01/05/2026
Comment ressort-on indemne du Marathon des Sables ?
On n’en ressort pas indemne. On en ressort allégé.
Car au fond, ce n’est pas une course contre les autres. C’est un face-à-face. Un combat silencieux contre soi-même. Celui où il n’y a nulle part où fuir. Pas de distraction, pas d’échappatoire. Juste soi, ses limites… et ses vérités.
Le désert ne triche pas. Il révèle, il met à nu, il pousse jusqu’à faire tomber tout ce qui n’a plus sa place : les peurs, les doutes, les masques… et tout ce que l’on ne veut plus porter.
Chaque kilomètre devient un tri. On avance, et à chaque pas, on laisse derrière soi un peu de ce qui nous alourdissait.
40% jambes, 50% mental… et 10% de lâcher-prise.
On a mangé sable, dormi sable, vécu sable. Mais surtout, on s’est retrouvés.
Dans cette vie brute — autonomie, fatigue, faim, inconfort — il ne reste que l’essentiel. Et c’est là que tout change : on réalise que l’on a déjà assez, et que le reste n’est souvent que du superflu.
À 8 sous une tente berbère, les apparences disparaissent. Et au milieu de cette exigence, j’ai découvert quelque chose de profondément beau : l’humain. L’entraide, la sincérité, la force du collectif face à nos combats intérieurs.
Un immense merci à la tente 9.
Pour ces rencontres qui marquent, ces regards qui comprennent sans parler, et ce barbecue improvisé au milieu de nulle part — un moment suspendu, simple, presque irréel, mais tellement vivant. ( Bertrand , Bernard ,Hugo , festus , Laurent , Raphaël et Greg )
Merci à ceux qui m’ont porté de loin. Je n’ai pas lu vos messages, mais je les ai ressentis, dans le vent des dunes, dans les moments où il fallait choisir d’avancer encore.
Il y aura un avant et un après. Parce que je ne reviens pas avec tout ce que j’avais emporté.
Je reviens plus léger.
Avec l’envie profonde de ne plus reprendre ce que j’ai choisi de laisser là-bas.