10/06/2026
𝟓-𝟏 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐋𝐄 𝐓𝐎𝐆𝐎, 𝐍𝐔𝐋 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐋𝐄 𝐍𝐈𝐆𝐄𝐑, 𝐔𝐍 𝐕𝐈𝐕𝐈𝐄𝐑 𝐈𝐍𝐄𝐗𝐏𝐋𝐎𝐈𝐓𝐄́, 𝐃𝐄𝐒 𝐂𝐇𝐎𝐈𝐗 𝐓𝐀𝐂𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐐𝐔𝐄𝐒𝐓𝐈𝐎𝐍𝐍𝐀𝐁𝐋𝐄𝐒 : 𝐋𝐄𝐒 𝐆𝐔𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐃𝐒 𝐒𝐎𝐍𝐓 𝐀̀ 𝐔𝐍 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐍𝐀𝐍𝐓
Analyse complète et propositions concrètes, avant les éliminatoires de la CAN 2027
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Il y a des trêves internationales qui passent sans laisser de traces. Et il y en a d'autres qui forcent à regarder la réalité en face. La fenêtre FIFA de juin 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. Deux matchs amicaux, deux adversaires de la sous-région, et un bilan sportif négatif : un match nul contre le Niger, entaché d'un but-gag du gardien en fin de rencontre, et une lourde défaite 5-1 face au Togo. Des résultats qui font mal, certes. Mais surtout des résultats qui révèlent, une nouvelle fois, des problèmes structurels que nos soccer data scientists ont analysés match après match depuis plusieurs mois.
Avant d'aller plus loin, soyons clairs sur une chose essentielle : nous ne sommes ni l'entraîneur, ni membres du staff technique. Le sélectionneur Gernot Rohr et son équipe connaissent leurs joueurs mieux que quiconque, et c'est à eux que revient la décision finale. Ce que nous faisons ici, c'est le travail d'un observateur du football béninois appuyé sur des données, des re-visionnages et des analyses post-match. Notre seul objectif est de contribuer au débat, dans l'intérêt exclusif des Guépards et du peuple béninois qui rêve de voir son équipe nationale briller sur la scène continentale et mondiale.
Cela dit, les faits sont les faits. Et les faits appellent une analyse honnête.
𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐌𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐄 𝐃'𝐄̂𝐓𝐑𝐄 𝐒𝐀𝐋𝐔𝐄́
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L'honnêteté intellectuelle commande de commencer par les points positifs, car il y en a, et ils sont réels.
Pour la première fois depuis longtemps, le staff a ouvert sa porte à de nouveaux visages. Liam Omore, Sahid Ngobi, Amiro Amadou, Junior Olugbade, Yamirou Ouorou ont eu du temps de jeu, ont pu s'exprimer et ont permis de réaliser une vraie r***e d'effectif. C'est exactement ce que demandaient les observateurs et supporteurs depuis des mois. Tester, voir, évaluer. On ne peut que s'en féliciter.
Second point positif, et non des moindres : les changements ont été opérés plus tôt que lors des regroupements précédents. Ce grief, celui de remplacements trop t**difs qui privaient les entrants de tout impact réel sur le match, avait été soulevé à plusieurs reprises. Le staff en a tenu compte. C'est un signe de capacité d'adaptation qui mérite d'être reconnu.
Notons également qu'en l'absence de plusieurs cadres habituels, cette trêve avait une valeur de laboratoire. Un laboratoire dont les résultats, justement, nous obligent à aller plus loin dans l'analyse.
𝐏𝐀𝐑𝐓𝐈𝐄 𝐈 - 𝐋𝐄 𝐃𝐈𝐀𝐆𝐍𝐎𝐒𝐓𝐈𝐂 : 𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐈 𝐅𝐑𝐄𝐈𝐍𝐄 𝐋𝐄𝐒 𝐆𝐔𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐃𝐒
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Le re-visionnage des deux matchs et la collecte des données post-match ont confirmé, une fois de plus, quatre problèmes récurrents. Quatre dysfonctionnements qui ne sont pas nouveaux, mais qui, matchs après matchs, continuent de plomber le rendement collectif des Guépards.
