01/08/2012
Le Club
C’est en 1965, date à laquelle l’OM avait déjà vécu plus d’un demi-siècle, que le club d’Eskisehirspor a vu le jour. La ville se trouve à 315 km au sud-est d'Istanbul.
Jamais champion de Turquie, Es-Es, le surnom du club, a réussi son meilleur parcours lors des saisons 1968-1969 et 1969-1970 sous les ordres de l'ancien sélectionneur de la Yougoslavie, Abdulah Gegić, puis en 1974-1975 en briguant la deuxième place.
Depuis les années 1980, le club turc n’a plus jamais brillé. Pire, le club a connu douze années de traversée du désert en seconde division. La saison 2012-2013 est la cinquième dans l’élite depuis sa remontée.
Sa participation à la Coupe d’Europe, la première depuis 1975, tient un peu du miracle puisque les joueurs d’Es-Es ne la doivent qu’aux problèmes financiers rencontrés par Besiktas. D’ex-célèbres anciens Olympiens ont croisé la route du club turc : d’abord Franck Ribéry, avec Galatasaray un an avant de signer à l’OM, puis Mamadou Niang, le capitaine olympien parti à destination de Fenerbahçe en août 2010 après cinq années marseillaises.
L'entraîneur
Ersun Yanal, arrivé en décembre 2011, a dirigé Trabzonspor AŞ, le Gençlerbirliği SK et même l'équipe nationale turque. Il tire de cette dernière expérience du crédit et une certaine côte de popularité. Son discours ambitieux (son objectif est de qualifier chaque année l’équipe turc en compétition européenne) explique aussi pourquoi les observateurs, et même certains joueurs, voient en lui un des gros atouts de cette équipe.
Les joueurs à surveiller
Diomansy Kamara - Fort de 33 capes et de 4 buts avec l’équipe nationale du Sénégal, l’attaquant, natif de Paris et arrivé au club lors de la saison 2011-2012. Aujourd’hui âgé de 31 ans, il a vu du pays avec des expériences dans trois championnats différents : la France (une saison au Red Star en seconde division), l’Italie (Catanzaro, puis Modena) et l’Angleterre (Portsmouth, West Bromwich Albion pour finir par quatre saisons à Fulham, avec lesquels il aura inscrit douze buts en Premier League). Il est en quelque sorte le fer de lance de l’attaque turque avec quinze réalisations la saison dernière en championnat.
Servet Cetin - L’Olympique Lyonnais se souvient sûrement de cet ancien joueur de Denizlispor, équipe qui avait sorti les Lyonnais en 16es de finale de la Coupe de l’UEFA en 2002-2003, alors que l’OL venait de battre l’Inter de Milan et Rosenborg en phase de poule de la Ligue des champions.
Rodrigo Tello - Milieu de terrain chilien, il a évolué à Besiktas lors de l’affrontement entre l’OM et Besiktas en phase de poule de Ligue des champions en 2007. Tello avait ouvert le score lors de la défaite des Olympiens à Istanbul (2-1) avant que Taiwo ne réduise le score. En vain puisque sur un mauvais replacement du Nigérian de l’OM, Besiktas prenait l’avantage à la 88e minute.
Lors du second tour de l'Europa League contre les Écossais de Saint-Johnstone, l'Eskisehirspor à joué en 4-3-3 au match aller à domicile (2-0). Au retour, Ersun Yanal a aligné une formation moins offensive en 4-4-2 et obtenu le match nul (1-1).
Palmarès
Il aurait été vierge sans le doublé remporté en 1971, les Turcs, conduits par l’entraîneur Abdulah Gegić s’offraient la Coupe de Turquie et la Super Coupe.
Le stade Atatürk
Les joueurs de l’OM n’arriveront pas en terrain conquis dans l’enceinte du stade Atatürk, qui compte 18500 places. Réputés pour être «chaud», le public présent au stade rempliera sans aucun doute sa fonction de 12e homme. Mais, le club olympien est préparé à affronter la pression des premières minutes de matches européens, lui qui, l’an dernier, est venu à bout de Dortmund, dont le stade et ses supporters sont parmi les plus impressionnants d’Europe. Le stade Atatürk, situé en plein cœur de la ville, a été inauguré, il y a cinquante ans, en 1962. La victoire (2-0) des Turcs contre les Ecossais de Saint Johnstone a été obtenue devant 12 206 spectateurs.