22/05/2026
LA PLAGE DU PRADO NORD ATTAQUÉE !!
Suite au rapport annuel 2026 de l’association « Eaux et Rivières de Bretagne », à l’article de « Marsactu » , et au reportage de « BFMTV » reprenant des éléments de ce rapport, en particulier la mention stigmatisante « à éviter » pour Prado Nord:
PLAIDOYER POUR RÉTABLIR LA VÉRITÉ POUR LES PLAGES DU PARC BALNÉAIRE DU PRADO
1/ Le rapport de l’association « Eaux et Rivières de Bretagne » (ERB) compile pour la France entière, plage par plage, les résultats des analyses bactériologiques réalisées par les ARS (Agences Régionales de Santé). Ci après le minimum qu’il faut savoir et s’étonner de la méthodologie employée :
- Classification des plages selon les critères ERB suivants:
BON – MOYEN - MAUVAIS
Mention « Recommandé » : plages présentant les caractéristiques suivantes : Au moins 95% de prélèvements classés « bons ». Aucun : prélèvement classé « mauvais » pendant la période de référence (4 dernières saisons de baignade, sinon, la plage est classée « Peu risqué »
« Peu risqué » : plages où plus de 85% des prélèvements ont été classés « Bons » sur la période de référence
« Déconseillé » : plages où moins de 85 % mais 70% ou plus des prélèvements ont été classés « Bons » sur la période de référence
« A éviter » : plages où moins de 70% des prélèvements ont été classés « Bons » sur la période de référence.
Biais…...L’eau des plages Marseillaises est analysée plusieurs fois par jour*** et les résultats disponibles, pour tous, en 3h, en cas de risque de pollution bactériennes la baignade y est interdite, sous contrôle des sauveteurs. Ce qui n’est pas le cas partout, puisque des analyses sont prévues 1 seule fois selon la réglementation Française et seulement disponibles 48h après, exposant de fait, à des « risques et périls sanitaires possibles » les baigneurs. Ces interdictions de baignade protègent donc mieux les Marseillais qu’ailleurs. Pour l’évaluation des plages Marseillaises les prélèvements négatifs de l’ARS devraient être, du fait des interdictions systématiques protectrices, décomptés des évaluations. Certains prélèvements, appelés « prélèvements de confirmation » suite à pollution, sont décomptés dans les calculs ERB. Mais à Marseille, du fait que plusieurs prélèvements sont systématiquement effectués chaque jour, la « confirmation » est permanente, en est-il tenu compte dans le score Marseillais ? Non !
Biais…...Chose étonnante, des plages Françaises font peu de prélèvements, certaines ne font même que 4 prélèvements dans l’année, et sont pourtant des fois classées « Recommandé », ici prise en compte d’un contexte différent??
Biais…..A Marseille, sur la plage Prado Nord (Grand Roucas), potentiellement 276 prélèvements sont donc théoriquement pratiqués pendant la période estivale. Si on s’en réfère à la mention « à éviter » attribuée par ERB cela voudrait dire que moins de 70 % de classements « bon» ont été constatés. Soit 82 classements « mauvais » ou « moyens » !!. Les classements « moyen » n’ont donc que très peu de valeur dans la méthodologie de classement « manichéenne » de ERB. Autrement dit, si une plage tout au long de la saison obtenait que des classements « moyens », elle serait « à éviter » !!
-En quoi consistent les analyses biologiques des prélèvements:
Surveillance de la concentration des Entérocoques Intestinaux d’une part (EI) (les EI sont rarement virulents en mer, mais peuvent être très pathogène en milieu hospitalier) et Escherichia Coli d’autre part (EC), (95 % des souches EC ne sont pas pathogènes).
*Biais d’information…..Les bactéries en question sont, très généralement, non pathogènes, cette information, qui n’est pas communiquée au grand public, fausse la donne dans l’appréciation que les Marseillais pourraient avoir de la situation sanitaire des plages.
NOTA IMPORTANT: EN FRANCE LE CLASSEMENT DES PLAGES OBTIENT LA MENTION « SUFFISANT » SELON LA NORME EUROPÉENNE » (qui seule fait loi en la matière) Le lien : https://www.eea.europa.eu/en/analysis/publications/european-bathing-water-quality-in-2022
2/ La vérité sur l’état sanitaire de l’eau de mer au Parc Balnéaire du Prado :
Il est temps, sur les points ci après, principalement invoqués, de relativiser certains discours, de rendre justice à ce lieu de vie, de sport, de partage, de baignade, de détente, et de démêler le vrai du faux, de faire la part entre exagération, galéjade, et réalité, objectivité :
Selon la doxa Marseillaise « anti plages du Prado », ici confortée par le rapport de « Eaux et Rivières de Bretagne », la mer à cet endroit serait polluée, elle ferait même courir des risques d’infections, et il serait préférable d’aller se baigner ailleurs sous peine de contracter les plus sordides maladies, gastros, mycoses, beurk ! L’avis des Nageurs du Prado, par expérience, est beaucoup plus nuancé. Nous savons que dans le courant d’une année il existe bien des phénomènes de risque de pollution, que la majorité sont ponctuels, non généralisés sur l’ensemble des plages. Nous savons aussi que d’autres pollutions peuvent venir d’épisodes pluvieux violents.
On le répète, en période estivale les risques de pollutions ponctuelles sont donc quelques fois détectées lors des analyses biologiques, réalisées plusieurs fois par jours*** sur toutes les plages Marseillaises surveillées. En conséquence, au cas par cas, lors de résultats positifs, la baignade y est interdite, et les sauveteurs veillent au respect de ces consignes, cette interdiction est souvent levée le jour même en cas de résultats négatifs de la seconde, où troisième analyse.