▶ 1. 𝐿𝐸 𝑆𝑌𝑁𝐷𝑅𝑂𝑀𝐸 𝐷𝐸𝑆 𝑇𝑅𝑂𝐼𝑆 𝑀𝐼𝐿𝐼𝐸𝑈𝑋 𝐷𝐸́𝐹𝐸𝑁𝑆𝐼𝐹𝑆 - 𝑈𝑁 𝑆𝑌𝑆𝑇𝐸̀𝑀𝐸 𝑄𝑈𝐼 𝐸́𝑇𝑂𝑈𝐹𝐹𝐸 𝐿'𝐸́𝑄𝑈𝐼𝑃𝐸
C'est le problème tactique le plus lourd, celui dont les effets se ressentent sur l'intégralité du jeu béninois. Opter systématiquement pour trois milieux à vocation défensive, c'est faire un choix qui peut sembler prudent sur le papier mais qui se révèle contre-productif dans les faits. Les données sont sans appel. Avec ce dispositif, l'équipe souffre dans la conservation du ballon, peine à construire proprement depuis l'arrière, et prive ses attaquants de tout soutien dans le troisième tiers. Le jeu devient prévisible, stéréotypé, facile à lire pour les adversaires. L'entrejeu, surchargé de profils récupérateurs, devient un embouteillage plutôt qu'un moteur. On défend à cinq ou six, mais on attaque à deux ou trois, livrés à eux-mêmes sans relais ni soutien.
Dans le football moderne, un milieu de terrain équilibré, c'est l'épine dorsale d'une équipe compétitive. C'est depuis l'entrejeu que se dictent le tempo, que se lancent les transitions rapides, que se créent les décalages. Brider cette zone en la surchargeant de profils défensifs, c'est accepter de jouer avec un bras attaché dans le dos.
La solution n'est pas de tout révolutionner. Si le staff souhaite conserver trois milieux, l'ajustement logique et immédiatement disponible serait de passer à deux milieux récupérateurs et un milieu offensif. Un vrai numéro dix ou un relayeur à vocation créatrice qui fait le lien entre la récupération et l'animation offensive. Et le Bénin dispose aujourd'hui de joueurs parfaitement taillés pour ce rôle : Junior Olaitan à Beşiktaş en Turquie, Anane Tidjani parmi les meilleurs milieux du championnat libyen cette saison, Yamirou Ouorou d'AC Horsens au Danemark, ou encore Hospice Ahomadegbe, l'un des meilleurs milieux offensifs du championnat béninois. Ces profils existent et ils suffissent de l'utiliser.
▶ 2. 𝐿𝐸 𝑀𝐴𝐿 𝐷𝑈 𝑃𝑂𝑆𝐼𝑇𝐼𝑂𝑁𝑁𝐸𝑀𝐸𝑁𝑇 - 𝑄𝑈𝐴𝑁𝐷 𝑂𝑁 𝑃𝑅𝐼𝑉𝐸 𝐿𝐸𝑆 𝐽𝑂𝑈𝐸𝑈𝑅𝑆 𝐷𝐸 𝐿𝐸𝑈𝑅 𝑀𝐸𝐼𝐿𝐿𝐸𝑈𝑅 𝑉𝐸𝑅𝑆𝐼𝑂𝑁
Ce problème est aussi ancien que récurrent. Et il est, quelque part, plus difficile à comprendre que le précédent, parce qu'il touche à une évidence footballistique fondamentale : un joueur qui évolue à son poste naturel est un joueur qui performe. Un joueur déplacé, même talentueux, devient un problème plutôt qu'une solution.
Les exemples de cette trêve sont particulièrement illustratifs. Yamirou Ouorou, milieu offensif ou ailier de formation, utilisé en pointe de l'attaque, dans un rôle qui n'est pas le sien et pour lequel il n'a pas été formé. Charlemagne Azongnitodé, défenseur central dans l'âme, repositionné sur le côté dans un couloir qui requiert des qualités athlétiques et tactiques très spécifiques. Ce ne sont pas des cas isolés. Par le passé, nous avons vu Mattéo Ahlinvi, milieu relayeur de métier, transformé en ailier. Adam Akimey, ailier percutant, utilisé dans des configurations qui ne correspondent pas à son registre naturel. Cette pratique a un coût réel et mesurable. Elle diminue le rendement individuel du joueur concerné, elle crée des déséquilibres structurels dans le dispositif, et elle envoie paradoxalement le message que le staff manque de solutions quand, précisément, les solutions existent.
