Tout Foot

Tout Foot Formé au FC Metz, j'ai eu la chance de côtoyer des entraîneurs qui m'ont donné le goût de la culture tactique.

Par cette page, je souhaite transmettre cette passion en présentant les clés tactiques d’un match, le « pourquoi » d’un score.

Le problème avec la Ligue 1, c'est que ça va 5 fois plus vite et que les erreurs tu les payes 5x plus cher! L'analyse ta...
14/08/2023

Le problème avec la Ligue 1, c'est que ça va 5 fois plus vite et que les erreurs tu les payes 5x plus cher!
L'analyse tactique de Rennes VS Metz sur le blog ToutFoot :
https://toutfoot.fr/.../stade-rennais-5-1-fc-metz.../

FC Metz Stade Rennais F.C. Ligue 1 Uber Eats

En effet, quoi de mieux que de rendre visite au Stade Rennais, une équipe qui se construit depuis plusieurs saisons pour aller chercher un podium synonyme de Champions League.

On reparle du match de coupe de France entre Olympique Lyonnais - OL et FC Metz sur le blog :
09/01/2023

On reparle du match de coupe de France entre Olympique Lyonnais - OL et FC Metz sur le blog :

Ces tours de coupe ne sont jamais faciles à aborder tant la période, la météo, correspondent plus à un match de préparation qu’à une compétition.

A quoi reconnait-on un vrai match de Ligue 2?4 réponses disponibles dans l'intro de cette analyse et la possibilité de d...
08/11/2022

A quoi reconnait-on un vrai match de Ligue 2?

4 réponses disponibles dans l'intro de cette analyse et la possibilité de donner la votre en commentaire de ce post 😉

Pour se mettre dans le bain de cette rencontre entre deux équipes reléguées de Ligue 1 la saison dernière et déjà en difficulté cette saison en Ligue 2, commençons par une question toute bête.

Liverpool 0-1 Real MadridC’est une fois par an et c’est trop peu !Ni les supporters bourrés, ni les supporters sans tick...
29/05/2022

Liverpool 0-1 Real Madrid

C’est une fois par an et c’est trop peu !

Ni les supporters bourrés, ni les supporters sans tickets, ni même les deux, n’ont gâché la fête d’un match de haut niveau.

Même le grain de sel des grévistes de la RATP a glissé sur le talent des joueurs.

On était curieux de voir si Jürgen Klopp allait garder ses valeurs d’intensité offensive, de prise de risque dans le pressing et le contre-pressing.

Force est de constater que l’Allemand ne s’est pas renié et a proposé, face au Real en finale de Champions League, ce qu’il propose face à Wolverhampton en Premier League.

On attendait aussi de voir, comment le Real allait gérer un match sec, s’il allait maintenir cette volonté de défendre bas, de subir et de tenter d’enfoncer la moindre porte entrouverte par l’adversaire.

Chaque équipe a joué sur ses valeurs et a essayé d’appuyer sur les failles de son adversaire.

Les Anglais ont dominé les Espagnols mais n’ont pas réussi à convertir leurs nombreux temps forts, la faute à leur inefficacité mais aussi et surtout à Thibault Courtois.

Les joueurs du Real ont respecté les consignes défensives de leur coach.

Aussi, chaque prise de risque offensive d’un joueur, qui n’était ni Benzema ni VInicius, était compensée.

Les Madrilènes ont gagné ce match grâce à leur énorme qualité technique qui leur a permis de se sortir de l’intensité du pressing anglais et donc d’avoir une influence non négligeable sur le rythme du match.

Le Real a tout de même réussi à avoir 46% de possession du ballon !

Une influence hyper importante pour ne pas être étouffés par la pression constante mise par les Reds.

LIVERPOOL : Intensité maximale, prises de risques offensives et donc défensives avec des espaces dans le dos de leurs défenseurs latéraux.

Jürgen Klopp proposait son classique 4-3-3 avec Fabinho en pointe basse du milieu.

D’entrée de jeu, on a reconnu « son Liverpool » très haut sur le terrain, mettant beaucoup de pression sur le porteur de b***e du Real et appliquant un contre-pressing à la perte de b***e.

A la 10ème minute de jeu, le 1er temps fort des Anglais a démarré grâce à deux récupérations hautes, à la suite de prises de risques trop importantes des Espagnols dans la relance.

