les doutes
Un départ sans conviction
Dimanche matin, 8h30. Le soleil se lève doucement sur les volcans d’Auvergne, offrant un cadre idyllique pour cette nouvelle édition du Trail de Vulcain. Pourtant, l’envie n’est pas au rendez-vous. Pas d’entraînement, peu de motivation, et déjà quelques douleurs sous les pieds avant même le premier kilomètre. Mais l’aventure commence, entouré de copains, alors on avance, sans trop réfléchir, juste en suivant le mouvement.
Le mental mis à l’épreuve
Le début de course se déroule à un rythme tranquille, en profitant des paysages majestueux de la chaîne des Puys. Les jambes tournent, sans excès, sans précipitation. Puis, au 15ᵉ kilomètre, Emilie a des crampes. Loin de l’arrivée, avec encore de nombreux kilomètres à parcourir, le doute s’installe. Aucune question ne se pose. On ajuste le rythme, on s’adapte, on reste solidaires.
Les kilomètres défilent entre montées techniques et descentes cassantes. Chaque effort devient un combat contre soi-même, chaque pas un rappel de l’importance du mental dans ce type d’épreuve.
Le moment de vérité
Arrivés au dernier ravitaillement, à 12 km de l’arrivée, Emilie veut jeter l’éponge. La fatigue pèse, la douleur aussi. Mais arrêter si près du but ? Impossible. “On continue, ensemble”, la décision est prise. Devant, le rôle de meneur s’impose : trouver un rythme stable, un compromis entre la marche et la course, pour avancer coûte que coûte.
Petit à petit, le compteur diminue. Une ultime descente met les corps à rude épreuve, chaque impact rappelle les heures d’effort accumulées. Mais au bout, il y a la récompense. Après 8h10 de lutte, la ligne d’arrivée est franchie.
Une victoire qui dépasse le chrono
Ce n’est peut-être pas une performance chronométrique impressionnante, mais la vraie victoire est ailleurs. Celle d’être allé au bout, ensemble. D’avoir trouvé dans la solidarité la force de ne pas abandonner. Le Trail de Vulcain 2025 restera une belle leçon : peu importe la préparation, ce qui compte, c’est le mental et l’entraide.
Une course, une aventure, une histoire de dépassement.