Car voici ce que la liste complète du vivier béninois démontre de manière irréfutable : le Bénin dispose aujourd'hui d'un nombre suffisant de joueurs à chaque poste pour ne plus avoir à faire ces compromis. Des latéraux gauches modernes, des milieux offensifs de qualité, des ailiers confirmés, des défenseurs centraux de métier, les profils sont là. Il n'y a aucune raison footballistique valable de continuer à déplacer les joueurs.
▶ 3. 𝐿𝐴 𝑆𝐸́𝐿𝐸𝐶𝑇𝐼𝑂𝑁 𝑆𝐴𝑁𝑆 𝐶𝑅𝐼𝑇𝐸̀𝑅𝐸𝑆 - 𝑄𝑈𝐴𝑁𝐷 𝐿𝐴 𝐹𝑂𝑅𝑀𝐸 𝑁'𝐸𝑆𝑇 𝑃𝐿𝑈𝑆 𝐿𝐸 𝑃𝑅𝐸𝑀𝐼𝐸𝑅 𝐶𝑅𝐼𝑇𝐸̀𝑅𝐸
Dans tout football de haut niveau, la règle est simple et universelle : on sélectionne des joueurs en forme, qui jouent régulièrement, qui ont du temps de jeu dans leur club. Pas par caprice ou par principe, mais parce qu'un joueur qui ne joue pas est un joueur qui n'est pas prêt, physiquement, mentalement, rythmiquement.
Or, matchs après matchs, on observe la convocation de joueurs en méforme ou sans temps de jeu régulier en club. L'impact sur le terrain est visible et documenté par les données : un rendement en dessous de leur niveau habituel, une intensité qui fait défaut, des prises de décision moins rapides. Ce n'est pas un jugement sur la valeur intrinsèque de ces joueurs, dont certains sont de véritables cadres de la sélection. C'est simplement la réalité physiologique et footballistique du haut niveau. Un joueur qui ne joue pas ne peut pas performer au niveau requis par une équipe nationale.
▶ 4. 𝐿𝐸 𝑃𝐴𝑅𝐴𝐷𝑂𝑋𝐸 𝐷𝐸𝑆 𝐴𝐵𝑆𝐸𝑁𝑇𝑆 - 𝐷𝐸𝑆 𝐽𝑂𝑈𝐸𝑈𝑅𝑆 𝐸𝑁 𝐹𝑂𝑅𝑀𝐸 𝑄𝑈𝐼 𝑅𝐸𝐺𝐴𝑅𝐷𝐸𝑁𝑇 𝐷𝐸 𝐶𝐻𝐸𝑍 𝐸𝑈𝑋
C'est peut-être le constat le plus douloureux de cette analyse. Pendant que des joueurs en méforme occupent des places dans le groupe, des joueurs au sommet de leur forme regardent les matchs des Guépards depuis leur salon.
Les exemples de cette trêve de juin 2026 sont frappants. Ede Oloko, meilleur buteur de première division lettone et élu joueur du mois. Tessilimi Olatoundji, élu meilleur joueur du mois dans son club en Finlande. Anaane Tidjani, parmi les meilleurs buteurs du championnat libyen, l'un des milieux les plus créatifs dont dispose le Bénin à l'heure actuelle. Candas Fiogbé, qui a terminé sa saison en trombe avec trois buts en sept matchs. Goteh Ntignee, ailier redoutable qui enchaîne les prestations de haut niveau au Canada journée après journée. Zeidane Inoussa, parmi les meilleurs créateurs d'occasions du Championship anglais avec Swansea City. Sans oublier Josué Chibozo, Adam Akimey et Bienvenu Vigninou, tous trois en très bonne forme dans leurs clubs respectifs en Espagne, Suède et Rwanda.
Ces joueurs existent, leurs statistiques sont vérifiables et leurs performances sont publiques. Pourquoi ne sont-ils pas en sélection ? Cette question mérite une réponse claire, et cette réponse passe nécessairement par la définition de critères de sélection transparents et objectifs.