Dans ces deux situations, comme dans l’ensemble du match, les Anglais ne les ont pas convertis et c’est que qui aura causé leur perte.

Offensivement aussi, avec une participation importante des latéraux, Alexander-Arnold et Robertson, appuyés par chaque relayeur qu’étaient Thiago Alcantara et Henderson.

Avec leur ailier respectif, on observait la formation quasi-automatique de triangles sur les côtés qui débouchaient souvent sur des centres voire la frappe de l’ailier repiquant dans l’axe.

C’est pour cela que Klopp place ses ailiers du côté de leur pied « faible », pour leur permettre de frapper de leur pied fort après être rentré vers l’intérieur.

Après le 1er temps fort et l’utilisation des côtés, les Reds ont appuyé sur leur autre force, les décrochages des attaquants entre la défense et le milieu adverses.

On a pu voir ce type d’action à la 20ème minute avec le placement intelligent de Mané dans le dos de Casemiro.

Mané réussissait à se retourner et enchainer une frappe encore une fois sortie par Courtois.

Le Sénégalais et ses collègues profitaient du fait que la défense centrale espagnole ne suivait jamais leurs décrochages.

Les prises de risques offensives et le bloc haut des Reds leur ont logiquement apporté de la domination dans ce match.

Seulement, ils payent une inefficacité offensive trop importante, 9 tirs cadrés sur 24, qui les a constamment laissés à portée de tir d’un Real encore plus en maitrise que d’habitude en Champions League.

REAL MADRID : Une grosse discipline défensive bonifiée par leur maitrise technique de grande classe appuyant sur les points faibles de Liverpool et notamment le dos de Robertson et Arnold.

Carlo Ancelotti proposait également du « classique ».

Un 4-3-3 se transformant souvent en 4-4-2 avec un milieu en losange dont la pointe haute était Valverde.

On a vu un Real évoluer dans un bloc bas, avec l’alignement de la ligne défensive sur les 16 mètres.

Cette hauteur de bloc laissait donc la liberté aux milieux anglais de déclencher leurs actions.

Lorsque les Reds passaient par les côtés, on observait le respect, de Vinicius et Valverde, des consignes défensives d’Ancelotti de ne pas laisser leurs défenseurs latéraux en 1 contre 1 face aux rapides Salah et Diaz.

Lorsque les Anglais trouvaient des passes verticales vers le décrochage des attaquants, le fait que ces derniers ne soient suivis ni par Militao ni par Alaba mettaient tout le monde en difficulté.

Finalement, lorsque les Reds arrivaient au bout de leurs actions, les Madrilènes pouvaient compter sur leur gardien de but.

Offensivement, on voyait qu’Ancelotti souhaitait insister sur les points faibles de Liverpool et notamment les espaces créés par les prises de risques des défenseurs et milieux anglais.

Face à un gros pressing adverse, le Real réussissait à aspirer de plus en plus haut le bloc des Reds en conservant le ballon.

Le tour de force des Espagnols a été de réussir à faire cela lors des temps forts de Liverpool.

Pour les calmer, les joueurs du Real jouaient long, à la fin de ces phases de conservation, pour faire reculer le bloc anglais.

Cette capacité à garder le ballon et cette aspiration de l’adversaire permettaient notamment de créer des espaces, dans le dos des latéraux Arnold et Robertson, pouvant être utilisés par les rapides Vinicius Jr, Valverde, Carvajal…

Le but du match illustre parfaitement cette force du Real avec une nouvelle sortie de b***e sur une touche de Mendy dans le camp espagnol.

Cette phase de conservation a permis de profiter de chacune des prises de risques effectuées par les Anglais dans leurs déplacements défensifs.

La projection de Robertson, libérant son côté gauche, a permis aux Madrilènes de créer un décalage grâce à une passe vers Valverde.

L’Uruguayen a pu porter le ballon et surtout provoquer Van Dijk en l’absence de Robertson.

Voyant arriver le dédoublement de Carvajal, le Hollandais a choisi de rester en recul-frein et donc permis à Valverder d’enclencher un centre-tir.

Centre-tir qui terminera dans le dos d’Alexander-Arnold, comme souvent ces derniers temps dans le cas de l’Anglais, maillon faible de son équipe lors de cette finale.