On sait également que les jours de très fortes pluies la Station d’Épuration de la Ville n’arrive plus à absorber et traiter la totalité des Eaux Usées et Pluviales, et qu’une partie d’entre elles, par l’intermédiaire de l’Huveaune, viennent se déverser au Prado. Ces jours là, en raison également des ruissellements naturels vers la mer, donc d’un risque de pollution généralisée du littoral, par arrêté Municipal à validité permanente, la baignade est également interdite dans toute la ville. Ces phénomènes sont typiques des plages urbaines, ils ont lieu dans toutes les villes côtières, Marseille n’est donc pas une exception.
Les risques de pollutions ponctuelles sont donc rares et durent peu de temps, l’été elles sont généralement dues à des activités ludiques/nocturnes/festives d’individus en nombre, dont certains sont peu scrupuleux de l’hygiène commune (pas plus de commentaires), ou au dégazage sanitaire sauvage de navires, qu’ils soient de plaisance ou commerciaux. Les pollutions dues à de forts orages sont également rares, elles se résorbent selon les sites, en fonction des vents et des courants, en 1 ou 2 jours, voire quelques heures.
Un aspect visuel de l’eau pouvant être trompeur :
Des affirmations font état qu’ici la mer est sale ! Cette remarque infondée, confond saleté/contamination et turbidité, qui n’est simplement que le caractère trouble de l'eau, et provient généralement de particules en suspension. En l’occurrence le sable fin de mer et la laisse de posidonie soulevés par la houle lors des journées ventées, et/ou le piétinement de baigneurs en grand nombre. Une eau claire peut être polluée biologiquement, une eau turbide peut être saine, et vice et versa, seules des analyses biologiques peuvent, peut être, être pertinentes en la matière.
3/ CONCLUSIONS….. Des Nageurs du Prado se baignent aux plages du Parc Balnéaire depuis sa création, presque 50 ans, aucun n’est mort de maladie infectieuse, ou recouvert de gasoil, certains ont atteint des âges canoniques. Les plages Petit Roucas, Prado Nord, Prado Sud sont même classées en catégorie A dans l’enquête de faisabilité de la Marina Olympique. Nous sommes ici au fond de la rade sud, les fonds marins, à cet endroit sont majoritairement composés de sable fin, ils attirent en nombre des poissons de qualité qui viennent s’y nourrir, dorades, sars, marbrés, mulets, et prédateurs entre autres. Ils attestent par leur présence, de la bonne qualité de ses eaux et du sable en mer. En dehors de ces rares périodes d’interdictions, la nage et la baignade ne présentent donc aucun danger dû à la pollution. Nous regrettons que « » et « » (qui ose même faire un parallèle entre les problèmes de la plage de l’Huveaune et ceux de la plage Prado Nord, alors que les causes sont de nature très différentes) n’aient pas mieux relativisé ce rapport, et que la « » et ses services techniques n’aient pas, de suite, porté la contradiction par voix de presse pour défendre nos atouts de sécurité sanitaire dans l’organisation des plages. Tout n’est pas parfait, certes, en particulier le manque de toilettes publiques hors saison estivale. Le rapport « Eaux et Rivières de Bretagne » se veut aussi être un élément de réflexion destiné à encourager les autorités à progresser, évoluer, dans le domaine des eaux de baignades, un biais supplémentaire qui amène à pousser, peut être, le bouchon de ses exigences un peu loin? Cette compilation des données des ARS, de manière injuste, ne prend pas en compte le contexte et les conditions particulières, sécuritaires de chaque site analysé ainsi. Elle est inacceptable, et transforme médiatiquement certains lieux de baignade, nécessaires à la vie sociale de la cité, en repoussoir.
RÉSISTONS A LA MOROSITÉ, AUX PUBLICATIONS EXAGEREMENT ALARMISTES!! NE PAS DOUTER DE LA BAIGNADE AUX PLAGES PRADO NORD !!
Le bon geste :
Avant de choisir votre lieu de baignade nous recommandons de consulter le site de la Ville de Marseille dédié aux plages, vous y serez informé en temps réel de la qualité de l’eau de baignade, plage par plage, le lien : https://www.marseille.fr/mer/profitez-de-la-mer/meteo-des-plages
À noter : en téléchargeant l'application Ville de Marseille accédez en temps réel depuis votre smartphone à la météo des plages (App store & Google Play)
*** A MARSEILLE….Des résultats en 3h pour assurer la sécurité des baigneurs
Des contrôles officiels, plusieurs fois par jour, réalisés grâce à un dispositif de gestion quotidienne et d'analyse par biologie moléculaire, permettent d’assurer une large ouverture des plages en sécurité tout au long de la saison estivale (Juin, Juillet Août).
Ce dispositif permet de connaître la qualité des eaux de baignade le matin même, l’après midi, le soir, en seulement 3 heures, alors qu’actuellement, la méthode normalisée reconnue par les pouvoirs publics en France, ne permet d’être informé des résultats que 48 heures après le prélèvement. Marseille se trouve ainsi en tête des villes balnéaires françaises grâce à l’utilisation de cet outil à la pointe de la technologie.
Les résultats de ces prélèvements sont diffusés auprès du public sur le lien ci-dessus mais également par voie d’affichage sur les plages et sur les postes de secours avec, notamment, la présence de drapeaux de couleurs permettant d'identifier l'ouverture ou la fermeture de la plage.
Le Maire de Marseille, par les pouvoirs de police qui lui sont conférés (ou le responsable de la surveillance de la baignade) peut, sur avis motivé, décider de la fermeture préventive et temporaire d’une plage en cas de danger susceptible d’affecter la santé et/ou la sécurité des baigneurs.