28/10/2026
Depuis lundi, nous entendons parler d’une réforme de Parcoursup pour 2027, puis de son remplacement en 2028.
Comme beaucoup de professionnels, notamment de l’enseignement supérieur, qui se sont exprimés sur le sujet, je partage leur avis : la plateforme Parcoursup n’est pas nécessairement le problème.
🧐D’ailleurs, lorsque j’explique aux jeunes que j’accompagne, ou aux parents lors de mes conférences, le fonctionnement de cette plateforme, la pression baisse immédiatement.
Parcoursup s’est vraiment améliorée ces dernières années, et proposait déjà de nombreuses informations intéressantes.
🔎La problématique se situe plutôt au niveau de l’orientation elle-même et du nombre de places disponibles dans l’enseignement supérieur.
En effet, certaines formations qui n’étaient pas sélectives le sont devenues par manque de places.
🎯Mettre davantage de moyens dans les lycées pour accompagner les jeunes dans leur orientation, avec des professionnels spécialisés sur le sujet, plutôt que de continuer à surcharger les professeurs principaux, serait déjà une piste intéressante.
La question du nombre de places dans l’enseignement supérieur est également un sujet à traiter.
❗Il est tout de même intéressant de garder en tête que 54 % des étudiants en première année universitaire ne passent pas directement en deuxième année.
Certains se réorientent, d’autres redoublent et d’autres encore abandonnent leurs études.
Les raisons peuvent être multiples :
- Un manque d’objectif, de cap ou de projet.
- Une mauvaise compréhension du fonctionnement des études supérieures (tout le monde n’est pas fait pour aller à la fac).
- Un niveau scolaire parfois insuffisant pour répondre aux exigences de la formation.
🧭 L’orientation est donc un enjeu majeur, même si elle n’explique pas à elle seule toutes ces situations.
Mettons les moyens dessus !
Suffisamment d’études l’ont déjà démontré. C’est bien dommage qu’elles n’aient pas davantage été prises en compte jusqu’à présent.