𝐏𝐀𝐑𝐓𝐈𝐄 𝐈𝐈 - 𝐋𝐄𝐒 𝐒𝐎𝐋𝐔𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 : 𝐂𝐈𝐍𝐐 𝐋𝐄𝐕𝐈𝐄𝐑𝐒 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐆𝐔𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐃𝐒
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Le diagnostic est posé. Mais un diagnostic sans ordonnance ne sert à rien. Voici donc, en tant qu'observateur du football béninois, les cinq leviers concrets que nous proposons pour inverser la tendance avant les éliminatoires de la CAN 2027.
▶ 𝐿𝐸𝑉𝐼𝐸𝑅 1 - 𝐷𝐸́𝐹𝐼𝑁𝐼𝑅 𝐷𝐸𝑆 𝐶𝑅𝐼𝑇𝐸̀𝑅𝐸𝑆 𝐷𝐸 𝑆𝐸́𝐿𝐸𝐶𝑇𝐼𝑂𝑁 𝐶𝐿𝐴𝐼𝑅𝑆 𝐸𝑇 𝑃𝑈𝐵𝐿𝐼𝐶𝑆
C'est le fondement de tout le reste. Sans critères objectifs, la sélection reste subjective, contestable, et source de frustration. Des critères clairs, c'est la garantie d'une concurrence saine au sein du groupe, d'une motivation permanente pour tous les joueurs béninois en activité, et d'une crédibilité renforcée pour le staff.
Ces critères pourraient inclure un niveau de division minimum requis, un temps de jeu effectif en club sur les dernières semaines, un état de forme mesurable. Pas pour exclure des cadres, mais pour s'assurer que chaque joueur convoqué est en état de performer au niveau requis. Les plus grandes nations africaines, Maroc, Sénégal, Algérie etc…fonctionnent sur cette base. C'est l'une des raisons de leur régularité au niveau continental.
▶ 𝐿𝐸𝑉𝐼𝐸𝑅 2 - 𝑅𝐸́𝐹𝑂𝑅𝑀𝐸𝑅 𝐿𝐸 𝐷𝐼𝑆𝑃𝑂𝑆𝐼𝑇𝐼𝐹 𝑇𝐴𝐶𝑇𝐼𝑄𝑈𝐸 𝐸𝑇 𝑈𝑇𝐼𝐿𝐼𝑆𝐸𝑅 𝐿𝐸𝑆 𝐽𝑂𝑈𝐸𝑈𝑅𝑆 𝐴̀ 𝐿𝐸𝑈𝑅 𝑃𝑂𝑆𝑇𝐸
Le Bénin dispose aujourd'hui, à chaque ligne, de profils suffisamment variés pour construire un système de jeu équilibré, offensif et compétitif. Continuer à jouer avec trois milieux défensifs quand on dispose de milieux offensifs de qualité, c'est se priver volontairement de son meilleur potentiel créatif.
Remettre chaque joueur à son poste naturel, c'est non seulement du bon sens footballistique, c'est aussi la meilleure façon de construire une identité de jeu cohérente et reconnaissable. Une équipe qui joue avec ses meilleurs joueurs à leurs meilleurs postes est une équipe qui progresse. C'est une vérité universelle du football.
▶ 𝐿𝐸𝑉𝐼𝐸𝑅 3 - 𝐶𝑂𝑁𝑆𝑇𝑅𝑈𝐼𝑅𝐸 𝑈𝑁 𝑃𝑅𝑂𝐽𝐸𝑇 𝐺𝑈𝐸́𝑃𝐴𝑅𝐷𝑆 𝐼𝑁𝐶𝐿𝑈𝑆𝐼𝐹 𝐸𝑇 𝑂𝑈𝑉𝐸𝑅𝑇
Depuis des mois, voire des années, certains joueurs de qualité ont disparu du radar de la sélection malgré des performances solides en club. Andreas Hountondji, en prêt à Saint-Pauli en Bundesliga. Anane Tidjani, créatif et buteur en Libye. Charbel Gomez, technique et expérimenté. Cebio Soukou, Ange-Josué Tchibozo etc…. Des joueurs qui ont porté le maillot des Guépards et qui ont les qualités pour continuer à le porter.