Ce but viendra aussi récompenser le respect des consignes défensives, comme rarement chez lui, de Vinicius Jr. (0-1, 59ème)

Comme depuis le début de sa campagne européenne de matchs à élimination directe, le Real a semblé inférieur à son adversaire.

Mais, une nouvelle fois, les joueurs et le staff ont pu compter les uns sur les autres.

Chaque élément a fait sa part du boulot, voire un peu plus, et on n’a jamais eu la sensation d’avoir un maillon plus faible qu’il soit titulaire ou remplaçant.

Les clés d’une victoire dans un tournoi ne sont pas les mêmes que dans un championnat étalé sur toute une saison.

Et clairement, si le Real a semblé en difficulté face à tous ses adversaires, il a été le seul à posséder ces clés pour gagner sa 14ème Ligue des Champions.



Crédit photo : L'Equipe

Real Madrid 3-1 Manchester CitySoyons honnêtes, revivre un match comme le rêve que nous avions vécu à l’aller était clai...
05/05/2022

Real Madrid 3-1 Manchester City

Soyons honnêtes, revivre un match comme le rêve que nous avions vécu à l’aller était clairement utopique.

Mais, malgré un match plus tendu, plus tactique, on a de nouveau vécu de belles émotions.

D’entrée de jeu, on a eu la sensation que chaque équipe avait conscience de l’enjeu et mesurait ses prises de risques.

Cela nous a donné un Real avec un bloc plus haut, forcément avec ce but à rattraper, et un City un peu contre-nature, plus bas et enchainant les erreurs techniques.

L’ouverture du score de Mahrez a changé le match car il a provoqué un changement tactique de la part de Carlo Ancelotti, obligé de prendre des risques.

Cela a offert plus d’espaces sur le terrain, plus de rythme et donc plus d’actions à se mettre sous la dent.

Le reste appartient encore une fois à l’Histoire.

Les clés du Real Madrid – Jusqu’à la 68ème minute : Un bloc plus haut et un « +1 » dans le milieu de terrain grâce au losange.

Carlo Ancelotti proposait une nouvelle fois un 4-3-3 avec sa sentinelle pointe basse Casemiro.

D’entrée de jeu, on a vu que la hauteur de bloc madrilène était plus haute qu’à l’aller avec l’objectif de mettre la pression sur les relanceurs de City.

On observait notamment le placement de Valverde, une nouvelle fois dans un rôle axial plus qu’ailier, mais aussi celui de Modric qui se plaçait en pointe haute du milieu en losange formé avec ses trois collègues.

Ainsi, le Croate empêchait la première solution de relais habituel des Anglais, Rodri.

Ce plan de jeu défensif a vraiment gêné les joueurs de City dans leurs sorties de b***e.

Ces derniers ont eu du mal à trouver les liens de passes entre les relanceurs et les relais habituels, Rodri-De Bruyne-B.Silva.

Offensivement, le milieu en losange a permis au Real d’avoir une supériorité numérique constante qui a offert au moins une solution de relance verticale, et donc de décalage.

Cela était aussi favorisé par le fait que De Bruyne sortait de son milieu pour aller presser les défenseurs centraux du Real avec son avant-centre.

Délaissant le côté droit en phase offensive, du fait de la participation axiale de Valverde, les Espagnols ont concentré leurs attaques à gauche avec Vinicius, ou dans l’axe avec Benzema.

Le Real a travaillé et usé les joueurs de City en répétant ces chemins de jeu offensifs et en éteignant l’influence de certains leaders techniques anglais.
On parle d’usure pour Kyle Walker complètement cramé par Vinicius Jr. et de l’influence éteinte de Kevin de Bruyne.

Lorsque le Belge est moins bien, son équipe est aussi moins bien, ce qui n’est pas négligeable même lorsqu’on s’appelle Manchester City.

Pourtant, malgré de nombreux temps forts, le Real a connu une inefficacité peu habituelle.

A la 68ème minute, Carlo Ancelotti a donc dû se résoudre à prendre plus de risques en changeant son système de jeu.

Il a remplacé Toni Kroos par Rodrygo pour passer dans un véritable 4-3-3 et donner au Real la possibilité d’attaquer à droite avec un vrai ailier.

Avec ce changement, le Real a perdu son « +1 » dans le milieu de terrain et a permis à City de reprendre un peu plus la main sur cette zone de jeu.

