13/10/2024
Le surmenage est un poids silencieux, un fardeau invisible qui s'infiltre dans nos vies sans qu'on le remarque. De plus en plus de femmes jonglent entre le travail, la famille, et les mille obligations du quotidien.
Et bien souvent, le résultat est le même : un surmenage qui ne se voit pas, qui ne se dit pas, mais qui nous consume de l'intérieur.
Il y a 15 ans, j'étais cette femme. Ma vie était réglée comme du papier à musique, mais rien ne sonnait juste.
Chaque jour, je parcourais 160 kilomètres pour aller et revenir du travail. Salariée dans une grande entreprise, je me dépêchais chaque matin pour déposer mes enfants chez la nounou, avant de me lancer dans une journée très fatiguante.
Le soir, même combat : après avoir récupéré les enfants, c'était une autre course contre la montre : Bains, devoirs, repas, puis un peu de répit, mais seulement pour mieux recommencer le lendemain.
Les week-ends ? Ils n'étaient pas meilleurs. Je passais mes deux jours à rattraper tout ce que la semaine n'avait pas permis de faire : courses, ménage, lessive. Avec, parfois, une soirée entre amis, comme pour donner l'illusion d'une pause. Mais ce n’était qu’une illusion, car derrière, la fatigue s’accumulait.
J'étais enfermée dans un rythme sans harmonie. Mon corps me parlait, mais je ne l’écoutais pas. Je croyais que c'était ça, la vie d'adulte.
Jusqu’au jour où j’ai craqué. J'ai tout plaqué. À 28 ans, j'étais déjà à bout, épuisée par une vie qui ne me correspondait plus. J’ai sombré pendant des années, jusqu’à me perdre totalement.
Ce poids invisible, tant de femmes le portent aujourd'hui. Nous sommes nombreuses à être prises dans cette spirale, à penser que c'est normal.
Mais il est essentiel d'écouter les signaux de notre corps, d'apprendre à dire non, de ralentir. Car la vraie mélodie de la vie ne se trouve pas dans cette course effrénée.
Elle est dans les moments où l'on s'autorise à respirer, à se reconnecter à soi, à prendre soin de soi. C'est là que la vraie harmonie commence.