Un projet national solide ne peut pas reposer sur un noyau figé. Il doit s'appuyer sur un collectif élargi, régulièrement renouvelé, dans lequel chaque joueur sait qu'il a sa chance s'il performe. C'est cette ouverture qui crée l'émulation, l'ambition collective, et la profondeur d'effectif nécessaire pour enchaîner les compétitions sans s'épuiser.
▶ 𝐿𝐸𝑉𝐼𝐸𝑅 4 - 𝐷𝑂𝑁𝑁𝐸𝑅 𝐴𝑈𝑋 𝐿𝑂𝐶𝐴𝑈𝑋 𝐿𝐸𝑆 𝑃𝐿𝑈𝑆 𝑀𝐸́𝑅𝐼𝑇𝐴𝑁𝑇𝑆 𝐿𝐸𝑈𝑅 𝐶𝐻𝐴𝑁𝐶𝐸 𝑅𝐸́𝐸𝐿𝐿𝐸
Le championnat béninois produit des talents. Des joueurs qui s'entraînent chaque jour, qui jouent chaque week-end, qui sont en rythme de compétition. Ces joueurs méritent d'être évalués sur la base de leurs performances, pas de leur ancienneté dans les listes de convocation.
Les noms sont connus : Hospice Ahomadegbe à Loto-Popo FC, l'un des milieux offensifs les plus en vue du championnat. Aldo Loko de SOBEMAP FC, boîte à rythmes naturelle du milieu de terrain local. Mohamed Boladji, Emmanuel Henry, Kevin Alavo, Kassim Akimou, Gratien Houndo etc…. Ces joueurs existent, ils performent, ils sont disponibles. Un équilibre sain entre joueurs de l'étranger et joueurs locaux méritants est non seulement possible, il est indispensable pour donner une assise nationale solide au projet Guépards.
▶ 𝐿𝐸𝑉𝐼𝐸𝑅 5 - 𝐴𝐶𝑇𝐼𝑉𝐸𝑅 𝐿𝐴 𝐷𝐼𝑃𝐿𝑂𝑀𝐴𝑇𝐼𝐸 𝑆𝑃𝑂𝑅𝑇𝐼𝑉𝐸 𝐸𝑇 𝐼𝑁𝑇𝐸́𝐺𝑅𝐸𝑅 𝐿𝐸𝑆 𝐽𝐸𝑈𝑁𝐸𝑆 𝑇𝐴𝐿𝐸𝑁𝑇𝑆
C'est peut-être le levier le plus stratégique et le plus porteur pour les années à venir. Jamais dans l'histoire du football béninois, autant de joueurs d'origine nationale n'ont évolué simultanément dans des championnats de niveau aussi élevé. Série A, Premier League, Bundesliga, Ligue 1, Championship, Süper Lig, le vivier est là, il est réel, et il attend.
Le timing est parfait pour une raison précise et implacable : les nations qualifiées pour le Mondial 2026 ont déjà finalisé leurs listes. Les noms de ces joueurs d'origine béninoise n'y figurent pas, ni en France, ni en Suède, ni en Turquie, ni en Côte d'Ivoire, ni ailleurs. La fenêtre de disponibilité est donc ouverte. Voici une liste de ses joueurs : Wilson Odobert (Tottenham / D1 / Angleterre), Arthur Atta (Udinese / D1 / Italie), Emran Soglo (Zulte Waregem / D1 / Belgique), Rayyan Baniya (Konyaspor / D1 / Turquie), Souleyman Mandey (West Brom / D2 / Angleterre), Aristide Zossou (Dunkerque / D2 / France), Colin DAGBA (Beerschot VA/ D2 / Belgique), Yannis NAHOUNOU (Nancy / D2 / France), Patrick OUOTRO (Nancy / D2 / France), Goteh NTIGNEE (Cavalry FC / D1 / Canada), Landry HOUSSOU (Charleston Battery / D2 / USA), chacun de ces profils représente une pièce manquante que la diplomatie sportive peut aller chercher.