A peine 5 minutes après, on a vu les conséquences de ce changement, rendu obligatoire par le but à rattraper.
Le pressing du Real sur le côté droit à libéré Bernardo Silva à l’opposé.

City réussissant à se sortir de ce pressing en trouvant le Portugais au sol, la transition rapide de ce dernier a créé un gros décalage qui a permis à Mahrez d’ouvrir le score et de débloquer le match pour le rendre fou. (0-1, 73ème)

A partir de la 73ème minute : Une prise de risque totale d’Ancelotti qui a pu compter sur l’ensemble de ses joueurs mais surtout sur des remplaçants à la hauteur de ses leaders.

Après le but de Mahrez, Carlo Ancelotti remplaçait les deux derniers dinosaures de son milieu de terrain, Casemiro et Kroos.

Le technicien italien passait en 4-2-3-1 en plaçant Ascencio en meneur de jeu et Camavinga-Valverde en milieux centraux plus bas.

Il est important de préciser que peu de coachs terminent une rencontre sans leur milieu de terrain titulaire surtout lorsqu’une défaite se profile.

La plupart d’entre eux préfèrent attendre un miracle qui ne viendra jamais plutôt que de tenter quelque chose (suivez mon regard…)

Avec cette prise de risque totale, on a eu du mal à penser que le Real allait réussir à marquer tant City réussissait à ressortir le ballon facilement et à se projeter devant le but de Courtois.

Grâce à des gestes défensifs de grande classe, on pense notamment au sauvetage de Mendy sur la ligne, les Anglais n’ont pas réussi à tuer le match.

Madrid réussissait à avoir quelques phases de possession devant un bloc de City reculant de plus en plus.

L’égalisation (1-1, 89ème, Rodrygo) viendra sur l’une de ces actions qui mettra en lumière tous les signaux d’une équipe avec la rage au ventre, un truc en plus que City n’avait pas :

• Le déplacement de Benzema au second poteau avec un Foden qui n’a pas fait l’effort pour couvrir Cancelo pris, comme souvent dans son dos

• Le jaillissement de Rodrygo devant des défenseurs et un Ederson « surpris »

Des signaux que nous trouverons sur le second but puisque le centre viendra du même côté, face à un bloc bas, et que le duel dans la surface sera gagné par un joueur plus petit que les « tours » de City et surprendra encore Ederson. (2-1, 91ème, Rodrygo)

Les 3 buts du Real mettent surtout en avant la plus-value des remplaçants.

Le doublé de Rodrygo bien sûr, mais aussi le travail d’Ascencio.
Aussi, l’influence de Camavinga qui a boosté le jeu de son équipe avec de vraies prises de responsabilités dans le jeu et notamment celle amenant le pénalty.

On le voit venir demander le ballon, se retourner et accélérer pour créer le décalage qui amènera la faute et le but de Benzema (3-1, 94ème)

Les scénarios de qualification de Madrid, des retournements de situations dans les dernières parties des matchs, traduisent réellement l’apport du banc de touche, l’implication des non-titulaires quelque soit leur temps de jeu et surtout le respect de leur maillot.

Manchester City : Une performance comme un papier calque posé 1 cm à côté du dessin à recopier.

Pep Guardiola proposait une nouvelle fois son 4-3-3 avec un milieu pointe basse.

Comme évoqué plus haut, on a senti que son City n’était pas dans son assiette et que le match n’allait pas être des plus faciles à gérer.

Face au bloc haut des Madrilènes, les Sky Blues ont eu du mal à utiliser leurs forces habituelles : les sorties de b***e et la possession du ballon.

On a souvent vu des Anglais contraints de relancer long plutôt que d’utiliser des passes au sol vers leurs milieux relayeurs.

En phase d’attaque, on n’a pas vu la formation habituelle des triangles sur les côtés formés par le milieu offensif, l’ailier et le défenseur latéral.

Cela était un marqueur de la prudence de City et notamment du latéral droit Kyle Walker limitant ses participations offensives pour ne pas laisser de terrain à la flèche Vinicius Jr.

Pas de triangle, seulement deux joueurs utilisés dans ces zones de jeu « fortes », il était compliqué pour City de trouver des relais entre les lignes et créer des décalages.

C’est notamment pour cette raison qu’on a très peu vu De Bruyne mais aussi Foden et Mahrez sur les côtés.

Finalement, City a joué contre-nature.

