23/05/2022
« L’amour flambait en lui, ardent et fiévreux, l’amour profond, puissant, exclusif, cet admirable attachement du chien pour l’homme, qui a été tant de fois célébré et que jamais on n’admirera assez. » - Jack London, « Chapitre 5 : Amitié », L'Appel de la Forêt.
Difficile de parvenir à poser des mots sur 11 ans d'amour et d'amitié en un seul post. Pour beaucoup, le lien qu'unit un homme ou une femme à son chien peut paraître exagéré, excessif, comme si l'animal dominait en tout points l'Homme. Un chien n'est pas un enfant après tout... Pourtant, les phases de la vie sont similaires : la naissance, l'éveil, l'affirmation, l'évolution, puis la confiance toujours.
Alors oui, nous n'avons pas honte de dire que chaque membre de cette meute est un frère, une sœur, un enfant.
C'est avec le cœur lourd et les yeux à peine séchés que nous annonçons la mort de Galliak. Le bleu glacial de ses yeux s'est éteint dans nos bras hier après-midi, entre mots doux et sanglots tempétueux. Le grand gaillard au cœur tendre et à la voix moteur diesel est sûrement parti rejoindre sa mère, son père, son frère et tous les autres amis.es. Galliak faisait parti de la meute depuis sa naissance: nous l'avons vu naître, grandir, faire des bêtises ainsi que ses premiers pas dans l'attelage. C'est avec lui, ses frères et sœurs et ses parents qu'est née notre vocation, c'est avec eux que nous avons pu la poursuivre, et c'est grâce à eux que la passion nous anime chaque jour.
Mon père et moi perdons un allié, un ami, un fils et un frère. Nous avons grandi ensemble, et bon sang ce que le temps nous échappe. Nous lui sommes reconnaissant pour tout ce qu'il nous a offert sans concession en 11 ans et nous serions incapables d'exprimer ne serait-ce qu'une infime partie de notre gratitude en un post : les mots ne suffiraient pas.
Nous ne pouvons pas dire que nous sommes démunis : chacun de nos loulous nous épaulent réellement. C'est dans ce genre de moment que le soutien, la foi et l'affection que nos chiens nous apportent nous saute aux yeux. J'ai tendance à croire que le don de parole (autant au sens scientifique que religieux des termes) fut finalement accordé à ceux qui aboient, miaulent, chantent, ceux qui beuglent, bêlent, hennissent, ceux qui brament, hurlent, jappent.
Alors merci mon grand, pour tout, et à dans une autre vie pour une longue séance de brossage et de câlins.
Papa et Elsa. 🐺❄️