Et selon des sources proches de plusieurs dossiers, certains de ces joueurs n'attendent qu'un appel, qu'un vrai projet sportif pour rejoindre les Guépards. Zeidane Inoussa a donné des signaux. Goteh Ntignee a exprimé publiquement son envie de jouer pour le Bénin. Ede Oloko, Yannis Nahounou, les portes sont ouvertes.
En parallèle, le moment est venu de commencer à intégrer progressivement les jeunes talents à fort potentiel qui frappent à la porte : Michel Boni à Brentford, jeune attaquant redoutable déjà convoqué, Angelo Hountondji de Grass Runners FC au Nigéria, Fabulus Ahuissou de Lausanne II en Suisse, Mensah Govou au Pau FC B en France, Merveille Akinocho chez Beyond Limits FA au Nigéria. Ces joueurs sont la prochaine vague. Il faut les exposer progressivement à l'environnement international dès maintenant.
𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐄 𝐋𝐀 𝐋𝐈𝐒𝐓𝐄 𝐑𝐄́𝐕𝐄̀𝐋𝐄 - 𝐔𝐍𝐄 𝐕𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐄́ 𝐐𝐔𝐈 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐂𝐇𝐀𝐍𝐆𝐄𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐄𝐒𝐏𝐑𝐈𝐓𝐒
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Voici le panorama complet du vivier béninois, poste par poste, club par club sur lequel le staff peut s’appuyer pour les prochaines éliminatoires :
GARDIENS : Marcel DANDJINOU (Kruger United / D1 / Afrique du Sud), Serge OBASSA (Remo Stars / D1 / Nigéria), Rahman KARIM (Racing Club Abidjan / D1 / Côte d'Ivoire), Rayyan LISSASSI (Coton FC / D1 / Bénin), Mariano TCHINONVI (Loto-Popo FC / D1 / Bénin)
DÉFENSEURS CENTRAUX : Rayyan BANIYA (Konyaspor / D1 / Turquie), Olivier VERDON (Ludogorets / D1 / Bulgarie), Mohamed TIJANI (Yverdon-Sport / D2 / Suisse), Yohan ROCHE (Petrolul Ploiești / D1 / Roumanie), Yannis NAHOUNOU (AS Nancy-Lorraine / D2 / France)
LATÉRAUX DROITS : Taminou OUOROU (Botev Vratsa / D1 / Bulgarie), Rachid MOUMOUNI (Sumgayit FK / D1 / Azerbaïdjan), Colin DAGBA (Beerschot / D2 / Belgique), Euphrem, Rodrigue FASSINOU (Coton FC / D1 / Bénin), HOUESSOU (SK Sokol Brozany / D3 / République Tchèque)
LATÉRAUX GAUCHES : Emran SOGLO (Zulte Waregem / D1 / Belgique), David KIKI (FCSB / D1 / Roumanie), Feliciano MONTCHO (Hafia FC / D1 / Guinée), Kennedy KOKOU (AS Sobemap / D1 / Bénin), Gabriel MOULEROU (Dynamo d’Abomey / D1 / Bénin)
MILIEUX RÉCUPÉRATEURS : Hassane IMOURANE (Grasshopper Club Zürich / D1 / Suisse), Sessi D'ALMEIDA (Neftçi PFK / D1 / Azerbaïdjan), Souleyman MANDEY (West Brom U21 / D2 / Angleterre), Gislain AHOUDO (Al Arabi / D2 / Arabie Saoudite), Attidjikou SAMADOU (Smouha SC / D1 / Égypte)
MILIEUX BOX-TO-BOX : Arthur ATTA (Udinese / D1 / Italie), Mattéo AHLINVI (Arsenal Tula / D2 / Russie), Dodo DOKOU (Leixões SC / D2 / Portugal), Landry HOUSSOU (Charleston Battery / D2 / USA), Aldo LOKO (AS Sobemap / D1 / Bénin)
MILIEUX OFFENSIFS : Ishola OLAITAN (Beşiktaş / D1 / Turquie), Anaane TIDJANI (Al Olympic Zaouia / D1 / Libye), Yamirou OUOROU (AC Horsens / D1 / Danemark), Lenny PIRRINGUEL (Quevilly-Rouen / D3 / France), Hospice AHOMADEGBE (Loto-Popo FC / D1 / Bénin)
AILIERS DROITS : Wilson ODOBERT (Tottenham Hotspur / D1 / Angleterre), Rodolpho ALOKO (Charlotte FC / D1 / USA), Tessilimi OLATOUNDJI (SJK / D1 / Finlande), Aristide ZOSSOU (USL Dunkerque / D2 / France), Romaric AMOUSSOU (ASEC Mimosas / D1 / Côte d'Ivoire)