Mais, les Anglais n’ont pas réussi à complètement s’adapter au fait de jouer différemment.

Avec un joueur en moins dans les zones de jeu, des déplacements différents, on a vu bon nombre de joueurs se tromper de manière surprenante tellement il était évident que ces choix de passes n’étaient pas les bons.

Lorsque l’on observe City, on se rend compte que les circuits de jeu, les combinaisons de passes, se font de manière automatique, quasiment à l’aveugle.

Face au Real, on a vu que les joueurs de Manchester ont souvent essayé d’appliquer ce qu’ils font d’habitude, comme s’ils étaient programmés pour évoluer de la sorte.

Ils n’ont pas réussi à adapter ce programme à la situation.

C’est pour cela que l’image du « papier calque » a été choisie pour résumer la performance de City.

Les Sky Blues ont toujours été un peu à côté de leurs pompes pendant la rencontre et n’ont pas réussi à s’adapter à une situation différente de ce qu’ils vivent d’habitude.

Ils ont pourtant réussi à retrouver leurs marqueurs habituels après l’entrée de Rodrygo et même à marquer un but que l’on pensait victorieux.

Mais, ils n’ont pas réussi à tuer le match et l’on est obligé de faire le comparatif entre les entrants de City et ceux du Real.

On n’a pas senti de plus-value, voire d’alignement sur le niveau des joueurs remplacés, hormis Gündogan remplaçant un Kevin De Bruyne trop peu performant lors de ce match.

A un tel niveau, l’influence des remplaçants prend autant d’importance que tout le reste et l’on a observé une nouvelle fois dans cette campagne européenne du Real.

Villarreal 2-3 LiverpoolAprès un match aller compliqué à Anfield, on attendait avec impatience de voir la réaction tacti...
04/05/2022

Villarreal 2-3 Liverpool

Après un match aller compliqué à Anfield, on attendait avec impatience de voir la réaction tactique d’Unai Emery, obligatoire étant donné que son équipe avait 2 buts de re**rd sur son adversaire.

Comment le technicien espagnol allait-il adapter un système sur lequel son équipe a basé ses victoires contre la Juve et le Bayern ?

Quelques ajustements tactiques et les changements de ses attaquants auront donné, à Villarreal, le droit de rêver mais surtout de bouger Liverpool, ce qui n’est pas arrivé souvent cette saison.

Nous allons analyser ce qu’Emery a mis en place tactiquement.

Un système demandant beaucoup d’énergie, qui aura fait craquer ses joueurs physiquement dès la 46ème, mais obligatoire face à cette machine qu’est Liverpool.

Les Reds, eux, ont eu du mal face à la pression mise d’entrée par les Espagnols.

Rapidement menés, le pressing et l’intensité mise par Villarreal ne leur ont pas donné le temps de se reprendre en main grâce à des phases de possession.

Les duels étaient perdus et les passes étaient moins précises, ce qui leur a couté deux buts.

Malgré tout, Klopp a maintenu sa ligne de conduite tant bien que mal en 1ère période, mais aussi en seconde : Possession du ballon, largeur, contre-pressing.

Cela a payé une fois que Villarreal a baissé physiquement et reculé son bloc.

Comme au match aller, Liverpool a su bonifier ses temps forts en marquant deux buts très rapprochés qui ont assommé, pour de bon cette fois, leurs adversaires.

Qu’a changé Unai Emery, par rapport au match aller, et pourquoi cela a-t-il fonctionné ?

Si le coach espagnol a maintenu un système de jeu en 4-4-2, comme à l’aller, l’utilisation et le rôle de certains joueurs ont été sensiblement différents et ont apporté une vraie plus-value à leur équipe.

Premièrement, on avait noté le match raté des deux attaquants et, ce Mardi, Emery les a remplacés par deux nouveaux joueurs, Dia et Moreno.

Si Dia a ouvert le score, on notera surtout leur implication dans le jeu de leur équipe.

Déjà, dans la recherche d’un pressing haut, on connait l’importance des attaquants qui sont les premiers défenseurs de leur bloc et qui déclenchent souvent la montée de leurs coéquipiers.

A ce niveau, Dia et Moreno ont tiré leur bloc vers le haut et ont posé de gros problèmes à Liverpool.

L’ouverture du score (1-0, 3ème, Dia) est d’ailleurs le fruit d’un pressing et d’une récupération haute.

Cette prise de risque et la hauteur de bloc sera payante puisqu’elle permettra un surnombre et donc une phase de construction dans le camp de Liverpool.

Elle permettra surtout aux Espagnols de terminer nombreux dans la surface d’Alisson.

Toujours au niveau défensif, la hauteur de bloc a aussi permis de mettre la pression sur Fabinho, ce qui n’avait pas été le cas au match aller.

En effet, les attaquants espagnols se positionnaient devant lui et le laissaient déclencher une relance qui faisait souvent mal.

On pouvait observer que c’était Parejo qui était chargé de sortir de sa ligne, alors que Capoue, Coquelin et Lo Celso mettaient de la densité dans l’axe.

Défensivement, on pouvait alors observer un milieu en losange.

Le pressing et le milieu « bouché » par les Espagnols forçaient les Anglais à relancer long et aller au duel avec les grands défenseurs espagnols.

Offensivement, on a pu observer un changement important dans le plan de jeu d’Emery.

Face à un milieu anglais composé de 3 joueurs, Fabinho-Keita-Thiago, on voyait une constante recherche de supériorité numérique rendue possible par les déplacements axiaux des milieux latéraux Coquelin et Lo Celso, et parfois le décrochage de Moreno, dans le dos du milieu des Reds.

Contrairement au match aller, cela a offert des solutions de 1ère relance verticale qui ont permis de casser le pressing adverse et d’éliminer d’un coup 4 à 5 joueurs anglais.

Forcément, cela a calmé les prises de risques défensives de Liverpool et a fait reculer son bloc.

Ces déplacements ont marqué des dépassements de fonction de la part des joueurs espagnols que l’on n’avait pas vu au match aller.

Le second but en est d’ailleurs l’illustration puisque le passeur décisif, et milieu défensif, Etienne Capoue aura été trouvé en position de milieu droit par un jeu long.

Le Français avait effectué ce déplacement pour compenser la course axiale de son milieu latéral Lo Celso.

Le centre trouvera, au second poteau, un Francis Coquelin arrivant lancé de sa position de milieu. (2-0, 41ème)

Villarreal a donc effectué une première mi-temps quasi-parfaite.
Malheureusement, celle-ci a demandé une grosse débauche d’énergie à ses joueurs qui n’ont pas réussi à maintenir cette intensité en seconde période.

On a tout de suite observé un bloc plus bas, moins de pressing et du re**rd dans les courses défensives.

Face à une équipe comme Liverpool, laisser la possession est très risqué et les Espagnols n’ont pas tenu le coup.

2 buts encaissés comme au match aller, en très peu de temps, qui sont venus assommer pour de bon les joueurs d’Emery.

Liverpool : Une même ligne de conduite pendant deux mi-temps totalement différentes.

Jurgen Klopp proposait son classique 4-3-3 avec un triangle pointe basse, Fabinho.

Comme évoqué plus haut, les Reds ont été gênés par l’intensité et la hauteur du bloc des Espagnols.

La 1ère mi-temps et les buts encaissés ont surtout mis en avant le fait que les Anglais ont été un cran en-dessous au niveau technique et dans l’agressivité défensive.

Le déficit technique inhabituel n’a pas permis aux Reds, en 1ère mi-temps, de se sortir du pressing haut de Villarreal.

Aussi, les Anglais n’ont pas pu compter sur des phases de possession qui leur auraient permis de souffler, de reprendre un peu la main sur le match et calmer les ardeurs adverses.

En seconde période, Klopp a changé la pointe de son triangle et l’a remonté.

Il a positionné Keita très proche de ses attaquants afin d’offrir un relais entre le milieu espagnol et sa défense.

Thiago est souvent redescendu à hauteur de Fabinho pour être le second déclencheur d’attaques placées, ce qui a permis au Brésilien de se projeter un peu plus vers l’avant.

Cela lui aura d’ailleurs permis de marquer le 1er but de son équipe (2-1, 62ème) après avoir apporté un surnombre dans une défense espagnole moins mobile qu’en 1ère mi-temps et donc déstabilisée par les dépassements de fonctions de joueurs adverses.

Le positionnement très axial des deux milieux latéraux de Villarreal permettait aux joueurs de couloir, Robertson et Alexander-Arnold d’être très disponible le long de leur ligne de touche.