AILIERS GAUCHES : Zeidane INOUSSA (Swansea City / D2 / Angleterre), Felipe SANTOS (Araz-Naxçıvan / D1 / Azerbaïdjan), Goteh NTIGNEE (Cavalry FC / D1 / Canada), Adam AKIMEY (Helsingborg IF / D2 / Suède), Charbel GOMEZ (Muras United / D1 / Kirghizistan)
AVANT-CENTRES : Steve MOUNIÉ (Alanyaspor / D1 / Turquie), Tosin AIYEGUN (FC Lorient / D1 / France), Andréas HOUNTONDJI (FC St. Pauli / D1 / Allemagne), Ede OLOKO (FK Tukums 2000 / D1 / Lettonie), Candas FIOGBE (PAS Giannina / D2 / Grèce)
En regardant cette liste objectivement, trois constats s'imposent avec force. D'abord, en dehors de l'Espagne, le Bénin dispose de joueurs dans presque tous les grands championnats européens, Angleterre, Italie, Allemagne, France, Turquie, Belgique, Portugal, Suisse, Roumanie, Bulgarie et dans des clubs bien connus du public footballistique international, contrairement à ce que beaucoup pensent encore. Ensuite, le Bénin dispose suffisamment de joueurs à chaque poste pour ne plus jamais être contraint d'utiliser un joueur hors de sa position naturelle. Enfin, le Bénin dispose suffisamment de milieux offensifs de qualité pour ne plus avoir aucune raison de jouer avec un entrejeu exclusivement défensif.
𝐄𝐍 𝐂𝐎𝐍𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍 - 𝐋𝐄𝐒 𝐆𝐔𝐄́𝐏𝐀𝐑𝐃𝐒 𝐎𝐍𝐓 𝐓𝐎𝐔𝐓 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐑𝐔𝐆𝐈𝐑
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Le 5-1 contre le Togo fait mal. Le nul contre le Niger avec ce but-gag en fin de match frustre. Mais si l'on prend du recul, ces deux matchs ne sont pas une catastrophe, ils sont un signal d'alarme utile, arrivé au bon moment, avant ce qui compte vraiment : les éliminatoires de la CAN 2027.
Le Bénin n'a pas un problème de talent. Il a un problème d'utilisation du talent. Ce n'est pas la même chose. Et cette distinction change tout, parce qu'elle signifie que les solutions existent, qu'elles sont accessibles, et qu'elles peuvent être mises en œuvre rapidement.
Si le staff définit des critères de sélection clairs, recentre chaque joueur sur son poste naturel, réforme son dispositif tactique pour libérer le potentiel offensif de l'équipe, ouvre le projet national à un collectif élargi, récompense les joueurs locaux méritants, et active avec ambition la diplomatie sportive pour convaincre les binationaux de talent, alors les Guépards disposent dès aujourd'hui des ressources humaines pour construire une équipe réellement compétitive.
Une équipe capable de passer les éliminatoires de la CAN 2027 sans trembler. Une équipe capable de jouer la CAN avec ambition, pas juste avec l'espoir de ne pas trop souffrir. Une équipe qui, à terme, peut nourrir le rêve d'une première qualification en Coupe du Monde.
Le talent est là. La génération est là. La fenêtre est là. Il reste la volonté de tout mettre en ordre pour que les Guépards se transforment enfin en ce qu'ils peuvent devenir.
Et le peuple béninois, lui, n'attend que ça.
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𝐀𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐅𝐨𝐨𝐭𝐛𝐚𝐥𝐥 𝐁𝐞́𝐧𝐢𝐧 · 𝐖𝐚𝐥 𝐃𝐚𝐭𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐢𝐧𝐠 & 𝐒𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐌𝐚𝐧𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 · 𝐉𝐮𝐢𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟔
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