Si, en première période, les Coquelin et Lo Celso réussissaient à coulisser vers ces deux joueurs sur le temps de passe, en 2ème mi-temps, cela a été plus compliqué.

Sur le second but, on constate qu’Alexander-Arnold peut déclencher son centre trop tranquillement et trouver L.Diaz au second poteau. (2-2, 67ème)

La 1ère mi-temps nous a permis de voir une défense de Liverpool inhabituellement en difficulté.

Si cela était dû en grande partie à la performance des joueurs de Villarreal, on a observé que les Anglais avaient quasiment un temps de re**rd sur chaque passe, chaque déplacement défensif, ce qui n’aidait pas dans leur objectif de contre-pressing et favorisait les combinaisons adverses.

A ce niveau, même pour Liverpool, des re**rds qui coûtent des buts, surtout lorsque l’on ajoute à ce moins bien collectif, quelques défaillances individuelles.

On pense notamment au second but de Villarreal et à cette attitude défensive d’Alexander-Arnold qui voit arriver Coquelin, mais ne va pas au duel avec le Français.

Liverpool 2-0 VillarrealS’il est tout sauf surprenant de retrouver Liverpool à ce stade de la compétition, on était ravi...
29/04/2022

Liverpool 2-0 Villarreal

S’il est tout sauf surprenant de retrouver Liverpool à ce stade de la compétition, on était ravi de voir Villarreal se présenter à Andfield.

Après avoir éliminé la Juve et le Bayern, les hommes d’Emery avaient bien prouvé leur légitimité à se retrouver en demi-finales de Champions League.

Bien évidemment, le plan de jeu du coach espagnol a été disséqué depuis la qualification contre Munich et on s’attendait donc à voir comment Villarreal allait l’appliquer face aux Reds.

En face, on se doute que Jurgen Klopp avait bien préparé les siens à contrer le plan des Espagnols et s’était assuré de ne pas les prendre par-dessus la jambe comme le coach du Bayern.

On a donc pu voir des joueurs de Liverpool sérieux et appliqués qui ont forcément eu la possession du ballon et qui ont fait en sorte, à la perte de celui-ci, d’empêcher ce qui fait la force de Villarreal, la transition rapide offensive.

Villarreal a donc tenté d’appliquer la recette qui a fonctionné lors des deux derniers matchs : bloc bas, récupération et transition offensive rapide.

Mais, face à un Liverpool qui a sans doute été la 1ère équipe de cette phase à élimination directe à les respecter autant, il a été compliqué pour les Espagnols de s’en sortir.

On a senti certains joueurs moins bien physiquement et mentalement, mais aussi d’autres qui ont semblé éteints par l’ambiance d’Anfield.

Cela nous a prouvé qu’à ce niveau, Villarreal ne pouvait appliquer son plan de jeu qu’avec des joueurs à 100% de leurs capacités, ce qui, ce Mercredi, n’a pas été le cas.

Quel a été le plan de jeu de Villarreal et qu’est ce qui n’a pas marché ?

Unai Emery proposait un système en 4-4-2.

En phase défensive, le 4-4-2 était positionné en bloc bas si bien que les deux attaquants espagnols se positionnaient devant Fabinho, sentinelle des Reds.

On observait alors 3 lignes bien resserrées pour empêcher les Anglais de trouver des passes verticales entre les lignes.

Aussi, on pouvait voir les milieux latéraux, Coquelin et Lo Celso, resserrer automatiquement vers l’axe pour mettre beaucoup de densité dans cette zone du terrain.

Emery assumait donc de libérer les défenseurs latéraux Alexander-Arnold et Robertson, sur les côtés.

Coquelin et Lo Celso réussissaient à se déplacer dans le temps de passe pour aller serrer 2 pistons anglais.

On a rapidement senti que les Reds allaient être sérieux et appliqués dans leurs phases d’attaques placées et que le bloc de Villarreal allait devoir être performant pour ne pas plier.

Mine de rien, les joueurs d’Emery ont tenu bon en 1ère mi-temps et ont même pu récupérer des ballons.

En revanche, ils n’ont pas réussi à utiliser ces récupérations pour mettre en difficulté leurs adversaires.

Déjà, récupérer un ballon et repartir de ses 15 mètres face à un gros pressing adverse est compliqué.

Aussi, on revient au fait que certains leaders techniques du milieu de terrain n’étaient pas dans leur meilleur jour.

Dans la majorité des cas, les milieux de terrains n’ont pas réussi à se rendre disponibles pour être trouvés dans le cadre d’une première relance verticale qui élimine à chaque fois 4 à 5 joueurs adverses en train de presser.

Les tentatives de relais se sont souvent soldées par des récupérations hautes anglaises et donc par du danger.

C’est donc le jeu long qui a été privilégié.

Dans ce cas de figure, à Villarreal, on peut observer le déplacement des 2 attaquants, Groeneveld et Chukwueze, vers l’extérieur du terrain pour permettre à leurs coéquipiers d’aller les trouver au sol ou par du jeu aérien.

Ces zones de jeu sont choisies afin de permettre aux deux attaquants d’aller au duel avec Robertson et A-Arnold, plutôt qu’avec Van Dijk et Konaté, histoire d’avoir un peu plus de chances de conserver le ballon pour attendre le soutien des collègues.

Sur ce coup, si les deux joueurs de Villarreal ont été bien muselés, on les a sentis, eux aussi, moins performants dans leurs courses, leurs gestes techniques et cela n’a pas aidé.

Villarreal n’a donc pas pu compter sur la possibilité d’avoir quelques temps de possession de b***e qui auraient pu leur donner un peu d’air et de calmer les phases de domination de Liverpool.

On le sent au niveau des chiffres : 26% de possession, seulement 271 passes effectuées.

Liverpool : Une grosse maitrise dans la possession du ballon, forts dans le contre-pressing, bref, un match sérieux nécessaire face à cet adversaire.

Jurgen Klopp proposait son classique 4-3-3 avec son milieu en triangle pointe basse.

Par les 3 joueurs composant ce milieu, on comprenait que Klopp cherchait à avoir de la maitrise technique et du mouvement.

On note par exemple la présence de Thiago Alcantara, plus joueur et plus fin, plutôt que Naby Keita, mettant plus d’impact physique.

Comme évoqué plus haut, les Anglais ont prouvé qu’ils s’étaient bien préparés en étant présents au niveau du pressing et du contre-pressing.

Un plan de jeu défensif sérieux qui leur a permis d’empêcher le plus possible les Espagnols de relancer court et surtout de gagner des duels aériens qui auront permis de les tenir éloignés du but d’Alisson.

Villarreal n’aura d’ailleurs tiré une seule fois au but en 93 minutes de jeu.

Offensivement, les Reds auront bien préparé leurs attaques placées avec ce qu’ils proposent chaque week-end : des milieux relayeurs actifs avec beaucoup de mouvements et des défenseurs latéraux très offensifs.

Face à un bloc espagnol compact, on aura seulement vu la 1ère frappe de loin effectuée à la 42ème.

L’utilisation des côtés amènera le 1er but puisque l’action démarrant à gauche terminera à l’opposé après 2 passes rapides et surtout un dédoublement de Jordan Henderson.

La vitesse de transmission de b***e couplée au déplacement d’Henderson permettra de créer un mini-décalage victorieux (1-0, 53ème, CSC)

On évoquait plus haut le choix de Klopp dans la composition de son milieu de terrain et on a pu voir que les dépassements de fonction d’Henderson ont permis à son équipe de bouger le bloc adverse.

Le second but arrivera rapidement et, encore une fois, sera le fruit d’un décalage causé, cette fois, par la blessure d’un joueur espagnol.

En effet, Coquelin ne pouvant plus effectuer son rôle défensif dans le bloc-équipe, ce même bloc s’est retrouvé déséquilibré.

Et pour la première fois, les Reds ont pu enchainer deux passes verticales de suite dans les 30 derniers mètres de l’axe de Villarreal : A-Arnold -> Salah -> Mané.

Et les Anglais ont su sauter sur l’occasion pour doubler le score et assommer leurs adversaires. (2-0, 56ème, Mané)

Face à un tel bloc défensif adverse, on ne pouvait pas s’attendre à un match aussi débridé que la rencontre entre City et le Real.

Liverpool a livré un match sérieux avec une défense faisant le job et des offensifs mettant de la qualité et répétant les efforts pour faire craquer la défense adverse.

Le score de 2-0 reflète donc bien cette performance et on attend de voir la prise de risque de Villarreal pour rattraper ces deux buts d’écarts au match retour.

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